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18/05/2008

Etape 180 (20/02) – Honolulu – San Diego

Me suis reveille tard ce matin. Trop tard … J’ai dormi comme un ours en hiver. J’aurai pas le temps de retourner a Pearl Harbor visiter le USS Missouri ou Mac Arthur a signe la reddition japonaise, mettant fin a la deuxieme guerre mondiale. Tant pis … Il est meme presque temps que je prepare mes affaires pour quitter l’endroit. Douche, bagage, check out, shuttle jusque l’aeroport, inspection des bagages par le departement de l’agriculture (je vous le dis : la Russie, c’était easy). Low cost a l’extreme : il faut proceder a son check-in soi-meme, peser son bagage et coller l’autocollant d’identification … J’espere que mon sac arrivera au bon endroit. Je n’en reviens toujours pas d’etre a … Hawaii et de devoir partir si vite … Mais bon, j’ai prevu depuis le depart de passer par San Diego dire bonjour a Emilie et la voiture est censee arriver bientôt … Je regarderai les differentes iles par le hublot : oui, une randonnee par ici devrait etre sympa. Ce sera pour une autre fois … En quittant l’avion, j’en profite pour leur piquer une couverture « Hawaiian Airlines » (je l’ai toujours et l’utilise souvent). La nuit est déjà tombee sur San Diego et ma chevalerie aupres de Mille (Non, ne viens pas me chercher, je me debrouillerai bien tout seul) commence a prendre serieusement du plomb dans l’aile des que je sors de l’aerogare … Bon, je craque : « Mile, tu viens me chercher ?! ». Encore heureux que j’avais note son numero de telephone … Je ne m’attends pas a ce qu’elle debarque de suite et, de fait, j’ai le temps de vider mon paquet et de voir l’aeroport se deserter quand je distingue sa silhouette. Putain, ca fait longtemps … On essaie tous les deux de se rememorer la derniere fois qu’on s’est vus. On est tous les deux vraiment contents de se voir, on a tous les deux des tas de choses a se raconter ! On roule bien 20 minutes dans le noir (c-a-d que je ne sais absolument pas ou on est !) pour arriver dans un de ces complexes multi-appartements autour de la piscine, bref, l’idee que je me faisais de la banlieue californienne. C’est le bordel total : elle vient de demenager. On parle encore tard avant d’aller dormir (je comprends pas : elle est censee travailler demain !).

Il m'emmerde ce blog !

A publier les notes dans le desordre ...

Mille sorrys pour l'inconvenience !

Etape 184 (24/02) – San Diego

Ce matin, on finit le pain prepare maison dans la nouvelle machine. Delicieux, mais faudra ajuster les reglages tout de meme : il y a des miettes partout … Pauvre Mille condamnee au pain de mie local degueu et fade et qui colle dans le palais sinon … Je me decide tout de meme aujourd’hui a visiter les lieux … Dommage que Joshua Park soit si loin … Alors ce sera le centre ville : je me prepare une serie de musees proches les uns des autres … Mais la route que je suis (un peu au hasard et de mémoire par rapport a la carte etudiee sur Google Maps avant de partir) me conduit au bord de mer tout d’abord. Au loin, un voilier accoste attire mon attention : bon, un petit arret de 5 minutes tout de meme. En fait il y en a plusieurs, de toutes les tailles, de toutes les epoques. Meme un sous-marin et des gigantesques bateaux de croisiere. De l’autre cote, un porte-avions dans la rade militaire.

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Et de ce cote aussi ! Et on peut visiter !! Ca y est, mon attirance pour les choses de la guerre qui revient (comprenons nous, c’est parce que je trouve les guerres horribles (surtout les « fausses guerres americaines ») et aux destins tragiques et « anormaux » (non naturels, pas comme un tremblement de terre ou un tsunami) que je suis intrigue. Ouais, ok, y’a l’attrait de l’uniforme, reve de gamin aussi …). On visite tout d’abord l’interieur du bateau, les chaines, les ancres, le poste de pilotage, les usines de fabrication d’oxygene pour les pilotes (dangereux), les cabines, la vie a bord, etc. Puis il y a des avions « à l’intérieur » (descendus en ascenseur), puis il y a une expo sur Top Gun (la vraie école, créée au debut du Vietnam quand les avions américains se faisaient descendre comme des mouches par les Migs). Ben oui, avec la musique du film en fond, impossible de ne pas rever d’etre un de ceux la, faut se laisser aller, c’est tout … c’est pas grave … Sur le pont, sous la pluie, toutes sortes d’icones de l’aviation americaine, dont les f-14 tomcat du film et autres helicopteres dont celui qui a repeche les capsules des missions Appollo … On ne peut pas rester insensible devant ces machines capables de « voler » (comme a chaque fois que je prends l’avion en fait …).

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Je redescends acheter un petit souvenir pour remercier Emilie de l’accueil (encore 1000 mercis … Mille ! Pour … tout !) et surtout parce qu’une pancarte m’avait intrigue : « veterans de la 2eme guerre mondiale ». Au premier passage, il n’y avait personne, mais maintenant un petit gris de cheveux et de barbe discute avec un local d’extreme droite sans doute. Je les ecoute, ca ne parle que de munitions. J’attends que ca finisse et je regarde attentivement la carte deployee sur la table. Je lui glisse alors : « moi, j’habite la ». En fait c’est la carte de Belgique qui explique la campagne au moment de Bastogne. Et c’est parti pour une bonne heure de discussions. Je lui pose un tas de questions sur son histoire de brancardier (de bien avant a bien apres la guerre). Je suis emu comme jamais (ca tient peut-etre a mon moral du moment, mais je ne crois pas) de ce qu’il me raconte. C’est de nos grands-parents qu’il s’agit ! Et d’une tout autre vie que les notres. Lui me raconte alors ses voyages successifs en Belgique et a quel point il nous est reconnaissant : c’est le monde a l’envers, c’est lui qui me remercie !! On se quitte par une franche accolade … Les musees sont fermes a l’heure qu’il est, alors je me fais une petite balade en ville et m’en vais vider un verre de vin en regardant le ceremonie des oscars en direct dans un cafe du coin. Je reprends la voiture un peu plus tard quand Emilie m’appelle : on se fixe un rdv foireux (je veux dire, un de ceux ou on croit qu’on va se retrouver c’est sur, mais il faut quand meme s’appeler 2 fois au moins avant de se retrouver vraiment) pour un dernier restau. Cette fois c’est moi qui offre ! J’en profite pour lui remettre mon « cadeau » : elle apprecie. Sur le retour, on se refait une derniere « discussion » qui fait du bien …

Et puis, ca fait 3 jours que j’en parle, mais je me decide a la lancer cette lessive !

