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29/07/2008

Etape 264 (14/05) – Cusco – Peaje avant Santa Rosa

Je pars pour un vrai petit dej européen dans ce paradis de touristes (un breakfast anglais avec des œufs et du bacon) en attendant le retour de ma lessive et puis plus loin en ville pour combler le manque de photos de mes balades de la veille sans appareil. Je découvre alors les recoins plus incas que je n’avais pas trouve : ces murs sont fantastiques de qualité. Pourquoi choisir des pierres aussi mal fichues et de différentes tailles (12 faces latérales) alors que c’est pour les polir avec tant de précision qu’elles sont disposées jointives, c.-à-d. sans mortier.

La voiture (et les fringues) récupérée(s), je pars vers le Lac Titicaca. Mais que ces villes sont mal fichues avec leurs routes principales qui mènent ensuite toujours vers des culs de sac. Et toujours pas de plaques indicatives … C’est bien un cote de l’Amérique du Sud qui commence à m’énerver. Mais, comme d’habitude, les décors sont alors tellement beaux après que je l’oublie vite cette frustration.

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Je circule maintenant sur une route en état impeccable, jamais très loin de la voie de chemin de fer a travers ces immenses étendues semi montagneuse de l’Altiplano, pâturages des lamas (et variantes) gardes par ces bergères si typiques avec leur balluchon colore sur le dos et leurs chapeaux distinctifs (formes différentes avec tendance vers le chapeau melon trop petit et incline dernièrement). Au peaje situe en pleine douce ascension, le gars de la cahute m’indique que la route est coupée a 80 kilomètres de la. Je ne comprends pas tout de suite et c’est quand il croise ses bras ponctue d’un « protesta » que je comprends plus ou moins qu’une manif a éclaté dans un village identifie ensemble sur la carte. Il m’indique tout de fois une piste alternative à emprunter quelques 30 kilomètres avant. Entretemps, des cailloux sont « oublies » sur la route : quelques gros ou quelques centaines de petits. Je poursuis pourtant sur la route principale en me disant qu’il a peut-être simplement exagéré ou que je n’ai pas compris ou que dans le cas inverse, je verrai au moins quelque chose d’inédit.

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Et de fait, quelques camions et autobus sont alors arrêtés au beau milieu de la campagne, les passagers résignés à attendre qui tournent autour. Moi, intrépide, je dépasse tout le monde pour m’approcher de la protesta-tion. Deux monticules de terre barrent en effet la route surélevée et quelques centaines de gens sont rassembles derrière. Mais le Def, il peut la contre, alors je plonge sur le cote pour contourner l’obstacle et tenter de continuer ma route en restant à l’écart.

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C’était sans compter sur la réelle colère des gens qui sont bien décidés à garder leur barrage hermétique. Quelques dizaines d’entre eux courent alors vers moi pour faire obstacle et les plus hargneuses d’entre elles (parce que ce sont exclusivement des vielles femmes) commencent à ramasser des cailloux pour les jeter contre la voiture. Je m’arrête pour tenter d’expliquer … je sais pas … quelque chose, mais les cailloux ne cessent pas et les premiers font toc toc sur la carrosserie. Alors je fais un large tournant en faisant crisser les pneus, fonce dans un premier temps vers la foule pour terminer mon virage vers un demi-tour de fuyard. Mais plus loin, le talus de la route est devenu plus raide. Alors je m’arrête quelques instants a la recherche d’un passage de retour vers le goudron En même temps je devise les folles qui a cent mètres de la continuent de lancer leurs cailloux avec des frondes et qui roulent gentiment jusque la voiture. J’ai maintenant remonte toute la file de badauds dont certains se décident alors à m’indiquer un endroit de « remontée » sur la route. En fait des locaux intéressés par un voyage en stop vers l’arrière. L’un d’entre eux grimpe a bord et je le depose quelques kilometres plus loin. Moi, je rejoins l’embranchement de la piste et je prends une petite vieille a cote de moi. A une dizaine de kilometres de la, au milieu de nulle part, elle desire descendre. Je ne la vois meme pas disparaitre … Je continue de suivre mon ruban rouge de chemin a travers les collines rondes et vertes quand une demi-heure plus loin, un minibus me rencontre. On s’arrete : la piste est barragee elle aussi ! Et meeerde ! Moi qui voulais arriver a La Paz avant le week-end (pour reparer la voiture), c’est loupe je crois. Resigne, je fais demi-tour et redescends jusqu’au peaje pour passer la nuit (dans le froid : il est encore 4,300m de haut !). Les flics sont assez sympas, mais disparaitront au milieu de la nuit …

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