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24/06/2008

Etape 227 (07/04) – Antigua

Lever 7h30 apres une bonne nuit. Un bon petit cafe leger. 9h, visite d’Antigua a pied. Eglise de la Merced ( 1760), dont la facade baroque au decor de stuc evoque un gateau a la chantilly. Elle a été reconstruite au XVIIIeme puis au XIXeme a la suite de seismes. Elle est peinte dans les tons jaune et blanc. Visite des ruines du couvent de Los Capuchinos. Celles-ci sont entourees de tres beaux jardins. Fonde au XVIIIeme et detruit par un tremblement de terre, il conserve une splendide tour (Torre del Retiro). Autour d’un patio circulaire sont deposees 18 cellules minuscules destinees aux retraites spirituelles, aux novices et aux malades.

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Deambulons vers le Parque Central. La place fut desinee par l’architecte italien Antonelli en 1543 et servit de point de depart au plan en damier de la ville. Un parc attire les Antiguenos aussi bien que les visiteurs de passage qui viennent y faire une pause pres de la fontaine ou tout simplement s’impregner de l’atmosphere. Le Parque est entierement borde d’edifices coloniaux qui furent pendant plus de 200 ans l’epicentre du pouvoir espagnol en Amerique Centrale.

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Voila, c’est de cette facon un peu abrupte que finit le carnet de maman. En fait, je crois qu’elle l’a termine plus tard, dans l’avion. Car la regle qui prevaut depuis 40 ans qu’elle ecrit ses (nos) voyages, c’est : une fois a la maison, c’est fini, on n’ecrit plus ! Me voila bon pour raconter la suite et fin de ces « vacances » avec maman. Parce que, oui, le voyage n’est plus le meme quand j’ai des invites …

On est donc a Antigua, petite ville absolument fabuleuse, classee au Patrimoine Mondial de l’Unesco, desertee il y a déjà un petit temps a cause des multiples tremblements de terre et eruptions du magnifique volcan conique situe juste a cote, a l’origine donc de la fondation de la nouvelle capitale quelques dizaines de kilometres plus loin. Les rues pavees quadrillent entre les constructions de pas plus d’un etage aux tons ocres et rouges et ne sont encombrees d’aucune enseigne lumineuse intempestive. Au point meme qu’on passe devant le Burger’s King sans le reconnaitre ! Petit tour dans le marche local, dans les ruelles. Ca sent le dernier jour, celui ou on tourne un peu, en attendant le lendemain, en attendant le depart qui sera (tres) tot !

Etape 226 (06/04) – Panajachel - Antigua

Il a plu cette nuit ! Et le Maggiolina n’aura pas le temps de secher car l’atmosphere est a l’humidite ce matin. Depart vers 8h30 apres avoir termine la partie de Yatzee commencee hier soir. Paiement pour la seconde nuit. Une reduction normalement, mais comme le proprio n’a pas de monnaie et nous non plus, on paie le prix plein. Direction le tour du lac Atitlan par l’Ouest. Nous roulons de piste en piste. Le petit Def peine, il patine, on est dans la … gadoue. Mais Fabian fait marche arrière et, dans un ultime effort, la voiture passe outre de la gadoue et se retrouve en haut de la pente (ndfab : ouais … c’était un peu plus périlleux que ca puisque vitesses bloquées et frein a main serre, le Def glisse tout seul vers l’arrière et commence à se mettre en travers de la route, se rapprochant dangereusement du bord !). Nous continuons a rouler dans la brume. Parfois dans des cul-de-sacs. Pas toujours evident de faire demi-tour, mais Fabian s’en sort. Nous sommes toutefois quelque peu decus tous les deux par notre escapade dans la montagne (brume !).

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Panajachel, San Jorga la Laguna, Solola, piste jusqu'à Santa Lucia. Puis quelques portions de routes macadamisees entre de longs parcours de route en terre et cailloux. Santa Pedro : buvons un coca et un cafe a El Jocon Cafe. Re route-piste jusqu'à Santiago Atitlan, puis Cerro de Oro. San Lucas Taliman, arret le long de la route pour manger une soupe avec de gros morceaux de bœuf plein de gras, du mais, des gros legumes, avocat, radis, tortillas, coca et eau. Durant notre repas, transmission du match de foot en direct Barcelone – Getafe (ndfab : assez marrant, on est les 2 seuls gringos a manger. A cote, une quinzaine d’hommes occupes a regarder le foot et boire des bieres … Week-end peinard pour eux …).

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Repartons vers 15h, direction Antigua. Par la grand route cette fois. Des ouvriers de la construction travaillent sur la route. Je me demande si leur salaire sera celui d’un jour ferie. Sms de Anne et Robin : Emile marche ! Et ce n’est pas un poisson d’avril cette fois. 16 mois. Roulons jusqu'à Santa Lucia Cotzumalguapa, puis Escuintla. Direction Palin, en esperant couper par la petite route rouge sur la carte. Quelqu’un nous renseigne dans le village et nous fait emprunter la route a peage qui nous ramene a Escuintla. Fabian rale, je le comprends. Ensuite, Alotenango, puis Ciudad Vieja, puis Antigua environ 17h30. Fabian se repere tres vite sur le plan de la ville et nous trouvons un petit hotel tout aussi rapidement. Il n’y a que la salle de douche et la toilette qui sont communes, pour 3 chambres je crois. Mais apres le camping et le Maggio, c’est parfait. Surtout que c’est a 2 metres de notre chambre. Fabian se demande bien si nous n’allons pas rester ici 2 nuits. Ce n’est pas tres tres loin de l’aeroport de Guatemala. Ce soir, on restaure ! Et on paie avec la visa ! Menu : un poquo de todos (al grilla), c-a-d 1 steak, ½ poulet, 1 saucisse et 1 merguez (pas tres bon ca), par personne, des petites pommes de terre en robe des champs, de la salade avec 3 vinaigrettes differentes, 1 sandwich grille. Pas de dessert, ni de cafe (il est gratuit a l’hotel), mais une Tequila et un Cuba Libre. Une petite bouteille de vin rouge (ma foi, un bon petit vin). Nous sommes contents de notre soiree. Avons quand meme été sur internet verifier comment boire la tequila (mouiller le bras avec le citron ou en se lechant, saupoudrer de sel, boire la tequila puis le jus de citron pur (ndfab : ok, et qu’est ce qu’on fait avec le sel sur le bras maintenant ??)). Le Cuba Libre est un cocktail de rhum, de coca et de jus de citron. C’était assez leger.

Etape 225 (05/04) – Panajachel

Un petit sweat-shirt est bien necessaire ce matin ! Un gars vient entretenir son petit jardin et nous offre gentiment une salade ! Petit dej au Cote d’Or lait noisettes et Nescafe. Fabian est un peu fatigue de la route d’hier. Et de tous les jours ou il a beaucoup roule depuis le moment ou il a traverse les Etats-Unis pour rejoindre sa sœur. Ce matin est donc une matinee de repos. Il remonte dormir. J’en profite pour faire un peu de lessive au lavoir public situe a 100m du camping. 13h, internet pour verifier si mon billet d’avion est emis. C’est ok. Nous imprimons la confirmation. On respire. Enfin … Je respire. Fabian laisse son ordinateur sur place. Pour 150 quetzals, le gars lui promet de lui installer le programme qui manque pour photoshop et la reprogrammation du blog. Cela sera prêt a 16h.

Ndfab : c’est pas important, mais si qqn veut comprendre, il s’agit juste d’installer Photoshop et Office sur Windows Vista pour lequel je n’ai aucun soft … Ou bien de reinstaller Windows XP, pour lequel j’ai tous les softs … Voila.

On va se balader (ndfab : avec 1 seul « l », Mme l’institutrice !) dans la rue touristique de Panajachel. Achat d’une petite robe bleue pour Charlotte et d’une salopette rouge pour Emile. 16h, l’ordinateur n’est pas rentre, il faut attendre 19h … Nous decidons d’aller nous balader autour du lac Atitlan (ndfab : nous emmenons le Def avec nous). Santa Catarina Palopo et San Antonio Palopo. Ces 2 villages sont accoles a flanc de colline. La route qui serpente n’est pas en tres bon etat a l’arrivee et dans le second village, nous faisons demi-tour. De vastes proprietes entourees de clotures et de fils barbeles bordent la route. Elles sont situees en contrebas de celle-ci. Chacune possede son embarcadere et son ou ses bateaux.