Avant d’aller dormir …

C’etaient 4 jours un peu hors du tour, mais 4 jours qui ont fait beaucoup de bien, que j’attendais peut-etre avec un peu d’apprehension (en fait qui me terrifiaient) mais qui marquent un changement …

Etape 183 (23/02) – San Diego

Ben oui, je me reveille tard du coup … Aujourd’hui, il faut monter une bibliotheque restee dans le garage depuis le demenagement. Des copains arrivent pour l’operation. Je reste en retrait devant la conduite des operations, mais en profite tout de meme pour distiller de (judicieux) conseils : sont marrants (et dangereux) ces americains ! On glande un peu le reste de la journee (je peux rester un jour de plus ? : les billets sont moins chers le lundi que le dimanche ? Ah oui, devant les differences de prix et de duree, j’abandonne mon reve de prendre un « Greyhound », vous savez, ces bus qu’on voit dans les films ? Et puis … ils sont blancs maintenant, ils ne sont plus argentes … alors …) et ce soir on va boire un verre et jouer un billard. Ce sera match Belgique vs. USA. A deux, on forme une equipe de reve : une complicite tactique et des tactiques complices nous menent vers la … defaite … malgre les multiples demandes de « belle » a jouer. La biere coule a flot depuis les pichets servis par table, a se partager dans nos verres respectifs. Mais on a heureusement l’occasion de se rattraper a un autre jeu local (impossible a decrire). Dommage qu’on se fasse jeter a la fermeture (sais plus quelle heure, mais trop tot : je m’amusais bien avec Mille !) …

Etape 182 (22/02) – San Diego

Ce matin, on va manger avec des copains. Oui, ici, c’est pas un verre le soir, plutôt un breakfast le matin. Mais on arrive si tard qu’ils ont déjà fini. On visite un peu la cote avec les phoques echoues, mais il fait gris et il pleut meme ! Comme quoi, San Diego ne vaut pas sa reputation. On rentre a l’appart … Je demande pour rester un jour de plus, ils ne vont pas dedouaner la voiture pendant le week-end : « tu peux rester autant que tu veux ».

A midi, je la suis jusqu'à l’univ et, de la, emprunte la voiture pour quelques paperasseries (faut imprimer, puis signer, puis scanner, puis mailer une lettre : ca parait simple, mais quand on n’a pas de bureau, c’est plus complique que prevu. Je trouverai chez un office DHL qui a bien du mal a se decider de me faire payer 1 ou bien 2 dollars !) et autres courses au supermarche local. Je ne comprends pas ce qui se passe, en fait je ne comprends pas ou je suis : j’ai roule 5 kilometres et je suis paume comme jamais ! Tout se ressemble ici, ce ne sont que complexes immobiliers aux noms, couleurs et architectures similaires (si pas identiques). Même les rues ont des appellations semblables (entre le Boulevard, l’Avenue ou la Street du même nom). Il me faut beaucoup tourner … aussi ou je ne peux pas. Du coup, comme dans les films, il y a des gyrophares dans mon retroviseur et une sirene courte qui retentit derriere moi : Wiouw … Et meeerde. L’agent est parfait : il a des lunettes de soleil, un chapeau et une moustache. Et un accent ! Moi, sorry comme d’hab, je lui tends les papiers et lui explique que je ne suis ici que pour 2 jours, pour une conference a l’univ et que je repars demain dans mon pays, que j’ai emprunte une voiture a une amie et que « voici les papiers », mais pour mon permis de conduire « voici mon memory stick : il y a un scan couleur de mon permis dessus » … Je n’ai aucun dollar sur moi, mais il me laisse repartir avec un avertissement verbal qui lui fait prendre son role au serieux. Aaah, les flics … mes amis … De retour a l’appart, je re-surfe, mange mon doggy bag de la veille et m’en vais essayer de dormir avant leur retour. Jetlag mal gere, je me reveille en pleine nuit et ne parviens plus a me rendormir …

Etape 181 (21/02) – San Diego

Elle doit déjà etre partie au boulot, donc je prends mon temps pour mettre KO tous ces decalages horaires que j’accumule dernierement. Quand je me leve finalement (pres de midi), elle finit de ranger un petit mot qu’elle avait prepare : « les papiers de la voiture sont sur la table avec les cles, amuse toi ! » ou un truc dans le genre … Putain, quelle attention ! Et quel cool metier que celui de chercheur je me dis aussi … Un de ceux ou on peut aller travailler quand on veut … Je suis jaloux. Mais aujourd’hui, je profite pour la premiere fois de la connection wi-fi du nouvel ordinateur (en fait, je decouvre cette technologie encore inedite pour moi) : je parviens apres de longs essais infructueux a me connecter a un reseau non protege du voisinage ! Un petit pas pour l’homme, mais … Je regle quelques mails (et recoit celui tant attendu de ma derogation) et prends contact avec l’agence de San Francisco pour verifier que ma voiture arrive bien aujourd’hui ! Resultat aussi bizarre que l’etat de fatigue ou je suis toujours : « Elle a été debarquee ce matin, mais honnetement je ne sais pas ce qu’on va faire avec : il est impossible de la faire entrer aux Etats-Unis » … Waow ! Ca c’est un choc … Alors je lui explique les procedures que j’ai entamees depuis des semaines aupres de leurs douanes (en fait l’agence de l’environnement americaine pour obtenir une derogation d’1 an pour rouler sur leurs routes), je lui forwarde le mail. Pas du tout au courant ! Ca commence bien … Je commence mes recherches d’une assurance auto (globale pour l’Amerique ou bien pays par pays ?). Et puis je m’inquiete de l’etat du budget : serai dans le rouge, c’est sur, mais de combien ? Les transports maritimes (en fait, les frais annexes qui doublent le transport et mon estimation) coutent plus chers que prevus …

