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30/07/2008

Etape 270 (20/05) – Peaje avant Oruro – Ojo del Inca

Mais quelle nuit ! Les moteurs des camions et des narines de mon voisin ont bien essaye de me bercer, mais tout de meme … trop de diesel la dedans … Biscuits pour petit dej et on part pour notre longue etape vers Potosi et ses mines (oui, j’avoue, c’est moi qui inflige ce detour). Traversee hasardeuse de Oruro (c-a-d qu’on se perd, malgre le GPS … C’est la faute du lac aussi : a contourner par la gauche ou par la droite ? Et puis pas un panneau pour aider …).

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La route est magnifique, on a quitte le Nord, la capitale et la civilisation pour un no man’s land comme je les aime. La route longe le lac et traverse l’immense plaine en pentes douces. Des premiers canyons et premieres collines rouges decorent le long de notre route.

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A midi, on sort la chaise et les victuailles (les saucisses de Mathieu (c-a-d qu’il a courageusement opte pour des zwan au fromage !), le pain, le jambon et le camembert déjà verdatre sur les croutes) pour dejeuner pres des lamas au bord d’un mini lac. Les routes deviennent de plus en plus jolies parce toujours desertes, mais qui traversent de minuscules hameaux faits de quelques maisons de pierre qui se fondent parmi les couleurs changeantes des roches autour. Mathieu conduit toujours … aussi bien ! Le relief se met a onduler de plus en plus, les canyons deviennent plus profonds et la direction plus sinueuse. C’est crescendo jusqu'à Potosi. Une montagne a poil, a sang meme se dresse au-dessus de la ville toute en pente le long d’elle. « La » mine de Potosi, c’est une seule et gigantesque termitiere percee de trous partout qui se vide de son argent (Ag) depuis les conquistadors. Nous, on se balade en ville dans les ruelles pavees (piano pour nos souffles enrhume pour l’un, nicotin pour l’autre), on repere un chouette cafe pour une petite pause. Le bois qui craque et la lumiere qui parvient a peine a l’interieur nous pousse a un mini concours de photos genre « nature morte ».

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On negocie chez Claudia (mais c’est plutôt Claudio qui nous recoit) une visite guidee de la mine pour le lendemain. Mathieu me trouve gonfle d’avoir negocie (et obtenu !) le discount. C’est l’occasion déjà des premiers achats souvenirs pour lui, et plus pragmatique, d’un poulet roti et d’une portion de riz chaud pour le soir. On sort de la ville a l’obscurite tombante a la recherche d’un vrai endroit de bivouac. On tourne et retourne a la recherche du « balneario », situe … apres le pont a quelques kilometres de la (cf. Lonely). Quel pont ?! Y’en a plusieurs. Bref, on n’a jamais trouve duquel il s’agissait, mais l’alternative degottee vaut bien les quelques parkings et stations d’essence des semaines precedentes : au sommet d’une colline, autour d’un cratere tout rond de vapeur transforme en un etang de 100 metres de diametre rempli d’une eau temperee a plus de 30 degres. Le poulet se fait avaler en quelques bouchees d’un des plus beaux diners depuis le debut. Et comme on est tout contents, on celebre ca par une serie de cliches de nuit prises avec le pied : le Def, le lac, les etoiles, le tout, … Grace aussi a la lampe a gaz que je trimbale depuis le debut et dont Mathieu vient enfin de m’apporter les manchons qui manquaient pour la faire fonctionner plus tot … Bref, il n’est pas tot quand on va dormir …

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