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Retour au camping et Yatzee en attendant 19h. Nous ne terminons pas la partie, faute de lumiere. Des qu’il entend le moteur du Def, le petit jeune homme arive et nous ouvre la double porte du camping. Petit tour dans Panajachel by night. Achat d’un foulard pour Marie-Laure et d’une balle pour Emile. Fabian mange un paquet de fritas papas + mayo. Et … incompatibilite du programme avec l’ordinateur. Mais que faire ? Au pire, je reprends l’ordinateur avec moi et Mathieu le ramene quand il vient. Retour au camping. Il pleuvine. De temps en temps un eclair et plein de lucioles. Nous parvenons difficilement a nous endormir car c’est la grosse fiesta dans le coin et la musique « donne » a fond.

Etape 224 (04/04) – El Remate - Panajachel

Debout 6h. Solide petit dejeuner pain, jambon, Nescafe. Depart 7h10, il fait déjà tres beau. Le long de la route macadamisee, de part et d’autre, des ouvriers coupent les herbes a la machette. Ils portent tous un T-shirt de couleur orange vif et une casquette de la meme couleur. Prenons la directionde Santa Elena, Poptun. Traversons une veritable region de Teletubbies. On a l’impression qu’ils vont surgir de derriere ces collines tout en rondeurs. Andre penserait plutôt a un tapis de seins (ndfab : suis pas sur que je devais la publier cette phrase …).

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Les prairies sont tres vertes. Les collines sont recouvertes de vegetation basse, de feuilles ou d’herbe. Quelques arbres aux fleurs roses bordent la route. Les petits cimetieres sont tres colores. Les tombes sont peintes aux couelurs pastel : rose, bleu, vert. Tous les ponts ont un nom. Arret vers 10h : un coca, un cafe. Arret a midi : poulet frit, riz, chou blanc cru, soupe du jour. Mais les wc sont tres sales ! Et la route continue. Ce n’est pas tres agreable : il y a beaucoup de circulation, il fait tres chaud, le chaufage sous les sieges de la voiture fonctionne. Arret le long de la route pour acheter une mangue et du raisin noir. Nous mangeons le raisin sur place car il est tres froid. Mais il faut le laver. Tant pis, nous prenons de l’eau en bouteille. Delicieux, mais tres sucre. 15h, encore 60 kilometres pour Guatemala City. On a l’impression que l’on n’avance pas. Cela sent terriblement les gaz d’echappement des voitures. Nous croisons enormement de voitures de police. 16h, arret coca au Mac Do du coin a Guatemala City. Tres frais, de temps en temps, j’aime bien. Et puis ici, il y l’air conditionne. Ce qui ne gache rien apres notre journee quelque peu etouffante. Apres cete demi-heure de fraicheur, nous affrontons les embouteillages, la chaleur et la pollution. Ici, il y a plein de Mac DO, Burger King, Pizza Delivery, Pollo, … Sortie de la ville via quelques tours, mais Fabian a bien senti l’orientation et nous empruntons bien la route vers Mixco. C’est toujours cette voie rapide ou circulent beaucoup de vehicules. L’attention ne peut absolument pas etre relachee. Et maintenant, Antigua ou Panajachel ? A Antigua, il n’y aura pas de camping. Nous en avons vu un a Panajachel dans le Lonely Planet, mais c’est plus loin. Ok, on opte pour Panajachel. L’heure avance et la clarte commence a diminuer. Chimatenango : des bus a n’en plus finir, une pollution qui n’a pas son pareil, des rues tres sales. Zaragoza, Portzicia, Patzun, Solola (grand centre anime par son marche du vendredi qui est le plus grand du coin). Et puis la route – qui est en travaux – descend, zoungoulouque, descend jusque Panajachel. On distingue bien les lumieres des villages qui bordent le lac et la grande tache noire qui represent celui-ci. Lago de Atitlan. Fabian nous trouve assez rapidement le camping. Il est un peu plus de 20h, nous sommes les seuls. Camping Campa. Le proprietaire est natif des les Hawaii, eleve au Texas et arrive ici il y a 20 ans. Il nous rassure en nous disant que le camping est bien garde et qu’un gardien de nuit fait la ronde. Il doit avoir vite fini parce que ce n’est pas bien grand. Mais c’est safe. Car, d’apres nos lectures, mieux vaut ne pas s’aventurer seul dans les endroits isoles. Il faut dire que la guerre civile n’est terminee que depuis 1996 …

Bonne nuit dans le maggio !

Ndfab : c'est simple, aujourd'hui, on a traverse quasi tout le Guatemala !

Etape 223 (03/04) – El Remate

Jeudi ! Jour de la Nivaquine ! Le reveil a sonne a 5h30.

Ndfab : le lever de soleil est extraordinaire !

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Depart a 6h45 apres un solide petit dej au chocolat Cote d’Or noisettes fondu. Arrivee a Tikal vers 7h30. Nous payons et entrons dans la jungle … sur une route goudronnee. Les panneaux routiers nous indiquent la presence de cerfs (??), jaguars, dindons et serpents. Mais nous n’en avons vu aucun …

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Tikal etonne par ses ruines monumentales au milieu de la jungle. Il faut quand meme de bonnes chaussures et ne pas avoir peur des escaliers si on veut tout visiter. Fabian a photographie le plan du site. Grace au plan du Gallimard et a sa photo, nous avons fait une visite qui nous a conduit jusque 12h30. Nous sommes vraiment contents tous les deux. Certains monuments sont couverts d’une vegetation tentaculaire. Les acces au sommet des monuments sont facilites par des escaliers en bois parfois tres raides. Certains sont parfois fermes apres les orages. Les ouvrages culminent a 45m, 42m et 58m pour la silhouette la plus haute.

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Prenons la route en direction du Sud. Arret a El Remate pour manger : sommes bien installes a l’ombre sur la terrasse devant le lac Peten Itza. Nous avons tres bien mange : soupe de pois + carne a la plancha pour Fabian et un delicieux poisson du lac pour moi. ET du vrai cafe du Guatemala ! Nous partons vraiment cette fois, non sans avoir achete un petit bavoir pour Emile et un sac pour l’anniversaire de Anne (a donner en juillet). Il faudrait bien trouver une banque car les fonds diminuent … Arret a Flores : pas de banque mais, par contre, achat d’un petit sac pour Charlotte. Santa Elena. Plein de banques, mais aucun distributeur n’accepte ma visa. Ma carte Bancontact, n’en parlons pas. On nous envoie a la Banco Industrial. Meme la, la machine n’accepte pas. Nous rentrons et l’employee nous dit que ma carte n’est pas valable. C’est Fabian qui retire de l’argent avec sa visa … Cherchons une connection internet pour demander a Papa d’effectuer un versement sur le compte de Fabian. Et la … surprise ! Le paiement de mon billet d’avion Guatemala-Mexico n’est pas accepte ! Ma carte visa ne correspond pas avec le compte apparemment. Je raaaale ! Nous suivons les instructions :

- Fabian reserve un nouveau voyage puisque l’ancien a été annule si nous ne suivions pas les instructions endeans les x heures ;

- Fabian paie avec sa visa ;

- Photocopie de l’autorisation signee de sa part pour debiter « son » compte pour payer « mon » voyage ;

- Photocopie de sa visa et de son passeport ;

- Faxer le tout a l’agence de voyage en Espagne a partir d’une pharmacie aupres de laquelle nous avons du insister car c’était l’heure de la fermeture. Pour le prix, nous nous sommes fait arnaquer je crois, mais nous n’avions pas le choix.