Elle rentre tard (ca me rassure : au moins elle travaille !), mais on va quand meme se faire un p‘tit restau ce soir. Je ramene la moitie de ma pizza dans mon doggy bag (doggy box dans ce cas) : une premiere pour moi ! On continue les discussions une fois rentres et on sombre (enfin moi surtout) dans les fous rires Top Guniens et pastiches Hot Shotiens associes (jamais autant ri devant un film). Apres tout, la base était ici a San Diego. Malheureusement, on ne visite plus … Il y a bien le restau ou a été tournee la scene du piano …

Allez, on va dormir …

14/05/2008

Etape 179 (19/02) – Hobart – Sydney – Honolulu

Alors voila, je m’etais prepare a un depart facile, et je suis de nouveau prêt aussi a un depart difficile (What about « pas de depart » Fabian ?). C’est donc contraste et dans le brouillard de mes pensees que je me laisse conduire jusqu'à l’aeroport. Cafe, muffin et magazine plus tard, j’ai quand meme les yeux rouges au moment de rentrer dans l’avion en regardant ce superbe lever de soleil. J’attendrai le decolage avant de m’endormir, mais je raterai l’atterrissage, toujours dans les vapes. Arrivee a Sydney, je me prepare pour une longue journee dans l’aeroport … Il n’est meme pas 8 heures et mon vol est 10 heures plus tard. L’emmerde, c’est que je ne peux meme pas enregistrer mes bagages avant 15 heures ! Alors en attendant, je traine entre le Mac Do, le couloir pres des toilettes pour recharger mon gsm et dehors puisqu’on ne peut plus fumer nulle part en ce XXIeme siecle ! Et quand enfin l’heure et mon tour arrivent, je reste coi devant la question de l’hotesse « pouvez-vous me montrer votre billet de sortie des Etats-Unis ? ». Hein ? Quoi ? Mais madame, je sortirai en voiture … On n’a pas du lui faire celui la parce qu’elle va quand meme verifier chez ses superieurs. Dura lex, sed lex. L’emmerde, c’est que je sois pas sur que ce soir une vraie lex, plutôt une directive de la compagnie … Je fonce alors au kiosque internet du coin (et presse un jeune occupe a surfer de deguerpir : c’est une urgence !) reserver un billet low cost hors USA. Euh … quel trajet ? Je passe en revue mes connaissances geographiques (pauvres) du pays en vitesse et conclus que Vancouver et Seattle doivent etre assez proches et assez grandes que pour fournir une solution a moindre cout : 100 dollars tout de meme ! La surprise c’est a la fin de la procedure (l’etape apres avoir « clique » sur « confirm ») : la confirmation de mon vol sera envoyee dans ma boite mail dans … 24 heures !! Mais c’est maintenant que j’en ai besoin moi !! De depit, je cours tout de meme a travers tout l’aeroport a la recherche d’une imprimante pour mettre sur papier l’ecran de confirmation du site. Peine perdue, les seules imprimantes sont en loge VIP auxquelles je n’ai pas access puisque … je n’ai pas encore enregistre mon vol !! Alors je retourne au guichet de Qantas qui me confirme avoir déjà connu le cas et me propose la seule solution : acheter un billet pour … Londres ! Pour … 1700 dollars ! Une fois arrive aux USA, je l’annule et ne perds que des frais de dossier pour 40 dollars. Ben tiens ! Heureusement que ma carte Visa accepte le paiement (ai eu beaucoup de frais dernierement) et je peux enfin embarquer dans les derniers (sans passer par la case free tax acheter des cigarettes au bas prix). Le vol est low cost sans option, c'est-à-dire, sans manger, sans regarder de films et meme sans avoir a boire ! Ce qui est marrant, c’est que je retourne un jour en arriere ou plutôt mon 19 fevrier aura été tres tres long ! Le matin, a l’arrivee, la procedure d’immigration est assez longue et lente. Je comprends quand j’entends enfin me poser toutes ces questions sur les raisons de mon voyage (de nouveau, z’ont l’air perplexe sur mon tour du monde) et que je doive mettre mes index en guise d’empreinte « digitale » … A la sortie (dehors), je me fais reprimander parce que je suis hors de la zone fumeur. Et quoi, m’ont meme pas mis de collier de fleurs comme a tous ces touristes en voyage organise, pourraient etre sympas au moins ?! Je retourne aupres de ces telephones gratos reserver un motel et me faire prendre en fourgonnette juste pour moi. J’ai choisi de loger pres de l’aeroport, comme ca je peux partir au dernier moment. Je compte pas aller en ville de toutes facons : moi je veux voir Pearl Harbour, de l’autre cote ! A vrai dire, je suis creve … Et je ne parviens pas a faire de sieste. Alors je quitte l’hotel et marche longuement a la recherche du bus (avec porte-velos a l’avant !). J’arrive pas a croire que je suis aux Etats-Unis, avec drapeaux americains et Ford Mustang partout. Il est passe midi quand j’arrive enfin au memorial. J’enfile un sandwich et une bouteille d’eau et c’est parti pour la visite gratuite, ecouteurs aux oreilles. Y z’ont le chic pour leurs memorials les americains ! Patriotique (Nationaliste) a du 200 km/h (ils admettent quand meme que l’attaque avait été reperee, mais ignoree par les radaristes du coin, mais ils omettent de dire qu’une attaque des japonais était attendue et meme souhaitee par les autorites) …

