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29/07/2008

Etape 269 (19/05) – La Paz – Peaje avant Oruro

Reveil sans reveil encore (ouais, bon, je ne compte pas les ronflements de Mathieu) a plus de 9 heures … Suis encore creve, mais il faut partir. Douches et on descend chercher la voiture : pas de bol, faut le ticket et il est a la reception de l’hotel ! La deuxieme tentative est la bonne, on demarre et roule 150 m quand le premier flic decide déjà de m’arreter : je ne pouvais pas tourner ici. N’importe quoi ! Mon permis de conduire est reste avec les valises qu’on va chercher, alors on fait trainer un peu et on peut repartir sans encombre. Une excuse a reutiliser ca … On (essaie de) quitte la ville, mais on s’arrete faire quelques courses dans un supermarche assez classe. Moi j’attends dans la voiture pour voir Mathieu revenir les mains … vides ! Un garcon pousse le caddie derriere lui … Je laisse le volant pour stresser un max en essayant de ne pas le montrer. Mathieu ne cale pas, ne fait pas rugir le moteur, voit tous les casse-vitesses et ne klaxonne jamais. Ou est-ce l’oppose ? Le GPS (revenu apres sa non-reparation (comprends toujours pas)) indique qu’on part dans la mauvaise direction et la route disparait sous les paves, puis le sable (la terre en fait) : « Mathieu, fais demi-tour ». En redescendant, un garage un peu plus serieux que les trous noircis de graisse habituels trouves le long de la route me donne l’idee d’essayer : et si on essayait de faire reparer la serrure ici ? En plus le gars parle anglais ce qui facilite les choses. Il parle international, mais vit a la locale, c'est-à-dire que c’est pause (sieste) de midi et qu’il faut revenir dans 2 heures … L’occasion pour Mathieu de ne pas bruler un feu rouge ou caler … On pique-nique au parc en attendant … La reparation de fait assez rapidement et m’ote un enorme poids : on peut refermer la voiture a cles ! Et quand je demande de payer et que le gars me repond que je donne ce que je veux, je sors alors beaucoup trop d’argent sans trop m’en rendre compte : ca ne valait certainement pas ca, mais je suis tellement content … Bon, on retente par d’autres chemins de sortir de cette ville, mais c’est vers la lune qu’on roule ! En fait, la Valle de la Luna. Puisqu’on y est, on se fend d’une petite visite, occasion de sortir les 2 appareils photos aussi : une sorte de mini canyon boueux/rocheux tendre tres joli et tres escarpe et tres petit, qu’on balade a pied.

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La troisieme tentative est la bonne (on a demande le chemin) et demande en fait de remonter (super raide, le Def conduit par Mathieu ne rugit toujours pas …) tout en haut, de retour vers l’altiplano. De la, la vue sur la ville est remarquable : toute encaissee dans un gigantesque trou, c’est assez inhabituel : pourquoi etre venu s’urbaniser sur ces pentes alors qu’ici en haut c’est tout plat et immense ? Sont fous ces Boliviens … Apres le petit contrôle de police (Et oui Mathieu, ca risque de devenir une habitude ici …), nouvelle pose photos panoramiques.

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Dommage que le soleil se couche et plonge une bonne partie de la vue dans l’ombre. En route pour l’etape du jour alors que celui-ci s’en va. Et puisqu’il est tard, autant continuer dans la nuit jusqu'à destination (s’arreter dans le noir a 18h ou dans le noir a 20 h, quelle difference ?). Alors on s’engage dans une petite piste cahoteuse qui nous conduit au bord de la riviere, de l’autre cote de la colline qui nous separe de la route. On commence a monter le tout quand la moitie des hommes du village descend nous rejoindre et nous demande de partir. On comprend pas bien, z’ont pas l’air mechants pourtant. On pourrait meme lire une certaine crainte sur leurs visages … Mais niet, c’est niet et on n’a pas la place pour discuter dans leur assertivite. Pas content (moi en tous cas), on remballe et on degage. Pff … Alors on repart, fait une pause boustifaille dans un boui-boui (une « ritate » dans le vocabulaire Blondeelien, c-a-d, melange de riz et de frites et de poulet) et on repart jusqu’au premier peage. C’est la qu’on va bivouaquer pour la nuit, pres de la grand route et des camions, dans un endroit assez degueu. Ma crainte se confirme et je risque pas d’emmener Mathieu dans les endroits idylliques dont j’aurais reve. Et merde !

Et puis, … et puis … un tellement triste sms ce soir. Encore quelqu’un d’extraordinaire qui va nous quitter bientôt. Re-merde !!

Et Mathieu qui ronfle déjà et encore …

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