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29/07/2008

Etape 254 (04/05) – Avant Piura – Avant Trujillo

Reveil par les discussions des gens qui passent un peu plus loin sur le chemin. Et bien il m’a manque mon Maggiolina. J’ai bien dormi cette fois. Malgre les qqes voitures passees a proximite … ‘Tit dej (cereales au miel) deverse dans un bol place a cote du volant, Déjà loin le temps ou Maman insistait pour avoir un cafe pour demarrer la journee. Je chipote un peu pour traverser la ville puis … le desert … Je m’y attendais pas trop. Pas a ce point. Le long de la route, des signaux de danger de mort. En fait, c’est une zone de tirs (je crois). Je decide de zapper la piste censee longer la mer sur 150 km pour avancer un peu (Programme rapide avec le Lonely PLanet : peux pas perdre trop de temps ici si je veux visiter tout ce que j’ai prvu dans le Sud). Passe Chiclayo (et un lavage de voiture sur le parking pendant que je m’achete qqes croissants), j’arrive a Pacasmayo et une piste censee longer l’ocean pendant 50 km. C’est plus raisonnable. Ouais, je sais pas si c’est le mot correct. En tous cas, pas encore … Je traverse le village a la recherche du debut de la piste et me retrouve face aux vagues apres une petite traversee sableuse. Magnifique. Je surplombe le Pacifique, le Def gare a cote du tout mignon phare noir et blanc …

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Qu’est ce que je fais ? Plusieurs tracent partent vers le Sud … Je me crois a nouveau en Mongolie, sans indication valable. Bon, je me lance. Au moins ici, il ya un repere facile : l’ocean ! C’est gai comme tout de rouler au milieu de nulle part, de choisir son chemin, de « faire des traces » … Ca dure quelques kilometres (avec personne ni rien autour), puis les dunes deviennent infranchissables. Je tourne et retourne. J’arrive en retrait, face a une ferme. Le ptit vieux est bien gentil de m’expliquer qu’il faut rejoindre la grand route, c’est pas ce que je veux. Alors il regarde la voiture, marmonne qqchose d’inintelligible, mais qui vante les qualites de la voiture, puis il grimpe a bord. Avec lui, c’est tout droit. A travers les arbustes, les dunettes, les rochers, le tout quoi … Ca cahote bien, mais c’est grisant. Et environs 5 km plus loin, je retrouve une piste. Je comprends ceci avec certitude : plus loin c’est le village de Puemape. Et ceci avec beaucoup moins de certitude : Apres tu roules sur la plage jusqu'à Puerto Chicama (30 km) … Il descend et fera le chemin en sens inverse a pied … Alors je continue jusqu’au village abandonne (j’apercois bien 2 ou 3 tetes de gens venus pour la journee je crois … Mais arrive au bout, plus de piste. Alors je suis les traces de vehicules qui se sont aventures la avant moi (condition sine qua non pour moi de trouver des traces. Pas envie de me retrouver coince tout seul). Ca s’enfonce bien dans le sable et je dois rapidement enclencher les petites vitesses et bloquer le differentiel. Mais quel bonheur !

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Je me vois déjà sur les dunes du Sahara (qui – quoique pas sur mon parcours planifie – se font de plus en plus desirer). Je mnte, descned, tourne, prend des photos du Def qui est plus joli que jamais (ben oui, il est « propre depuis ce midi … enfin de moins en moins depuis cet apres-midi), essaie de gravir les pentes des montagnes (mais je dois redescendre en marche ariere, ca n’avancait plus). Ca ferait un magnifique endroit de bivouac ici, avec la mer au loin … Mais j’avais prevu de m’arrtere plus loin, alors je decide de rentrer. Pour le coup de la plage, j’y crois pas trop. Elle est assez etroite et je n’ai vu aucune trace de voiture. Allez hop, une derniere dune en vitesse, une vraie pleine de vrai sable, une comme dans le Sahara … « Allez hop », c’était pour la montee, parce qu’une fois arrive au-dessus, c’est plutôt « allez bof ». Le Def s’enfonce tout a coup tout seul … Mais vraiment. Les roues avant sont plus qu’a moitie enfouies … Les roues arriere ca va plus ou moins. En descendant de la voiture, je m’enfonce moi-même de plusieurs centimetres (chaussures ensevelies), au point que je me demande si je ne suis pas sur des sables mouvants … Petite montee d’adrenaline.