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Le clou, c’est le memorial en lui-même, construit au-dessus de l’eau (on y va en bateau) a l’aplomb d’une des seules epaves qu’ils n’ont pu sortir de l’eau (ah oui, ce qui m’a quand meme etonne, c’est que 95% des bateaux coules pendant l’attaque ont été renfloues et ont servi pendant la guerre et meme bien apres !). C’est tres joli, surtout l’essence qui s’echappe toujours du bateau 60 ans plus tard … Juste a cote, un musee de l’armement. Il est bientôt ferme (et cher) alors je ne visite que l’exterieur, rempli de missiles de toutes categories et epoques : ce sont des malades ceux qui inventent ca … Un sous-marin flotte juste a cote, mais voila que tout ferme … Je reviendrai peut-etre demain matin … En attendant, je reprends le bus et – puisque j’ai le temps et qu’il me faut un adaptateur US – je poursuis jusque passe le centre ville, jusque … Waikiki Beach ! Juste le nom … Me retrouve au pied de gigantesques hotels. Une troupe de danseuses attire la foule (et moi avec) le long du boulevard. Waow ! Je poursuis jusqu'à la fameuse plage, dans l’obscurite maintenant : elle est eclairee ! Ouais, c’est vrai que c’est une belle plage (eau claire, sable parfait et les calmes vagues du soir), mais c’est quand meme au centre d’une ville !! Je ne trouve pas mon adaptateur et rentre bredouille a l’hotel pour une bonne nuit de sommeil …

Etape 167 (07/02) – Sydney – Hobart

Cette fois je les surprends : ils chuchotent juste a cote pour me laisser dormir … Quelle attention ! Mais je me leve pour saluer Benoit au moment ou il part et je lache sans pouvoir le contenir : « Je ne serai peut-etre plus la ce soir … ». Bien sur qu’ils ont compris puisque j’en ai parle a plusieurs reprises (facile quand ca se passe au bout du monde) … Apres ma douche, j’annonce a Agnes que je pars en ville verifier la possibilite de changer et d’acheter un billet d’avion … C’est cher … Tres cher … Je tourne bien un peu en rond et tente sans succes de me calmer et de prendre le recul necessaire. Tant pis pour Hawaii, au pire, je prends le temps de visiter la Tasmanie … Et a 14 heures je repars pour Hobart et le Central City Backpacker retrouver sa « manager » et advienne que pourra ! Je ne peux attendre, je fonce recuperer mes affaires, saluer et remercier Agnes pour leur accueil, m’excuser de les planter la et rejoindre l’aeroport ou on annonce … tempete ! Mais le vol ne sera pas retarde …

Interruption des programmes, deuxieme (et derniere ?) censure …

Etape 166 (06/02) – Sydney

Je ne les ai meme pas entendu ce matin. Ils ont du se lever et prendre leur petit dejeuner sans faire de bruit, en chuchotant. Je suis leur premiere visite de l’autre cote du monde, je suis sur que ca leur fait autant plaisir qu’a moi … L’autre chose qui me fait plaisir, c’est le sms decouvert au reveil ! Elle a ecrit. Je sais plus quoi. De toutes facons, c’est pas important …

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Aujourd’hui, on a decide de se faire une journee musees Agnes et moi, quand elle rentrera de son interview. Mais apres l’echec de la visite de la maison du gouvernement (impossible d’obtenir des tickets), un petit tour a l’Opera pour les quelques photos manquees hier et une interessante visite au Musee d’Art Contemporain, on passe plutôt la journee dans le parc a parler de nos histoires respectives, a recoller les morceaux manquants et se donner des nouvelles des connaissances communes (Saskia revenant le plus souvent) … Petite visite de leur hotel (avec piscine, salle de sport, sauna, etc. le tout avec vue sur le port touristique) pour bien se convaincre qu’ils sont ici dans un endroit de reve (moi je me dis qu’ils auront difficile a leur prochaine destination). Benoit rentre (costard cravate comme les autres) et on peut alors re-traverser la ville sous la bruine vers d’autres quais pour s’enfiler leur plat favori : des spare-ribs ! Au retour, je m’eclipse pour quelques temps dehors … Je pretexte des photos de nuit de l’Opera (c’est vrai en fait), mais j’en profite surtout pour un coup de telephone vers l’ile quittee 2 jours plus tot. Parce que l’idee d’y retourner se fait de plus en plus precise … J’ai bien le sentiment objectif d’etre assez proche du harcelement, ce qui ne me ressemble qu’au quart de dixieme (en fait, pas du tout, je suis le premier etonne) … Mais c’est un succes, elle a cede par un « ok » auquel je m’accroche. Bien sur, base sur mon experience des jours precedents, ce n’est pas une surprise (je l’avais meme envisage) quand le sms que je recois me parle de risque et d’annuler le tout … Ma partie temeraire ignore ce message, les autres me conseillent de passer la nuit dessus …

Etape 165 (05/02) – Hobart - Sydney

Attendre le bus avec les autres qui arrivent plus tard parce que je suis parti en avance. Prendre un cafe a l’aeroport parce qu’apres tout je suis creve. Et me demander ce qui s’est passe, ce qui se passe exactement … La joie classique de prendre l’avion et vivre le decollage. Atterrir groggy a Sydney et chercher le chemin dans l’aeroport en feignant d’etre un habitue. M’etonner moi-même de retrouver un endroit connu alors que je ne suis jamais venu. Ah ? Si en fait … il y a un peu plus d’1 mois, j’ai fait escale ici … Prendre le train … Jusqu’ou ? J’ai bien l’adresse d’Agnes et Benoit, mais dans ma boite mail … Je me souviens que c’était pres de l’Opera, mais c’est si grand Sydney … Alors je choisis la Gare Centrale pour me degoter un internet cafe et verifier ca … Ah, ben, elle avait pas exagere, c’est juste a cote de l’Opera. Me voila bon pour traverser le centre ville en chemise et sac a dos au milieu de ces yuppies en costume raye, cravate rose … Les rues ont l’air etroites, coincees entre les gratte-ciels. Elles le sont d’ailleurs. En tous cas, plus que dans les autres grandes villes traversees jusqu’ici. Et quel bruit ! Il y a meme un tram suspendu qui roule au-dessus de moi pour rendre l’endroit encore un peu plus sombre … Heureusement, certains vieux buildings sont remarquables dans leur architecture et me font m’arreter plusieurs fois, tete en l’air … Quel bete plaisir j’ai a apercevoir les toits de l’Opera a travers quelques branches … Une « merveille » du monde a portee de vue …