Avec tout cela, il fait noir a present. Arret dans une grande surface pour acheter de l’eau et du jambon. La police est present partout. Dans chaque banque evidemment, mais aussi a l’entree des garnds magasins, des connexions internet, … Nous pensions dormir pres de la pompe a essence, mais Fabian propose de retourner 20 kilometres en arriere ou nous avons dormi la nuit passee : ok. Et voila, on se retrouve chez soi, devant le lac. En securite. Sommes toujours les seuls. Deux parties de Yatzee et dodo vers 22h. Pas soupe car degustation d’une grande creme glacee au chocolat, question d’avoir de la monnaie pour payer Internet.

Etape 222 (02/04) – Coban – El Remate

On frappe a la porte a 6h du matin : il faut bouger la « coche ». Fabian sort le vehicule en marche arriere : pas evident. Nous quittons l’hotel vers 7h. Tout Coban s’anime déjà. Les ecoliers en uniforme sont en route, les echopes du marche se garnissent, les tiendas (magasins) sont ouverts. Prenons la direction de Chisec. La traversee de la region des Verapaces nous ravit autant que celle des Cuchumantes. Les montagnes sont toutefois moins hautes. Tout est tres vert. Feuillus a flanc de colline. Beaucoup de plantations de mais. Des pick-ups sont remplis d’enfants, on suppose qu’ils sont conduits a l’ecole. Traversee de la plaine. Prairie grasse, mais. Quelques vaches. Les brins d’herbe paraissent plus gros que chez nous. Des bananiers. Le reseau routier est bien entretenu. Des ouvriers, revetus de leur gilet orange fluo, nettoient les rigoles le long de la route. D’autres fauchent les abords a la machette. Types de vehicules rencontres : beaucoup de vehicules americains (surtout des camions et des pick-ups), minibus Toyota 4x4, bus scolaires americains, Dina.

Arrivee a Chisec vers 9h15. Prenons la piste de 7km sur une route rocailleuse vers les Lagunas de Sepalan. Ce sont 2 lacs turquoise franges d’une dense foret. L’entree coute cher ! Fabian a beau dire que nous sommes en fait guatemalteques et que nous devrions payer le prix des autochtones, ca ne marche pas. Je ne donne toutefois que 100 quetzals car nous expliquons que nous ne restons que 10 minutes. Le guide nous accompagne et nous repete qu’il a fait une fleur en acceptant notre argent. Mais nous n’avons pas recu de ticket (bien qu’il l’ait propose), donc … in the pocket. Enfin, c’est ca les vacances … (ndfab : eh bien tu vois maman, apres coup, je me demande si nous n’avons pas été de rustres (voire bataves !) touristes sur ce coup la …). Un peu plus loin, le long de la piste, arret cafe. Hum ! Ce Nescafe au Guatemala … Mais bon, nous n’avons rien d’autre jusqu'à present. Fabian en profite pour vider sa carte Nikon sur son ordinateur.

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10h25, nous repartons, direction : Peten, vers Sayaxche. Ecole primaire le long de la route : les cours se donnent a l’exterieur, les bancs individuels sont situes a l’ombre, juste devant l’entree du batiment. Une quinzaine d’enfants. Le maitre, debout, circule entre les bancs (qui ressemblent a des chaises hautes de bebes). Nous croisons le Parc National de Candelaria avec son Hospedale. Serait-ce la mission de Claudy ? Mais pas le temps d’aller voir (longue piste d’acces).

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Le paysage a change. Nous sommes dans une plaine : palmiers, paturages, mais (ndfab : on n’arrete pas de repeter : « Que c’est beau ! ». Un vrai moment d’emotion ou meme d’ivresse ! Et, partage, c’est mieux !). Arret a Sayaxche pour boire : achat d’une biere pour moi et d’un Lime Lemon pour Fabian. Qu’elle est bonne ! Mais une seul suffit. Je crois que le paquet de Marlboro coute 20 quetzals, soit 70 FB. On est bien ici. Il est 13h25 et il nous reste 2 heures pour nous rendre a Tikal. Cool …

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14h, nous devons traverser le Rio de la Pasion : il faut prendre le bac. Vendeurs de boissons fraiches et de noix de coco. La libertad, San Benito, Flores. Reliee au rivage par une chaussee de 500 metres, Flores est situee sur une ile naturelle du lac Peten Itza. Nous y deambulons en voiture, puis a pied. Maisons aux couleurs vives et pastels. Achat d’un collier multicolore pour Elisa. Direction Tikal. Fabian ayant lu dans le Lnely Planet qu’il y avait un camping a Tikal, nous y allons directement en nous disant que nous serons sur place pour la visite, Et bien non ! Les panneaux indiquent que l’entree coute 150 quetzals par personne et n’est valable qu’un jour. Donc, nous rebroussons chemin a la recherche d’un camping. Celui qui est indique dans le Lonely est « kikimini », il ne nous plait pas. El Remate. Renseignements pris au Turismo Informacion, toute la region est « safe », il y a des militaires partout. On peut s’installer derriere le bureau de tourisme, sur la plage en bordure du lac. Sommes entoures de chevaux, poules, cochons (ndfab : et moustiques !). Preparation de pates au thon, puis du melon. Delicieux !

Ndfab : le coucher de soleil est extraordinaire !

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Fabian monte dormir, je le suis, nous nous installons. « Dis Fabian, tu sais quelle heure il est ? Neuf heures ? Non, il est 7h20 … ». Fait chaud, bien que nous sentons de temps en temps la brise du large.

20h, je regarde ma montre, j’entends Fabian dormir profondement.

Etape 221 (01/04) – La Democracia - Coban

Depart 8h20 apres un bon Nescafe. Roulons dans la montagne en direction de Huehuetenango. Le paysage est magnifique. Il fait chaud, mais pas du tout etouffant. Les flancs de la montagne sont plantes de quelques resineux et d’autres arbres multipliant les tons de verts. La route macadamisee est en excellent etat. La seule chose qui nous agace un petit peu, mais qui fatigue surtout Fabian dans sa conduite, sont les « tumulos » (casse-vitesse) en beton, pareils a ceux du Mexique. Ils sont presents surtout dans les villages. Des ouvriers travaillent a la pioche le long de la route. Les femmes portent de longues jupes colorees, parfois dans les tons brun fonce.

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Tout comme au Kenya, elles portent leur bassine de linge ou tout autre paquetage sur la tete. Dans cete region, elles portent toutes le costume traditionnel. Pas de jeans (jusqu'à present). Les hommes portent tous le chapeau de couleur paille. Des camions transportent des sacs de cafe. Les bus sont garnis de nombreuses petites fenetres carrees. Ils sont peints en orange, en jaune, en rouge et orange, en rouge et vert, en jaune et vert. Arrivee a Huehuetenango a 9h45. La banque. Aucun probleme pour en trouver, il y en a partout. C’est un policier muni d’un gillet pare-balles et d’une arme qui fait office de portier. Internet : reservation de mon billet d’avion pour Guatemala Ciudad au lieu de partir de Tegucigalpa (plus du double du prix !), ce qui va de nouveau changer notre programme. Repas de midi moins quart dans un petit truc qui compte 3 tables.

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Quittons la ville a midi et demie. En realite, nous quittons le parking ! Car apres, une erreur d’orientation de ma part (j’ai mal visionne le sens de la fleche noire, mais qui était petite) et un gros embouteillage du a un bus, il est 13h30 lorsque nous quittons la ville. Fabian rectifie : lui avait vu que la toute petite fleche était orientee vers la droite, qu’en fait elle n’était pas si petite que cela, mais qu’apres une telle assertivite, il a prefere faire confiance a la sagesse de sa maman (ndfab : erreur donc …). Bonne route vers Chiantla. Aguacatan, Sacapulas, Cumen, Uspatan. Ces localites sont situees dans les hautes terres occidentales du Guatemala, dans la region des montagnes Cuchumatanes. Les paysages montagneux sont tres jolis. Les flancs sont recouverts de savanes, d’arbres divers dont les pins. Des cultures apparaissent en vallee : des oignons et ? Une guatemalteque porte un gros sac d’oignons sur la tete, delui-ci devant peser au moins 25 kg. Les femmes et les fillettes arborent le costume local fait d’une longue jupe droite a rayures horizontales et d’une large blouse. Certaines portent leur bebe sur le dos, en bandouliere. Toutes ont des cheveux longs. En vile, nous avons quand meme croise des jeunes filles portant le jeans. A Cumen, les vehicules circulant dans le village sont quasi tous des 3 roues. Nous avons roule une bonne centaine de kilometres sur une route en lacets au travers de ce paysage vraiment grandiose, le tout en ecoutant Piaf et des chansons d’apres-guerre.