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C’est con hein ? Alors je creuse a mains nues (ben c’est vrai ca … elle est ou la pelle que j’avais prevu d’embarquer ?), et creuse et creuse. Et le vent qui souffle m’en met plein la bouche et les yeux (et sans doute partout ailleurs aussi). Je trouve 2 briques que je mets devant les roues. Re-demarrage. Ca a avance de 50 centimetres avant de se re-ensabler, mais les roues arriere avec cette fois ci. Le pont avant repose sur le sable. Et meeeeerde !!! Alors c’est ca le sable ? C’est pas drole. C’est pour les petits que je m’en fais : je creuse pour plus de chateaux de sables que je ne ferai jamais sur les plages avec eux … Ce ne sera qu’une bonne heure plus tard et a la 4eme tentative que j’arriverai a revenir sur la terre ferme (enfin … moins molle …). Waow ! Quelle aventure ! Et dire que cette dune faisait 30 metres a tout casser. Bon, c’est typiquement une de celles qui ne se forme qu’avec le vent. Mais bon. J’ai fait le con, j’ai fait le con. Pas a discuter. En meme temps je savais pas. C’est le metier qui rentre ca mon gamin … Je transpire le sable qui me couvre partout … Je suis tellement content de pouvoir reprendre la route que je ris tout seul … C’est con hein ? Tellement heureux que je ne m’apercois pas de l’obscurite qui gagne et devrait me forcer a trouver un endroit de bivouac. Il fait presque noir quand je trouve « le » chemin qui me semble mener a un bel endroit. Pas de bol, un gardien m’approche assez vite avec sa lampe torche. Je lui demande gentiment (« por favor ») si je peux rester la nuit. Ok, mais devant sa cahute, qu’il puisse me surveiller. D’accord (« Bueno »). Et voici une cigarette pour vous remercier. Prenez en deux. Oh, et puis zut, prenez tout le paquet … Je monte le tout dans le noir complet maintenant, puis m’installe devant l’ordinateur a contempler les photos de la journee … Une voiture arrive. Moultes discussions avec le gardien, mais elle repart … Une autre arrive plus tard. Avec haut-parleur cette fois. Comprends rien de ce qu’il se dit, mais les lampes torches dirigees vers le Maggiolina sont un signe que cela s’adresse a moi. C’est la police ! « Momento » que je leur repete (le temps que je m’habille et que je trouve mes lunettes que je ne trouverai pas d’ailleurs). Ils sont intransigeants : peux pas rester ici, trop dangereux a ce qu’ils disent (Tu parles ! Si j’avais pas été denonce, ils m’auraient jamais trouve : suis dans le noir total a plus d’1 km de la route principale), et ils vont m’escorter jusqu’au peage garde par la police nationale … Alors je dois tout replier pour les suivre … Pfff … Pas drole). Et puis je vais pas remonter la tente ici sur le parking tout eclaire. Alors c’est reparti pour une nuit dans le Def. En fait, c’est pas si grave, mais je pense surtout aux 2 autres qui arrivent me rejoindre. Si toute l’Amerique du Sud est pareille, ca risque d’etre drole … Dormir tout contre Marie-Laure, ca reste du domaine de l’envisageable … Mais Mathieu … No way ! Il n’aura qu’a dormir dehors … Ou moi … Et ces moustiques qui en ont profite pour squatter mon dortoir … Bon allez, au bruit des camions, bonne nuit !

 

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