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La receptionniste de l’immeuble insiste pour m’accompagner jusqu'à l’appartement. Quel luxe ! C’est a peine si je reconnais Agnes une fois la porte ouverte … Mais cette jeune dame, c’est bien la bleuette que j’ai connue a plusieurs reprises durant ses etudes ou meme au debut de sa carriere quand elle était venue travailler quelques mois chez Besix. J’engloutis plusieurs verres d’eau tout en discutant de choses et d’autres. Je decide de partir « faire un tour » et j’oublie l’appareil photo une fois de plus … Je commence par le Jardin Botanique, situe juste en face. Toutes les villes ici ont leur jardin botanique. Celui-ci plus que les autres m’interpelle … Il fait bon, et ca sent bon. Je m’arrete quelques minutes sur un banc pour profiter de l’endroit et me releve … presqu’une heure plus tard quand l’ouvrier communal arrive avec sa tondeuse juste derriere moi. Je poursuis ma route au milieu de toutes ces plantes et ces arbres que je ne connais pas, que je ne connaitrai pas, mais qui evoquent tellement ma situation a l’autre bout du monde … bizarre ! Suis encore un peu desoriente de ma courte nuit. Il y a la plus loin une personne qui fixe le ciel. Bete reflexe peut-etre, mais je me retrouve tete en l’air, curieux que je suis. Des centaines d’immenses chauve-souris sont pendues aux arbres. Certaines s’envolent et deploient leurs ailes qui ont l’air d’etre en plastique. Brr … drole d’impression … Une piscine olympique en plein air, des bateaux militaires dans la rade et de magnifiques entrepots en bois transformes en appartements de luxe (dont celui de Russel Crowe ?) plus tard et j’arrive enfin devant ce monument des monuments de la planete, cet embleme d’une certaine architecture des annees 70, cet exemple d’une certaine audace qu’il nous manque tellement (puisque je ne compte evidemment pas notre (ho)erreur atom(ium)ique) … Bon, ca n’a pas la legerete a laquelle je m’attendais et les voiles en beton semblent assez lourds. La couverture en carrelages blanc m’etonne aussi. Mais l’ensemble reste d’une beaute inspirante … D’ailleurs, les touristes autour de moi semblent penser la meme chose puisque les appareils photo fonctionnent a plein regime … Et puis sa situation de presqu’ile rend l’atmosphere radieuse et importante. Au large, l’imposant pont qui enjambe la riviere complete le paysage (et les photos). Je poursuis ma balade dans la ville un peu perdu, un peu hagard, fatigue sans doute … et rentre a l’appartement. Benoit est la. Pas de surprise cette fois : lui est pareil a mes souvenirs. Depuis que j’ai recu leur mail, il y a quelques semaines deja, je suis tout content de venir les visiter. Bien sur, je n’ai plus eu de nouvelles depuis des annees, mais en meme temps, j’ai l’impression d’avoir suivi leur parcours de loin. Apres tout, j’etais leur parrain a l’universite (je crois) … Bref, il n’y a pas ce malaise qui m’envahit d’habitude quand je revois des gens que je n’ai plus eu l’occasion de rencontrer depuis longtemps … Alors on parle, on parle et encore … et au Hungry Jack’s on continue … Je decouvre leur vie qui demarre ici, loin de tout, apres des annees d’hesitation (par rapport a l’inconnu de l’expatriation) sans doute et puis ils ont l’air si bien ici, ensemble … Retour pour une nuit profonde dans leur immense canape … J’appelle la reception de l’auberge de Hobart pour obtenir (arracher ?) « son » numero de gsm et j’essaie sans succes d’envoyer un premier sms, que je complete par une autre tentative infructueuse aussi d’appeler en direct (j’ose la !) …

Etape 161 (01/02) – Overland Track – Part IV – 27 km – Hobart

Debout de plus en plus tôt puisqu’il est 7h30 quand je démarre (après avoir signé le registre). Cette dernière étape devrait être toute plate d’après la carte topo. En fait, c’est une succession de mini montées et descentes à travers les racines des arbres …

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Après 10 kilomètres, j’arrive au bord du lac. De là, un ferry permet de rejoindre la fin du trek. Ou bien il y a le sentier qui longe l’eau. Moi, je crève de mal aux pieds ce qui me fournirait une excuse correcte pour le prendre ce bateau. Mais nom de dieu, c’est encore 25 dollars. Ils se foutent de notre gueule ces rangers ! C’est le trek le plus cher que j’aie jamais fait … Et puis, ça serait pas faire exactement complètement le trek que de monter dans ce bateau …

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Alors je mords sur ma chique et repars pour … 17 kilomètres supplémentaires. Les premiers pas sont hyper douloureux, mais après une période de « chauffe », je sens presque plus rien … Et je marche de plus en plus vite … Pause avec papote à la clé avec 2 jeunes australiennes à midi et je repars. C’est interminable comme marche, les pieds font de plus en plus mal, il fait de plus en plus chaud. Un large sourire ne me quitte pas quand j’arrive. Personne pour me féliciter, mais je me sens super fier ! J’l’aurai fait en 4 jours cette marche de 6 … En fait, comme j’arrive juste avant 16 heures, c’est un peu comme si je l’avais fait en 3 … Coca, sandwich au thon et clope pour fêter ça ! Puis c’est la réservation de nuits supplémentaires à l’auberge et l’attente du bus, sans être même sur qu’il va m’accepter, puisque je l’ai réservé pour dans … 3 jours. Une bande d’allemands (il y en a partout) font du bruit. Je ne supporte plus les jeunes : suis-je vieux ? Retour vers Hobart en 3 heures sous un coucher de soleil magnifique sur les campagnes et les petits villages tellement attirants. C’est presque plus joli que le Pays de Galles. Ca l’est sans doute …

Retour avec une certaine appréhension vers l’auberge … Renée est là dehors, elle ne me voit pas quand je m‘assieds à sa table.

Clope allumée pour me donner une certaine contenance, je raconte à voix haute mon escapade aux filles du banc d’à côté. En en rajoutant un peu ? Sans doute ... C’est sûr, elle a dû m’entendre, j’ai fait ce qu’il fallait. Je pense même qu’elle s’est arrêtée, leur conversation avec son hippie. Délicatement, je fais glisser mon livre de l’autre côté de la table. Jusque dans son dos, pour qu’elle se retourne vers moi et qu’on fasse un premier contact visuel.

