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28/07/2008

Etape 230 (10/04) – La Esperanza - Totogalpa

L’orage de cette nuit et le dormir tot me reveillent a 7 heures. Un p’tit dej au Nutella plus tard (et oui, je petit dej depuis maman) et me voila reparti sur cette route magnifique qui grimpe et descend encore quelques cols pour se glisser ensuite parmi la plaine immense. Je n’ai plus d’argent, mais la carte visa passe pour faire le plein : ouf ! Je traverse Tegucigalpa sans m’arreter, si ce n’est pour trouver le chemin a l’aide des cartes et du GPS que je n’ai pas (c-a-d, m’arreter, regarder le soleil et la carte d’Amerique Centrale, reflechir un bon coup, lancer les des, faire pile ou face, prier un dieu local, regarder la couleur de mes chaussettes et decider alors de tourner a gauche ou a droite). Le long des routes, toujours enormement de gens qui ne peuvent pas entendre cette meme chanson que je repasse en boucle dans le Def et qui me donne la peche par ce beau soleil : « Summer of 69 » de Bryan Adams. Ca me rappelle aussi l’Australie un peu je crois …

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Casquette vissee, lunettes de soleil, fenetre grande ouverte sur les paysages que je traverse, je roule encore et encore et j’aime ca … Sur le cote, des usines de cafe ou de tabac (et les plantations qui vont avec), les gros camions de bananes decores « Chiquita », les pubs (commerciales ou politiques) peintes sur les rochers dans les tournants de la montagne retrouvee par endroits. Sur la route, des camions que je depasse un a un … Un petit arret internet (comme d’hab) et je rejoins bientôt la frontiere (déjà …).

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Des jeunes se precipitent vers moi pour m’entrainer dans les guichets successifs (toujours le meme ordre : immigration pour moi, douane pour la voiture ; a la sortie puis a l’entree du pays suivant). Je m’adresse a celui, plus officiel avec son t-shirt et son badge, qui est charge de vendre les assurances. Faut aller vite parce qu’il est pres de 17 heures et la douane ferme : pas envie de me retrouver entre 2 pays comme la fois precedente … Mais ca passe … Mais c’est l’obscurite qui tombe … Mais c’est la nuit qui suit .. Et c’est galere pour trouver un endroit de bivouac. Alors, je trouve une station service au parking gigantesque et, apres avoir demande plus a l’aide de signes que d’une requete bien polie dans la langue locale, je vais garer le Def a l’ecart. Il ne faut pas longtemps pour que le pompiste de garde traverse m’avertir du danger : suis stationné a cote d’un puits profond sans barriere, il ne s’agit pas de jouer les noctambules ce soir. Et le gentil bonhomme de couvrir le « hazard » a l’aide de planches glanees ci et la … Je ne mange pas ce soir et me laisse captiver par le roman que j’entame …

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