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16h45, nous voici a l’arret force dans une cote, plus personne ne passe. Il faut attendre 18h. Pourquoi ? Des travaux sur la route ? Nous verrons. Des petites gamines sont la, qui vendent des boissons fraiches et des chips. 17h50, on demarre. Nous voici interrompus dans notre partie de Yatzee. Et l’aventure comence. Il s’agit bien de travaux de construction de la route qui relie Huehuetenango a Coban. C’est ce qu’on peut appeler de la piste. Surtout beaucoup de poussiere.

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Malheureusement, a partir de 18h30, il commence a faire noir. Et c’est dans le noir total que nous arrivons sur le macadam a San Cristobal de Verapaz.

Ndfab : malgre l’obscurite, un des plus beaux troncons de route du voyage. Cette piste toute etroite circule au milieu des cabanes en bois isolees et magnifiques ou les gens vivent a meme la terre. Quelques ampoules illuminent ca et la quelques habitations perdues dans les feuillages, parfois meme tout pres de la route. Des mini-eglises ouvertes sur la rue abritent des … orchestres ! Quel degat que cette nouvelle route empruntee jusqu’ici ! Et quelle aventure pour ceux qui sont venus ici il y a quelques annees encore. Ca va tout transformer, c’est sur ! C’est bien connu, un des plus grands besoins des pays en voie de developpement, c’est la construction de routes (acheminement de l’aide, des soins, etc). Mais quel dilemme quand on voit ceci ! Parce qu’avec la route arrivent … les voitures. Et avec les voitures arrivent … les camions. Et avec les camions arrivent … les jeans ! Mais - tout est bien qui finit bien - bien plus tard, a des mille mille jours d’ici arriveront bien les … Mac Donald’s !

Petite place a l’ambiance bien sympathique. On en profite pour se restaurer dans le seul endroit on l’on puisse manger assis. Ailleurs, c’est debout, dehors, devant les barbecues ou l’on frit du poulet et du poisson. Le petit etablissement est occupe pas des touristes du Nord (ndfab : c’est le Nord !) : Danois ? Norvegiens ? Suedois ? Nous mangeons simplement un sandwich qui s’avere etre en realite un croque-monsieur pour moi et une tortilla a la carne pour Fabian. Et de l’eau bien entendu.

En route pour Coban a la recherche du camping : cerrado ! On finit par degoter un hotel que Fabian a repere dans le Lonely Planet (ndfab : chuut ! Pas dire que je vis un peu grace au Lonely …) : Hotel Coban Imperial. Parking prive. Pas evident d’y parquer le vehicule (ndfab : maman, stp, respect, c’est … le « Def » !).

Dodo 22h, nous sommes fatigues.

Etape 220 (31/03) – Frontera Echevaria – La Democracia

Beaucoup de bruit durant la nuit. Des tas de chiens qui aboyaient, un qui jouait a ecraser une bouteille en plastique, des cris d’oiseaux tres tot le matin. Bref, on se leve vers 6h. Une bonne douche froide. Aujourd’hui va etre une longue route car nous devons longer la frontiere guatemalteque pendant longtemps avant de rencontrer un pont. Depart a 7h45 de la Posada Yaxk’in. Route Mex307. 8h30 Contrôle militaire. Deux minutes auparavant, Fabian m’avait demande de filmer un gars au bord de l’eau a partir d’un pont. Je croyais que c’était une operation militaire. Eh bien non, le gars faisait sa lessive : fou rire !

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Une route macadamisee traverse le Parque Natural Marques de Conullas. A chaque zone rurale traversee, 5 a 6 ralentisseurs de vitesse moderent la notre. Cette route epouse tout-a-fait le terrain (comme dan le Condroz). Flor de Cacao. Changement de direction : on tourne a droite et a partir de la commence une longue route toute droite qui longe le Guatemala Mais … un panneau routier nous indique le Guatemala vers la gauche. Nous empruntons la piste. 500 metres plus loin, « termina Mexico », c’est la frontiere. Un policier nous explique qu’il y a moyen de rejoindre le Guatemala via la piste. Et pas de probleme pour le tampon sur le passeport (ndfab : et pourquoi on n’est pas passe alors ? Me souviens plus …).

Ndfab : a midi, on repere de jolies cascades d’eau turquoise et on decide de poser pour une photo et se poser pour un pique-nique.

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On repart a 13h20. Ciel ensoleille, il fait chaud. La route qui longe la frontiere suit toujours le relief.

Ndfab : en route, on croise … un Def ! Noir comme le notre, il conduit des autrichiens sur un drole de periple (descendus du Canada jusqu’au Panama, ils remontent a present vers la Californie pour envoyer la voiture en bateau en … Equateur ! Rien compris …). Ils sont 2 et voyagent avec un chien. Le toit de leur voiture est demontable et se leve pour faire un peu camping-car. Mieux que le Maggio ??

Arrivee a La Mesilla vers 16h. En 1 heure, toutes les formalites douanieres sont terminees (ndfab : pas juste ca que tout aille bien quand il y a des gens avec moi. On va finir pas ne plus me croire que j’ai attendu 1 jour et demi parfois !). Une taxe de 17 quetzals a été payee pour la desinfection des pneus de la voiture (quarantaine) et 40 quetzals a la banque pour la voiture. Ok ! Nous voici au Guatemala ! Il est environ 17 h. La frontiere entre les 2 pays est dessinee a l’aide de petits poteaux blancs en plastique enfonces dans le sol a flanc de montagne, c’est comique. Beaucoup de petites echoppes des le passage de la frontiere. On continue notre route. Tout de suite, on decide de prendre un hotel a La Democracia. D’abord une boisson bien fraiche : chacun une orangeade. Qu’est-ce qu’il y a comme colorants ! Mais c’est bien frais … Repas du soir un peu plus loin dans la localite. Nous ne mangeons pas la meme chose, j’en profite pour prendre du poulet aux champignons.

Ndfab : le soir, je fais animateur pour maman et lui projette le film « La Mome » depuis mon PC …

23/06/2008

Etape 219 (30/03) – Palenque – Frontera Echevaria

Petit dejeuner Nescafe, pain Nutella assis a table. C’est Byzance ! Nous passons un petit coup de fil a Pily. Il est en train de manger sa troisieme assiette de pates nous dit-il.

Depart vers 9h apres avoir pris une douche vivifiante. L’astuce est de commencer par se laver les cheveux. Et puis la temperature de l’eau convient a tout le coprs.

Direction le Guatemala, via la Mex199, puis bifurcation vers Rio Chancale. Environ 130 km plus loin, visite de Bonampak. Celui-ci est celebre pour ses fresques colorees qui couvrent les murs interieurs des edifices importants. Il s’agit du plus vaste ensemble de peintures mayas jamais decouvert. Trajet en bus de l’entree jusqu’au site.