Interruption des programmes, premiere censure …

Etape 160 (31/01) – Overland Track – Part III – 17 km

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Première cloche au pied décelée, je panse comme il faut (mais sans désinfectant parce que je l’ai oublié …), range vite mes affaires et hop me voilà parti à presque 8 heures … Deuxième vraie grimpette du trajet vers le col. De là, je comptais partir pour l’ascension de traverse vers le sommet de Tasmanie. Raté, celui-ci a décidé de se cacher dans les nuages … Alors je continue et redescends vers le prochain refuge.

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Papote avec la ranger (superbe jeune fille souriante, en short et uniforme. Celui qui est insensible à ça est un eunuque !) et c’est reparti ! En redescendant la vallée, je prends quand même le temps de m’écarter du chemin pour voir quelques cascades recommandées. Paraît que certains nagent ici : sont complètement tarés ! Moi j’ai déjà froid hors de l’eau. En fait, depuis le début, je ne parviens pas à me réchauffer (sexy mon short, mais ça n’aide pas …). Sinon, ci et là, des wallabies (sorte de kangourous) sautent à mon approche. Puis une nature variable à souhait. Des décors rocheux et vides des sommets (avec de magnifiques et nombreux lacs), on passe à la forêt vierge, eucalyptus géants, fougères et palmiers … J’arrive au refuge vers le milieu de l’après-midi : plus d’eau dans le réservoir ! Faudra aller la chercher à la rivière et la faire bouillir avant de la boire (avec du café du coup). Pas grand monde ici … En fait, il faut bien avouer que je brûle un peu toutes les étapes, que je dépasse un peu tout le monde. Sais pas ce que j’ai, je me sens en super forme … J’ai hâte aussi de revenir à Hobart je crois … Puis cette randonnée ne tient pas toutes ses promesses en termes de décors (surtout dû à tous ces passages en bois aménagés par les rangers). Et puis de nouvelles cloches aux pieds sont apparues aussi. Et celle que je n’ai pas désinfectée prend une drôle de couleur sous le pansement … Alors, dans la douleur, je préfère marcher d’un bon pas. Les quelques personnes qui font halte ici sont toutes sous tente, ce qui fait que je passe ma soirée et ma nuit seul dans le refuge. Putain, fait froid !

Etape 159 (30/01) – Overland Track – Part II – 26 km

Réveil à 7 heures ! Brr … J’ai vraiment caillé toute la nuit. Vraiment très froid. Me suis bien réveillé une dizaine de fois. Ecouté les souris ou je ne sais quoi d’autre se faufiler sous la tente et les oppossums rôder partout …

Je range le tout assez vite, fais le plein d’eau, et c’est parti pour ma seconde journée. Démarré un des premiers, par une belle fraîcheur matinale (en short !), je marche assez bien … Les décors sont superbes ici, je retrouve de bonnes vieilles impressions … Plus haut que le monde d’en bas, seul sur les chemins, souffrant gentiment de porter son sac sur le dos, en se régalant les yeux, en se prenant pour la millième fois pour un explorateur ou un cow-boy ou un ranger ou un berger, ou que sais-je encore, mais loin des règles de la société en tout cas. Bon, y’a bien ce serpent qui me surprend dans mes rêveries de marcheur … Et le vent qui me refroidit dès que je fais une pause. Mais comme il n’y en n’a pas beaucoup … Et puis … il n’y a personne ce matin. Ah … Si ! Je rejoins un français vers midi à un point de vue. Et on cause. Et on cause.

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Et on repart ensemble (‘l a l’air scotché). L’après-midi dans la forêt, dans les mouches et … sur les chemins de bois. Parce qu’ici, ils ont une conception de la randonnée différente : à chaque difficulté, il y a quelques marches construites en bois, on un petit pont, ou une passerelle. En fait, j’aurai fait tout le trajet sans salir mes chaussures quasi ! Arrivée au refuge vers 16 heures après avoir aperçu un deuxième serpent (tout noir, un peu plus d’1 mètre), j’aurai encore fait une belle journée. Je me prépare à manger de suite (pâtes au thon et puis pâtes au sucre : mmmmh !), puis m’étale au soleil (enfin, en jeans et gros pull tout de même) sur la terrasse en lisant mon livre d’histoire de la Belgique (piqué à mon frangin il y a des années). Puis le français revient faire causette le restant de la journée, je tente de lui expliquer notre système fédéral et les enjeux actuels. Lui vit dans un mobilhome en Normandie, bref, vit dans un autre monde …

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A la tombée de la nuit, tout le monde rentre dormir … Moins froid, mais dur, dur cette planche en bois qui sert de matelas …

Etape 158 (29/01) – Hobart – Overland Track – Part I – 15 km

Réveil un peu difficile si tôt, si chargé d’alcool de la veille. Mais plein de rêves dans la tête … Nan … je vais pas la réveiller. Je finis mon sac et me rends compte que j’ai toujours pas remplacé la bonbonne de gaz que j’avais du abandonner à l’aéroport. Meeerde … Une allemande rencontrée la veille a l’air elle tout à fait prête. Je la rejoins à l’arrêt de bus à quelques rues de là, pas un mot. Le trajet en bus (assis à côté du chauffeur) est interminable : plus de 7 heures ! Avec arrêts un peu partout (ce qui me permet de trouver quasi miraculeusement une bonbonne de gaz au magasin d’un petit village !) et changement de bus à la clé. L’entrée du Parc National (encore un site de l’Unesco) est hyper réglementée avec barrière et tout. Premier check Point, puis une navette vers le second où on reçoit son pass (175 dollars !!), et un dernier enfin vers le point de départ. Il est 16 heures ! Toujours un peu (beaucoup) d’appréhension avant d’entamer ce genre de truc : quelle va être ma condition physique, moi qui suis resté le cul sur mon siège de routier au long cours depuis quelques mois ??

