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28/07/2008

Etape 252 (02/05) – Avant Cuenca - Tumbes

Mais quelle vue ! Je m’en doutais un peu hier soir en voyant toutes les lumieres dans la vallee. Et puis … c’est vrai, je suis assez proche de la route in fine. Mais ca efface ma mauvaise humeur d’avoir passe une assez mauvaise nuit froide … Je reprends la route dans la grisaille et le soleil qui alternent. En fait je suis arrive quasi au sommet d’un immense plateau tout ondule. C’est gras de vert et mignon tout plein. Faut bien avouer que je pense un peu aux paturages de chez nous. Puis c’est Cuenca, ville recommandée par mon Lonely et, je le decouvrirai plus tard, classee au Patrimoine Mondial.

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Je me promene un peu au hasard, visant ci et la quelques eglises, le marche et puis la riviere ou les femmes sont supposees faire la lessive (déjà vu plein de fois, mais ici, c’est ecrit dans le livre, alors j’y vais). Doit etre la journee de la femme ou quelque chose dans le genre parce qu’il n’y a personne a part les poissons … J’en profite pour me restaurer dans un bui-bui local et reprends la route, un peu decu (ou blase) de la visite dans une ville attirante, mais avec une forte impression de « déjà-vu », de « c’est quand meme partout pareil non ? » … Bon, il y a plein de choses a visiter en Equateur, mais le petit planning que je me suis fait hier soir me dit que si je ne veux pas louper Mathieu a La Paz dans deux grosses semaines, faut que je vise le Perou a partir de maintenant … Un peu le meme genre de decision qui me guidait au debut du periple : pas possible de tout « visiter », le but est toujours de « faire le tour » n’est-ce pas ?

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Alors direction la frontiere, en descendant la (longue) route qui longe la riviere (et mon acte, ma bravoure heroique : elle était la, fierement installee de ses huit pattes sur la route, je l’avais identifiee depuis longtemps comme nos instincts reconnaissent les dangers et … je n’ai pas freine ! 15 cm d’envergure au moins, elle ressemblait a mes pires cauchemars. Alors d’une main experte, j’ai dirige le Def afin de la laisser fremir, trembler et pleurer entre mes 4 roues. En fait j’ai pas ose l’ecraser alors que ma seule envie était de detruire cette bestiole. Et, au lieu de me rejouir du danger encore une fois ecarte, mon imagination me raconte silencieusement qu’elle a en fait profite du passage de la voiture pour sauter et s’accrocher a elle, qu’elle va me suivre jusqu’au soir pour venir me grimper dessus pendant mon sommeil) puis en traversant les immenses plantations de bananiers, je rejoins la ville frontiere, concentree autour du pont qui marque le passage d’un pays a l’autre. Pas de bol, pour le visa de sortie, c’est 2 kilometres en arriere … Et quand je reviens il fait déjà noir … Mais le poste est ouvert 24h/24. Pas de probleme pour sortir la voiture (apres avoir beaucoup reflechi et examine statiquement mes documents, les agents concluent par un laconique « ok »). Vingt metres plus loin (de l’autre cote du pont), ce sont les agents peruviens qui m’accueillent. Quelques papiers a remplir, un aide qui m’accompagne a travers la ville (desertee tout a coup) pour faire la photocopie de mon visa de sortie encore frais, et ca passe sans frais (ceci n’est pas une expression, ca n’a vraiment rien coute). Puis « tres kilometros » plus loin, c’est le visa de l’immigration. Puis la route, mais dans le noir complet cette fois et je n’ai toujours pas trouve d’endroit pour dormir. Alors ce sera une station service (un peu la coutume pour tous les voyageurs). J’ai la politesse de demander. Ils ont l’impolitesse de faire payer (C’est la fille qui l’a force ! Lui, il voulait pas … Sal*pe !!). Et quand il comprend que je dors dans la voiture, il me demande de me rapprocher de la station pour pouvoir surveiller. C’est dingue ce que les gens ont peur ici …

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