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15h.On se dirige vers le poste frontiere. Fabian dit qu’il ne « sent » pas la route. Il a consulte la carte et ne voit qu’une solution : mettre la voiture sur un bac pour traverser la riviere. Mais c’est dimanche ! Les banques sont fermees. Mais non. Bingo ! Voici qu’on nous demande de payer une taxe de 15 pesos par personne. Ok, mais pour la suite ? Le gars nous explique qu’il n’y a pas de probleme pour gagner le Guatemala via « una barca ». Et bien, nous voila rassures. Comme il est 13h30, on se dit que ce serait bien de manger avant d’entreprendre la grande traversee. Arret 2 minutes plus tard dans un bui-bui bien propre et tout colore de tons guatemalteques. Nous sommes les seuls. La dame nous propose du pollo (poulet) avec ? Et bien oui, d’accord, du poulet avec ? Pollo fort bien cuit, riz, frites, puree de haricots rouges, salade, 2 tranches de tomate, tortillas, sauce ultra piquante, 2 grands verres d’eau. Passage a la douane : ok, les papiers sont en ordre, tout se passe bien. Bateau :2 passeurs se propsent, on choisit celui a 350. Mais ce que nous croyons etre 350 pesos est en realite 350 US dollars ! Pas moyen de discuter, on rebrousse chemin … Nous repassons par la douane, on recoit de nouveaux cachets et nous decidons de loger ici car le douanier nous a dit que plus loin al region est dangereuse. Premier petit hotel : une grande chambre a 2 lits avec un wc prive. C’est le moment de regler le probleme de l’ordinateur. Tout « back-uper » et tout reinstaller. 2 cocas 600 ml bien glaces et Fabian s’y met. C’est drole, le logo coca-cola est universel, mais le capuchon est mauve … Moi qui n’aime pas beaucoup le coca, celui-ci me fait du bien. Malgre les installations via les donnees d’Arnaud et de Mathieu envoyees par e-mail, rien ne marche. Fabian va trouver une solution via un programme a enregistrer (ndfab : bravo a qui vient de comprendre ceci !). Repas du soir a l’hotel. Cela ressemble a celui du midi. Yatzee en attendant les plats. Dodo vers 21h30.

22/06/2008

Etape 218 (29/03) – Apres Villahermosa - Palenque

6h – le jour est leve. Les oiseaux chantent. Un veritable concert de « mouettes ». Debout a 7h10. Une voiture vient de s’engager dans l’allee. Elle s’arrete. C’est un jeune homme qui vient controler l’etat d’avancement de la coulee de latex. 8h, depart apres une bonne jatte de Nescafe, apres avoir été trouver la gars au latex en lui demandant de bouger sa « coche ». Ce qu’il fait avec un grand sourire.

Direction Palenque. Arret relativement long car la route est en travaux. Placement d’egouts. Arret super rafraichissant au site touristique « Agua Blanca ». Heureusement que nous sommes arrives tot car a 10h15, lorsque nous partons, arrivent les familles avec moultes enfants, les frigo box et meme les casseroles. Moment hyper rafraichissant disais-je car apres avoir gravi de nombreux escaliers pour acceder a la grotte que nous n’avons pas visite faute de lumiere, nous sommes redescendus vers les cascades. Et tout en bas, le bonheur. Les pieds dans l’eau, le bruit de la cascade et enfin les mains dans l’eau, les ongles propres. Nous serions restes la longtemps si Palenque ne nous attendait pas.

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Arrivee a midi. Sommes a l’arret, en ville, devant un internet center. Fabian essaie de trouver un wireless network. Cela ne marche pas. Tant pis. Partons a la recherche d’un parking et d’un petit restau. Fabian me dit qu’il ne l’a pas fait expres : nous sommes devant un Burger King. C’était bon ma foi. Internet dans un centre, Ecrivons le changement de programme a Andre et les propositions de Fabian pour l’Afrique. Le temps d’ecrire une carte a Elisa et Charlotte et a Pily et a Anne, en route pour la visite des ruines. Mes yeux piquent tellement il fait chaud ! Je transpire, des gouttes de sueur perlent sur mon front et coulent dans les yeux : ca pique !

Fabian fait demi-tour a un endroit ineterdit et s’arrete pile devant une jeune fille ! Marche arriere obligee (ndfab : pas pour m’enfuir hein !!) : « Spreekt u Nederlands ? Ja ». Et puis « evoie » (ndfab : j’essaie de la retrouver tandis que je fais le plein, mais la flamande s’est envolee).

Arrivee au site de Palenque. Le parking est gratuit. Nous trouvons un emplacement le long de la route ou plusieurs jeunes gens nous proposent soit de laver la voiture, soit de la garder. Nous declinons l’offre. Palenque est de tous les sites mayas celui dont la decouverte est la plus ancienne. Mais seule une fraction du site a été degagee et ouverte aux visiteurs. C’est déjà tres grand. Nous deambulons entre le Temple des Inscriptions, le groupe des Croix qui comporte 3 temples (la Croix, la Croix Feuillue et le Soleil) et d’autres temples numerotes. Et partout bien sur, des marches a gravir. J’en monte tres peu, tout d’abord pas fiere de ma chute a Teotihuacan, mais surtout parce que j’ai tres mal aux cuisses (pas habituee a ce genre de sport). Alors j’attends Fabian. C’est qu’il fait chaud !

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Nous quittons le site vers 16h30. Ne voila-t-y pas que le Def ne veut pas demarrer. Le frigo était reste branche ! Qu’a cela ne tienne. Nous sommes en descente, il suffit d’enclencher la deuxieme et hop ! le Def demarre. C’est qu’on s’y connait en mecanique nous !

Comme Fabian avait repere un camping sur le chemin de l’aller, nous decidons d’y aller. Pour finir par en trouver un autre (hotel-camping). Sympa aupoint de vue de la situation, mais pas nickel du tout. Il y a toutefois 2 garndes tables en bois, une chaise et de la lumiere. Ce qui nous a permis de manger notre fromage fondu assis et dans la clarte des lampes economiques. Pour agrementer nos parties de Yatze (en danois), nous avons achete une bouteille d’eau glacee. Aah quel bonheur ! Fabian m’a explique les regles du jeu et en a gagne 1 sur les 3 que nous avons jouees. Dodo 22h. Un moustique nous a suivi dans le Maggio. La sale bete. Bzz Pique. Bzz Pique.

Etape 217 (28/03) – Apres Puebla – Apres Villahermosa

Avons dormi berces par le bruit continu des voitures et des camions, mais on finit par s’y habituer (ndfab : pourtant, on était assez loin. Ceci dit, moi j’ai rien entendu … Il existe un age a partir duquel … on a le sommeil plus leger). Fabian s’est leve vers minuit pour prendre une aspirine. Il souffrait d’un mal a la tete (ndfab : tu viens de le dire. Il existe un age a partir duquel … on a la mémoire plus legere). Il est actuellement 6h50. Il fait jour depuis environ 20 minutes, les oiseaux chantent. Mon pied va beaucoup mieux. Je ne l’ai pas encore pose par terre, mais je ne sens aucune douleur lorsque je fais des contorsions. Je suis allongee dans le Maggiolina, Fabian dort toujours, je n’ose pas trop bouger car je risque de l’eveiller (ndfab : vous avez vu (lu) cette gentillesse !! Toute mon enfance comme ca …).Le telephone satellite Iridium est en panne. Alors que Fabian croyait qu’il ne s’agissait que de l’embout du chargeur, il s’avere que cela risque d’etre plus grave. Le boitier lui-meme serait endommage. Je vais le reprendre, l’envoyer a Anvers ou aller le porter moi-meme avec Andre afin de voir si c’est reparable. Le GPS aussi est en panne. Casse ? Je ne sais plus ce que Fabian m’a dit. Peut-etre un probleme d’antenne … Depart 8h45 apres avoir un tout petit peu « babele » avec un mexicain a cheval : « No entiendo espanol – Esta la liuna de miele ? – No, soy la mama ! ».