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Et c’est parti. Je suis le dernier (j’ai loupé l’une ou l’autre navette) … Je rejoins bientôt l’allemande, chargée comme une mule … Première ascension, 300 mètres seulement, mais ça tue bien … En haut je rejoins un sympathique couple d’israéliens. La vue est naturellement superbe sur les Craddle Mountains. Comme le temps passe, je redescends un peu à la rencontre de ma de moins en moins fière allemande. « Allez, tu y es presque » …

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Je redémarre, dépasse les israéliens et refais une pause quelques kilomètres plus loin. Ils me rejoignent : « Ta copine, elle a l’air de souffrir ». « C’est pas ma copine » ! (Dommage, elle est assez jolie et sympathique depuis qu’on a fait causette). Mais je vais quand même l’attendre … Un bon bout de temps, mais elle arrive … Je continuerai avec elle. Elle a l’air tellement crevée qu’elle n’aperçoit même pas les jolis gentils wallabies à 2 mètres de nous … Arrivée au refuge. « Y’a-t-il une place dans le refuge ? » qu’elle demande. « Ou puis-je planter la tente ? » que je demande. « Tu comptes dormir sans ton épouse ? » qu’il me répond le ranger … Et merde … Elle a disparu. J’espérais au moins un merci quoi ! Rien … Pour moi c’est l’occasion de me souvenir que la tirette de la tente est fichue. Ca serait pas grave si le ranger ne venait me faire son discours sur la bouffe à planquer des oppossums, capables d’ouvrir les sacs à la recherche de nourriture pendant la nuit … Et de me préparer mon premier sachet de pâtes. Et de le renverser par terre une fois prêt ! La première fois en des dizaines de nuit de camping depuis des annees ! Putaaain ! Et les oppossums qui vont pas manquer de venir se régaler cette nuit … Moi, je récupère ce qu’il y a moyen de, et après avoir observé le wombat qui rôde autour de nous, je vais m’endormir puisqu’il fait nuit déjà ! Faut pas 5 minutes pour que ces petites bêtes charmantes ne viennent fouiner devant la tente, à moins d’1 mètre de moi qui les observe gentiment. Première journée bien remplie et bonne surprise : je marche sans problème !

Etape 157 (28/01) – Melbourne - Hobart

Le bus pour l’aeroport est super tot a nouveau (oui, je m’exprime mal : en fait c’est l’avion qui est super tot !!) : c’est la loi des low-cost … A ce prix la, ca ne me gene pas. Du coup il n’est meme pas midi que j’ai déjà atterri, pris le bus vers le centre ville et me suis degote une sympathique auberge de jeunesse. Mais cette fois, c’est chambre seule s’il vous plait ! Y’en a plus ? Ben tiens … A mon arrivee a la reception, 3 (tres) charmantes jeunes filles sont de service. Celle du milieu est occupee. Il y a celle de gauche, sans doute le boss, assez impressionnante (pas physiquement, plutot le caractere, genre … Nath), ou bien celle de droite plus jeune, plus accessible, un peu baba cool. J’hesite tellement que je me fais depasser. Ce sera celle de droite alors … Si je raconte ca, c’est que cette arrivee m’a bouleverse … Bon, dans ma chambre je me retrouve avec 2 japonais qui sont scotches dans leur lit a midi a ecouter leur walkman (c’est ca aussi les backpackers ! Dans la salle commune, une quinzaine de permanents passent l’apres-midi a regarder des videos). Moi, je pars faire un tour en ville aller acheter … une bonbonne de gaz (ils m’ont pris la mienne a l’aeroport ! Ben oui, je comptais faire le voyage en ferry …) : pas trouve, c’est lundi ferie de je ne sais pas quoi, tous les magasins sont fermes … Hobart est une tres charmante petite ville situee au bord de l’eau, avec un port et des beaux yachts ou des bateaux militaires ou meme le « Rainbow Warrior » de Greenpeace qui s’en revient d’avoir été chasser les chasseurs de baleine sous les acclamations du (petit) public venu les accueillir … Les anciens entrepots sont transformes en cafes et/ou restaurants. Moi, je retourne m’installer a la terrasse de l’auberge pour attendre la nuit et le depart demain a l’aube pour ma randonnee. Une grande apprehension tout de meme : dans quel etat je vais etre ?? Faut aussi regler le bus et reserver ma nuit de retour, mais j’ai le temps, je ferai ca plus tard … Alors je poursuis ma lecture interessante du moment en grillant une bonne petite clope et en sirotant un cafe quand un couple sort me rejoindre : la gerante et un anglais fort en verve qui s’installent a ma table. Il est hillarant (bon, il parle tout seul, mais son show est de bonne qualite) et elle le lui rend bien … « What are you reading ? ». « Political and Economical History of Belgium » … Evidemment, ca le fait pas vraiment, je passe pour un pseudo-intellectuel pas du tout a sa place au milieu de ces eclats de rires (voire un vrai nerd) … Et puis on se retrouve a plusieurs alors j’abandonne ma lecture et en profite pour me moquer gentiment de l’anglais sans qu’il s’en rende compte. Moi, ce qui m’interesse, c’est de faire rire sa partenaire : je peux pas supporter que ce mec debarque et se tape la (de plus en plus belle) gerante !! Ca serait trop fort ! Les premieres bieres arrivent sur la table … Et bientôt, on a vide la reserve de l’auberge avant la fin de l’apres-midi. Alors, devant les hesitations de chacun, j’empoigne mon anglais par le bras et lui dis de me suivre : on va aller en acheter nous-mêmes ! Renee nous accompagne … Et la soiree se poursuit de plus belle a fumer et boire et rigoler. Ca fait enormement de bien. Les gens passent, restent, bougent et puis bientôt je me retrouve avec sa tete sur mon epaule … Dans ces conditions, moi je reste. Et tant pis si demain je dois partir avant l’aube … Et quand on n’est plus que quelques uns derniers alcooliques du moment et qu’elle se leve decidee a aller dormir dans son appartement situe juste de l’autre cote de la fenetre, j’attends les quelques secondes necessaires a vaincre mon hesitation et plante mon anglais au beau milieu de sa phrase : « I’m off to bed » … Je rentre a mon tour dans le batiment. La porte interieure de l’appartement s’ouvre alors : elle m’attendait … La porte se refermera peu de temps plus tard, mais …

Moi je titube jusqu'à mon lit … et met le reveil pour dans quelques heures plus tard …

Etapes 155-156 (26 to 27/01) - Melbourne

Aujourd’hui, c’est samedi, c’est la finale dames de l’Open (des drapeaux partout dans la ville). Sans Justine … tant pis (cette nuit, j’ai reve que je l’invitais a manger pour la consoler). Mais je vais quand meme faire un tour jusqu’au stade, on ne sait jamais. J’arrive au debut du match, les files sont vides, mais j’essaie toujours chez la caissiere : « non, je ne peux pas vous faire rentrer pour un prix d’ami ». C’est vrai, on n’a pas eu le temps d’etre amis … Alors je retourne au centre, regarder le match sur ecran geant (au soleil … qui tape plus fort que Sharapova). J’ai encore oublie mon appareil photo et c’est donc mon gsm qui fixera la vue sur imprenable que j’ai alors : entre chaque balle, je « mate » le dos des jeunes filles venues bronzer devant moi … He, he … Sinon, je deambule dans la ville … Rien de bien exceptionnel. Mais, il faut bien l’avouer, j’ai pas trop le moral … C’est classique quand je me retrouve au milieu de beaucoup de monde. Mais la, c’est pire que d’habitude … Je ne vais pas m’etendre ici … 2 jours comme ca …

Je fais quelques dernieres courses pour mes randonnees ou prepare mes billets d’avion manquants (j’voulais aller en Tasmanie en ferry, mais c’est le double du prix !!).

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09/05/2008

Etape 154 (25/01) – Adelaide - Melbourne

Je pars en silence vers la station de bus situee … de l’autre cote de la rue. Il est super tot, mais déjà super bon. La foule arrive et on embarque. Ben, en bus, c’est vachement moins bien qu’en Def … Et la journee se passe on rythme des decors bien palichons par la fenetre laterale. Pause de midi qui signifie pause clope pour moi. De longues heures plus tard, j’arrive dans la station de bus souterraine au centre ville. C’est plus grand qu’Adelaide et les backpacker’s sont disperses. Les 2 premiers sont pleins (a cause de l’Open parait-il), ca promet … Au troisieme, la receptionniste est francaise. Elle s’arrange pour me degoter une chambre. C’est une industrie ici, c’est immense, il y a des centaines de jeunes. Ca crie, ca boit, ca fait du bruit … En fait c’est sympa, c’est juste que seul au milieu de toutes ces bandes, c’est … bizarre … Et puis ces nuits en dortoir … Pff … Je pars faire un tour en ville ce soir : y’a que des magasins ou je suis … On verra demain.

Etape 153 (24/01) – Adelaide

Ce matin, je demenage. Je vais au backpacker’s d’a cote. Le mien est complet pour ce soir. Ca commence bien … Je me balade au hasard des rues et des parcs. Toutes les villes ont ici un jardin botanique. Et a chaque fois, c’est incroyable de beaute, de proprete, de variete, de calme, de … Aujourd’hui, c’est cricket. Et ici, c’est sport national. Y’a un match avec l’Inde au stade qui est juste a cote. Je decide d’aller voir. Si c’est pas trop cher, j’entre, sinon … Au-dessus de la limite, tant pis. Mais l’ambiance est hors du stade aussi. Les gens grimages, les australiens toujours tres fiers de porter leurs couleurs sur un T-shirt, une casquette, un short ou mieux … un bikini ! Les enfants s’exercent au lancer dans un stand sponsorise. Je n’ai pas pris mon appareil photo, alors je m’exerce avec mon gsm … Helas, les photos sont toujours dedans, indownloadables sur mon PC avec … Windows (putain de) Vista ! J’avais prevu toute une journee et plus ici, ben je crois pas que je vais rester tant que ca … C’est une ville quoi ! Je retourne lire un peu et dormir. Mon bus est assez tot demain matin. Je vais a Melbourne ! Et – si Justine se qualifie, je serai a ses cotes pour la finale …

Update de la carte ... Aujourd'hui !

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Etape 152 (23/01) – Adelaide

Reveil a l’aube : je dois encore nettoyer l’interieur de la voiture (pas eu le courage hier soir …) avant d’aller charger la voiture. Au bureau, j’en profite pour demander gentiment de leurs emballages mousse-alu : ce sera parfait pour occulter les vitres du Def pour quand je dors dedans. Mais je ne vois pas de container : en fait, c’est hors de la ville qu’il faudra aller. Putain ! Je rale parce que depuis hier, j’essaie tant que faire se peut de respecter leur exigence a la con : charger la voiture avec un reservoir d’essence vide. J’ai rajoute pour 5 dollars (le minimum) hier soir parce que j’etais pas sur de pouvoir rallier le bureau. Tant pis, on essaiera comme ca en esperant pouvoir y arriver. Et ca passe ! Sur place, il n’y a qu’un employe et moi pour faire le chargement. He ben … Me demande comment il aurait fait sans moi. Alors on s’y attelle comme on peut. J’en profite pour « boucher » le trou dans le toit avec du tape extra resistant. Je dois lui indiquer comment fixer la voiture dans le container. Heureusement que j’ai garde les cables de Russie ! On passe l’apres-midi dans cette chaleur et la poussiere, mais c’est bon, on (en)ferme la porte sur ma voiture … Pff …

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Mon copain grec me conduit au centre ville pres d’une … « backpacker’s » auberge … Ben oui. Me re-voila parmi eux !! Me re-voila dans un dortoir a partager. Me revoila dans une cuisine commune a discuter avec des « cools » … Et puis m’enfuir en ville pour une ballade. Je decouvre que le grec m’a depose (volontairement ?) dans le quartier « rouge » dont Janet m’avait parle plus tot. Ouais, z’ont pas vu notre bonne vieille rue d’Aerschot ici … C’est plus rose pale que rouge. Mais je degote un cinema et en profite pour regarder un film dont la bande annonce était bien meilleure que le resultat. Je sors decu. Et retourne dormir …