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Nous desendons vers la vallee au milieu des camions. Le paysage est grandiose. Volcan dans le lointain. Toujours la Mex150 et ses peages. Cultures de canne a sucre. Champs verts (grosses touffes d’herbe). Jusqu'à present, nous avons rencontre 2 petits troupeaux de moutons, 3 vaches et quelques petits chevaux. 2 chiens, pas de chats. Et toujours cette brume de chaleur (ou de pollution). Bifurcation vers Minatitlan a La Tinaja. Changement de decor. Toujours la plaine et la brume, mais paysage plus verdoyant (ndfab : on est passe des plateaux dans la plaine via une tres longue descente. Vue imprenable evidemment). Des cours d’eau de temps en temps, une grande mare ou meme un petit lac. Et des vaches broutant dans les prairies. Plusieurs petites cigarettes. Juste apres un peage, nous nous faisons arreter par la Military Police. Fabian montre ses papiers, mais la seule chose qui les interessait, c’était de savoir ce qu’il y avait dans les jerrycans. De l’essence ? De la drogue ? Fabian tapote sur les bidons et on entend bien que ceux-ci sont vides. Ok, vous pouvez y aller … Ils etaient 5 et tous armes. Midi moins quart. Nous reprenons la route. Il fait chaud. Rencontrons des marchands de jus d’ananas tous les 2 ou 3 kilometres : « Jugos da Pina ». Champs de culture d’ananas. Plus on avance vers Minatitlan, plus on rencontre des palmiers. L’autoroute traverse des plaines immenses. En haut d’une petite butte, Fabian s’amuse a dire « Vue imprenable » (ndfab : petite blague familiale). Apres Minatitlan, ne voila-t-y pas que le Def commence a « tchipeler » (ndfab : vocabulaire familial. Ou bien vrai wallon ?). Et, comme ni Fabian, ni moi « know nothing about mechanic » (ndfab : encore un truc de famille. Desole), Fabian se dit que peut-etre, si le Def se repose un peu, cela ira mieux apres (ndfab : oui, oui ! Ingenieur ! J’ai un diplôme pour le prouver !!). Ce qui nous permet d’aller manger un steak a la mexicaine. Assez piquant je dois dire. Heureusement qu’il y a la puree de haricots rouges pour adoucir. Comme nous n’avons recu qu’une fourchette, nous mangeons a la mexicaine, c-a-d qu’on pousse des lanieres de viande dans la petit crepe ronde et qu’on trempe le tout dans la sauce. Aaah ! Ca pique !!! Et Fabian qui attend toujours son jus de fruits naturels. Enfin, il arrive. Faut dire qu’elle n’est pas tres fute, fute la jeune fille qui nous sert. C’est du jus de melon, Effectivement, ca adoucit.

Avant de repartir, Fabian ouvre le capot de la voiture. Peut-etre que ca a coule. Manque d’huile ? Mais la voiture revient de l’entretien … On s’en va. Et not’ cocotte ne tchipele plus. Mystere, mystere … (ndfab : mais non. Je l’avais dit qu’elle avait besoin de se reposer …). On ira quand meme voir un garagiste.

Le terrain redevient accidente. Mex180 vers Villahermosa. 16h20, nous traversons Villahermosa. Arret au Wall-Mart pour acheter un peu de fromage, des bananes et 2 yaourts. Mangeons les yaourts tant qu’ils sont frais. Ici sur le parking. Cela nous fait grand bien. En route maintenant a la recherche d’un campement pour dormir. Nous sommes en avance sur notre programme. Avons roule 572 km aujourd’hui ! De petits chemins en petits chemins, nous arrivons dans ce qu’on pourrait appeler une plantation d’heveas. L’endroit est champetre, tout comme hier, mais on y entend nettement moins de bruit. Seulement le chant d’un oiseau, celui des grillons et de temps en temps le bruit d’une voiture. A peine arrive, Fabian a monte le Maggiolina tres rapidement et est maintenant plonge dans la lecture du dernier Harry Potter (ndfab : le cadeau de Noel de mon frangin. Merci !). Il fait bon maintenant, le soleil descend dans le ciel. Dans une heure, il fait noir. Goutons le moment present. Qu’il fait chaud dans ce Maggio ! Et c’est qu’il y aurait bien des mosquitos …

Nuit ponctuee de chants d’oiseaux ressemblant a celui des mouettes. Fabian monte dormir a 21h, tout encore impregne de la lecture (ndfab : termine !) du dernier Harry Potter. On va dormir tot en vacances …

Etape 216 (27/03) – Mexico City – Apres Puebla

Nuit convenable, bien que je sois eveillee depuis 5h – decalage horaire ? Debout 7h30 – pas de petit dejeuner a l’hotel. Depart 8h50 apres avoir avale un cha-cha et bu de l’eau (ndfab : ben quoi ? Si tu savais la chance !).

Direction Teotihuacan. Sortie de Mexico via l’Avenida Insurgentes Norte. Tout roule bien. Pas mal de monde sur ce peripherique. Fait chaud, mais c’est encore supportable. Mex85, puis Mex132. Peage pour route rapide. Arrivee a 10h. Grandiose ! Citadelle, Temple du Soleil, Temple de la Lune, Allee de la Mort d’une longueur de 2 miles, soit 3km300 relie les 2 monuments. Nous gravissons plusieurs murets construits le long de la grande allee. Et puis « ascension » du Temple du Soleil. C’est une pyramide a degres. Je propose a Fabian de ne pas m’attendre car c’est quand meme haut ! Heureusement, il y a des paliers ou reprendre son souffle. De la haut la vue est assez … époustouflante ! Il ne reste plus qu’a redescendre … prudemment. Ce que je fais en me tenant gentiment a la rampe. Et puis … que s’est-il passe ? Mon pied a « lache » comme on dit. Je me suis cramponnee davantage a la rampe, ce qui m’a valu de ne pas tomber. Mais je me suis fait drolement mal. Fabian, qui se trouvait un peu plus loin, a cru que je tombais. « Ca va Maman ? – Oui, ca va » (ndfab : C’est toujours tres drole de voir qqn se planter. Mais du haut de la pyramide (assez raide) et quand c’est de sa maman qu’il s’agit … bien sur que le sang ne fait qu’un tour ! Tu m’as fait rudement peur ! Pas envie de te revoir avec tous ces bleus du Bresil …). Je suis descendu tout doux et, en bas, je marchais normalement. Fabian a continue seul vers le Temple de la Lune. Je suis revenue lentement vers l’entree du site et la, je me suis assise pour attendre Fabian (ndfab : et moi j’ai cherche comme un malin apres elle !). Cette visite est a recommander – mieux vaut prevoir de bonnes chaussures et un chapeau de soleil.

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En route pour Pueblas. Beaucoup de monde sur la route : des camions, des choupettes (ndfab : des coccinelles), on n’avance pas vite. Comme l’estomac commence a se manifester, on s’arrete au bord de la route dans un petit bui-bui qui ne prepare que des tacos. Nous les mangeons a la mexicaine, c-a-d avec les mains (ndfab : c-a-d on en fout partout !). On ne nous a pas donne de couverts. 2 fines crepes garnies de viande hachee + oignons frais. C’est chaud ! Et 2 boissons Fresca (style Fanta citron). Le tout pour 48 Pesos : pas cher.

Nous reprenons la route. Arret 2 heures plus tard car la fatigue est la. La digestion sans doute. C’est a l’Italian Coffee que nous buvons un cafe et Fabian un soda et que je prends mon premier Brufen Forte, un anti-inflammatoire : j’ai mal lorsque je pose mon pied gauche par terre.

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Nous reprenons la route (Mex150) vers Puebla. Une jolie route de montagne, bien macadamisee et de largeur convenable, mais remplie de camions qui roulent lentement et prennent leurs tournants de manière tres large, ce qui fait que les depassements ne sont pas faciles a effectuer. Apres une trentaine de km, nous pouvons rejoindre l’autoroute a peage : quel bonheur (ndfab : quel bonheur = Fabian va enfin arreter de pester sur les camions !). Il y en aura beaucoup apres (205 Pesos). Arret dans la direction d’Orizaba pour s’engager sur une route secondaire a la recherche d’un emplacement pour y passer la nuit. Ciudad Serdan probablement. A l’entree d’un champ de mais, sur une hauteur d’où on entend tous les bruits de la route (ndfab : a peine). Mais ici, personne ne viendra nous deranger. Souper rapide : pates (TB) (ndfab : ce soir, je la joue fils modele. Apres avoir conduit toute la journee, je monte le Maggio et prepare tout le diner tout seul) et un Brufen. 20h05 : dodo. Minuit : Fabian prend un Dafalgan, mal a la tete sans doute du a la fatigue.

03/06/2008

Etape 215 (26/03) – Mexico City

Me leve aux aurores pour aller chercher le Def au parking. Faut bien reveiller le gardien, mais bon … J’essaie de retrouver l’aeroport et me trompe de chemin qui m’envoie vers … un autre terminal ! Merde ! C’est lequel alors ? J’essaie bien de me garer, mais me fait expulser 2 fois par les flics et les agents de la securite (ben oui, la voiture est trop haute pour les parkings autorises alors … je cherche des alternatives …). J’ai meme pas l’occasion d’aller jeter un œil a l’interieur, comment je vais faire ? La gentille fifille agent de police me donne une solution en or : continuer a tourner autour du rond point ! Ben ca va etre pratique ca … J’adore le pragmatisme des doux imbeciles, mais la je suis quand meme furieux. P’tite conne va ! T’as pas eu de chance hein toi … Bon, allez, je m’en vais essayer l’autre terminal. Le probleme, c’est que je vais etre en retard si ca continue et ca serait vraiment con ! Ca marche mieux ici et je peux me garer sur un coin sans qu’un legume en uniforme vienne me faire … Et c’est le bon en plus ! Reste plus qu’a attendre … Prendre un cafe et attendre …

Sans son autorisation, je vais plagier ma maman a partir d’ici. Un peu comme avec Anne, sauf que maman elle a son propre carnet … ecrit a la main (En fait plusieurs carnets puisqu’elle a commence a ecrire ses vacances depuis son mariage je crois. C’est genial a relire !). Gentiment, elle m’a laisse une photocopie, alors je vais juste taper et … commenter ! S’il y a des fautes d’orthographe, c’est que j’aurai mal recopie (maman = institutrice = pas de fautes, jamais !). Le style est un peu … telegraphique.

Bon vol, mais long evidemment. Repas chaud servi a 4 heures, heure belge. Vraiment pas bon ! Je n’ai mange que la moitie. Apres un atterrissage tout en douceur, j’ai arpente les couloirs en suivant les indications « claim » et « immigration ». Le temps de remplir un nouveau document, de recuperer la valise et ¾ d’heures sont passes. Et puis les retrouvailles. Nous sommes tres heureux tous les deux. Ah le Def ! Il était noir a l’aller. Le voici tout macule de poussiere. C’est qu’il a beaucoup roule. Mais quand il pleut, il redevient nickel … a l’exterieur. Parce que, en ce qui concerne l’interieur, no comment.

Ndfab : me demande si je vais pas censurer pour finir …

Apres quelques petits transferts, je parviens a m’installer. « Pas de probleme Maman, l’hotel n’est qu’a 7 kilometres d’ici ». Bien qu’il ne soit que 7 heures, la circulation est déjà dense. On roule, on roule, on s’eloigne, le temps passe, on se retrouve dans les embouteillages – mais pas de probleme, on a beaucoup de choses a se raconter.

Hotel Villa Quijotes – Parking pour le Def. Premieres visites a pied :

-          Basilica de Guadalupe : l’ancienne et la moderne. L’ancienne nous perturbe quelque peu avec ses echaffaudages qui servent d’etancon au batiment qui a une tendance a pencher fortement – Je n’ai jamais vu autant de pieces rassemblees a la fois. On dirait une muraille metallique tressee. La nouvelle basilique, toute moderne, de forme cylindrique, abrite un autel de style baroque. De nombreux fideles s’y recueillent. Certains se deplacent a genoux. On revoit cette meme scene sur la grande place a l’entree de l’edifice.

-          Sanctuaire en haut de quelques volees de marche en pierre. De la haut, vue sur la place et le quartier. Superbes jacarandas en fleur d’une couleur parme intense.

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Nous rejoignons l’hotel en traversant une allee d’echoppes vendant des « bondieuseries ». Il s’agit bien souvent de representations de la meme Vierge vetue d’un manteau vert.

Apres quelques recherches sur internet, nous decidons de nous rendre au lieu dit « Zocalo », Place de la Constitution. On prend le bus. 3 pesos par personne. Superbes batiments. Enormement de monde sur cette grande place. Des centaines de personnes font la file pour visiter une exposition de photos. Sommes surpris de voir autant de policiers dans la rue (ndfab : … non, pas de ndfab). Enormement de bruit : les coups de sifflet des policiers qui reglent la circulation, les orgues de barbarie qui diffusent de la musique, notamment d’Edith Piaf, le son des cloches des eglises, les klaxons des voitures. Le truc touristique quoi !

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Et comme l’estomac commence a se manifester, on cherche un petit truc style local : enchilada et tacos. Cela revient un peu au meme : crepes farcies au fromage. Le tout avec un bonne biere. 140 pesos. Visiste du Mont de Piete. Des files de gens y attendent leur inscription je crois.

Retour en bus et petit dodo a l’hotel. Fabian n’a pas beaucoup dormi non plus la nuit passee.

Ensuite … nous etablissons notre plan d’occupation des jours a venir jusqu'à mon depart le 8 avril.

L’estomac appelle de nouveau. Ce soir, on mange un bon morceau de viande a l’hotel. Delicieux. Retour dans la chambre, Essais infructueux d’installation du blog. Il faut acheter une licence Word et Excel. Et cela coute cher !

Etape 214 (25/03) – Avant Pachuca – Mexico City

Derniere etape vers une des plus grandes villes du monde avant de retrouver maman ! J’y suis assez vite et c’est … immense ! Je cherche l’aeroport pour verifier les lieux avant demain matin : elle arrive a l’aube (et meme avant) ! Evidemment, je me perds quelques fois dans ces rues a la circulation un peu dangereuse (fous du volant, trous dans la route et … gamins a cheval en pleine ville !). Pas de panneaux, ni de GPS n’aident pas … Recherche d’un hotel ensuite … avec parking pour la voiture ! Ben … y’a rien autour de l’aeroport et je dois bien rouler longtemps avant de trouver quelque chose d’assez luxueux (c-a-d au-dessus du budget), mais tant pis. Petit tour autour pour passer l’apres-midi : je reviendrai demain, je prefere aller surfer sur internet …

Allez, c’est une courte nuit, alors dodo. Ca donne l’impression que je vais dormir tot quand c’est ecrit comme ca, mais il est tard en fait …

Etape 213 (24/03) – Apres Ciudad Valles – Avant Pachuca

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Ca se sentait déjà hier, ca se confirme aujourd’hui : je quitte les plateaux pour la montagne, je quitte le soleil pour … la brume.

Bref, je verrai pas grand-chose aujourd’hui a part les tournants de la route et les feux arriere des vehicules que je depasse les uns apres les autres. Ce qui est rare est beau, ben ici aussi : quand la brume s’ouvre un peu, elle laisse entrevoir des morceaux de champs accroches aux montagnes, c’est super joli. Un peu vexant, mais bon … Et c’est comme ca toute la journee ! Pas grand-chose a dire donc …

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Etape 212 (23/03) – Avant Ciudad Victoria – Apres Ciudad Valles

Et c’est reparti ! C’est plus cool de rejoindre maman que Anne, mais faut quand meme pas trainer … Alors je roule a la vitesse que m’autorise la route, c-a-d pas tres rapide … Et traverse les villages les uns apres les autres. Pas tres joli a vrai dire, suis un peu decu. On est dimanche pourtant ! Je m’attendais a des fetes … C’est Pâques non ? Ou bien c’est la semaine prochaine ? Sais pas … Y’a bien des bonshommes en papier a vendre dans les magasins, ceux qu’on fait tomber du haut des mats (ou un truc dans le genre … justement, je sais pas comment ca marche et je voudrais bien voir, mais queute, que dalle, rien …). Dans l’apres-midi, je decide de faire une pause a la seconde fois que je croise un rassemblement dans un champ. Faut payer et a l’entree, ils sont bien etonnes de voir un gringo arriver. Sur une bonne centaine de metres, il y a une ligne droite faite pour des sprints de chevaux en duo. Bon, y’a pas beaucoup de mouvement sur la piste (en une demi-heure, j’aurai vu une seule course), mais sur le cote, il ya des stands de barbecue et puis surtout, sous une tente sponsorisee par Corona, il y a un groupe de musiciens qui se prepare. Avec des trompettes !

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Je me rememore cette chanson ecoutee en boucle juste avant de demarrer et qui symbolise toujours pour moi la decision prise de partir : « Pulque, Mezcal y Tequila » de H. F. Thiefaine ! Grandiose ! J’ecoute un peu, mais il est temps de repartir … Et de franchir … le Tropique du Cancer ! Immortalise intelligemment (mais c’est tout sale autour) par une jolie boule de beton jaune.

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Mais le temps se gate et il est temps de trouver abri … Ce sera au bout de plusieurs chemins au milieu d’une plantation de cannes a sucre. Splendide ! Meme si le vent fait du bruit dans les feuillages tout a cote de moi et me font croire a l’arrivee de quelqu’un a tout moment … Tant pis, je m’endors quand meme … dans une certaine fraicheur ce soir.

Etape 211 (22/03) – Apres Laredo – Avant Ciudad Victoria

Me reveille au grand soleil ! D’un cote, de jolis cactus s’ouvrent a moi. De l’autre … 3 voitures de flics qui font un controle sur la route a moins de 100 m de moi, sur la seule entree possible … Bon, ben j’ai le temps quoi. Alors je traine un peu … Mais ils ne restent pas et je peux repartir.

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Les routes ne sont plus aussi bonnes qu’avant ! Je me demande comment je vais traverser cette immense Monterrey sans GPS, mais c’est assez bien indique, et puis … j’ai le soleil qui m’indique le sud alors …

Sans livre pour me guider (ce qui revient un peu a : « sans guide »), je decide de quitter la grand route pour une secondaire qui devrait m’emmener a travers des plus petits villages typiques. Et ce sont des routes plus vallonnees qui m’accueillent et surtout – reel moment d’emotion – des cactus tout droits, comme dans les BD de Lucky Luke (c’est dingue les references qu’on peut avoir …). Mais comme un con, je prends meme pas de photos … Pff …

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Le jour tombe déjà et il faut que je me degote un endroit pour dormir. Au bout d’un chemin de terre qui longe le chemin de fer, je me cache derriere des bosquets. Pas terrible comme cache. La preuve, je recois de la visite assez vite, mais c’est ok, je peux rester. Mon niveau d’espagnol est coince au zero. Ici ou en Russie, meme combat ! C’est tout de meme con alors que je vais y passer quelques mois en hispanophonie … Le coucher de soleil est magnifique !

Etape 210 (21/03) – Apres Georgewest – Apres Laredo

Aujourd’hui, c’est la frontiere ! Toujours une etape chiante … Et puis, celle-ci a une drole de reputation, je m’attends a ce que ce soit long. A la derniere ville un peu importante, je finis par m’arreter a un de ces garages Dodge pour la voir de plus pres cette voiture que je trouve si belle. Je leur raconte mon grand tour, ils m’en proposent un petit, mais j’ai pas le temps. Dommage … J’emporte tout de meme un catalogue en souvenir. Et puis c’est l’arrivee dans cette bete ville ou il n’y a pas de panneau vers la frontiere ! Alors je tourne d’un cote a l’autre du chemin de fer ou les trains s’amusent a passer pour mon plus grand plaisir (c’est beau un train) et ma plus grande impatience (c’est long un train). Puis finalement je trouve « le » pont. Mais rien … Absolument aucun contrôle et me voila … au Mexique ! Ben merde alors … Et mon visa ? Et mon assurance ? Et les papiers de la voiture ? A quelques kilometres de la, un panneau indique la direction des douanes, je m’y rends et me parque ou je peux … Comme d’habitude, plusieurs guichets numerotes se succedent devant les gens qui attendent (faut etre honnete, y’en n’a pas trop). Alors c’est parti. Immigration : ok. Obtenir les formulaires pour la voiture : ok. Les remplir : ok. Mais ca se complique quand je les rend : mon numero de chassis n’est pas bon ! Mais si ! Mais non. M’enfin, poufiasse, ca fait 8 mois que je passe des frontieres avec cette carte rose, c’est pas toi qui vas venir faire ta chieuse (tout ceci, c’est mon dialogue interieur hein !). Resultat : elle s’en va du guichet et refuse de me parler. Sa collegue me demande d’aller verifier sur la voiture. J’en crois ni mes oreilles ni mon anglais … Alors je retourne a la voiture, sort le Nikon, prend une photo du numero et revient furibard au guichet. Heureusement qu’il y a un ecran au dos, alors je zoome et lui montre lettre par lettre et tout a coup c’est bon. C’est connu, les hommes preferent les chieuses, mais intelligentes mesdames (et pas trop moches) ! Et maintenant, c’est bon … Reste l’assurance. Le premier guichet me refuse, mais le second accepte. C’est toujours un mystere …

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Fait noir a present, alors je roule pas trop et me degote un endroit pas tres joli a l’ecart de la grand route. Je dors dans la voiture …

Etape 209 (20/03) – Houston – Apres Georgewest

Plus facile de quitter la ville ce matin : y’a plus de bouchons ! Ce n’est plus de l’autoroute, mais une sorte de nationale. Ce n’est plus civilise, c’est le Texas ! Une succession de plaines immenses et arides : des ranchs ! Les portails sont splendides ! Des puits de petrole aussi. Et des petites villes aux larges avenues bordees de trottoirs couverts sorties des studios d’Hollywood. Au dos des pick-up, des autocollants de support aux Marines en Irak et sur le dos des hommes, des chemises a carreaux de cow-boy. Que des cliches quoi ! Et c’est comme ca que se passe ma petite journee de route.

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Je me rends compte que mes reflexions ont change par rapport a la premiere partie du voyage. Je reflechis moins a tout ce qui s’est passe avant de partir et plus a ce qui va se passer quand je vais revenir. Et suis confronte a d’aussi grandes inconnues ! Les premiers petits cactus font leur apparition.

Pas facile de trouver un coin tranquille pour s’installer avec toutes ces clotures : ca me rappelle l’Australie ! Alors je me degote un espace a l’entree d’une propriete. Sympa, je m’installe et m’endors dans une déjà chaude temperature.

Etape 208 (19/03) – Avant Houston - Houston

En direction pour la grande ville ! Et pour son garage … Faut bien tourner quelques fois pour trouver, mais c’est plus du aux innombrables voies de chemin de fer qu’a mon manque d’orientation. A l’arrivee, je me rends compte faire forte impression puisque des employes sortent regarder la voiture ! On n’importe plus de Defender depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis (a cause que y’a pas d’airbag !) … Alors ils sont etonnes quand je leur raconte que le mien, il est tout neuf (ouais … plus trop avec le pare-chocs avant defonce et l’aile arriere gauche qui a une poussee d’acne avec toutes ses bosses). Et puis, ils n’ont pas recu mon e-mail de reservation pour un entretien. Mais ils m’acceptent tout de meme dans leur agenda … Ca pue le fric ici. Faut dire, ils ne vendent que des Range et des Discovery full option a des riches texans qui font certainement affaire dans le petrole (c’est ce que je me dis) ! Moi, j’attends dans le show room … sans internet !

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En milieu d’apres-midi, je peux repartir : les vidanges sont faites, je suis bon pour l’Amerique du Sud ! Je suis assez rassure. Deuxieme mission du jour (en fait depuis quelques jours déjà) : trouver une prise pour remplacer celle cassee du telephone satellite ! Alors je multiplie les magasins qui presentent tous l’embout en echantillon, mais aucun en stock ! Finalement, un vendeur plus eclaire que les autres acceptera de me donner un echantillon gratos (quelle chance) … que je perdrai (quelle malchance) … Petite balade au centre ville au milieu des quelques gratte-ciels et d’une librairie ou je m’achete … une carte du Mexique ! Ben oui … c’est pour bientôt …

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Toujours en ville (en banlieue) a la tombee de la nuit, j’opte pour un hotel repere dans une brochure pleine de bons de reduction. Faut trouver, mais ca y est ! C’est juste a cote d’un complexe industriel high-tech … : Texas Instruments ! Mais bon sang, mais c’est bien sur … suis au Texas … Allez, bonne nuit !