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18/05/2008

Etape 184 (24/02) – San Diego

Ce matin, on finit le pain prepare maison dans la nouvelle machine. Delicieux, mais faudra ajuster les reglages tout de meme : il y a des miettes partout … Pauvre Mille condamnee au pain de mie local degueu et fade et qui colle dans le palais sinon … Je me decide tout de meme aujourd’hui a visiter les lieux … Dommage que Joshua Park soit si loin … Alors ce sera le centre ville : je me prepare une serie de musees proches les uns des autres … Mais la route que je suis (un peu au hasard et de mémoire par rapport a la carte etudiee sur Google Maps avant de partir) me conduit au bord de mer tout d’abord. Au loin, un voilier accoste attire mon attention : bon, un petit arret de 5 minutes tout de meme. En fait il y en a plusieurs, de toutes les tailles, de toutes les epoques. Meme un sous-marin et des gigantesques bateaux de croisiere. De l’autre cote, un porte-avions dans la rade militaire.

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Et de ce cote aussi ! Et on peut visiter !! Ca y est, mon attirance pour les choses de la guerre qui revient (comprenons nous, c’est parce que je trouve les guerres horribles (surtout les « fausses guerres americaines ») et aux destins tragiques et « anormaux » (non naturels, pas comme un tremblement de terre ou un tsunami) que je suis intrigue. Ouais, ok, y’a l’attrait de l’uniforme, reve de gamin aussi …). On visite tout d’abord l’interieur du bateau, les chaines, les ancres, le poste de pilotage, les usines de fabrication d’oxygene pour les pilotes (dangereux), les cabines, la vie a bord, etc. Puis il y a des avions « à l’intérieur » (descendus en ascenseur), puis il y a une expo sur Top Gun (la vraie école, créée au debut du Vietnam quand les avions américains se faisaient descendre comme des mouches par les Migs). Ben oui, avec la musique du film en fond, impossible de ne pas rever d’etre un de ceux la, faut se laisser aller, c’est tout … c’est pas grave … Sur le pont, sous la pluie, toutes sortes d’icones de l’aviation americaine, dont les f-14 tomcat du film et autres helicopteres dont celui qui a repeche les capsules des missions Appollo … On ne peut pas rester insensible devant ces machines capables de « voler » (comme a chaque fois que je prends l’avion en fait …).

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Je redescends acheter un petit souvenir pour remercier Emilie de l’accueil (encore 1000 mercis … Mille ! Pour … tout !) et surtout parce qu’une pancarte m’avait intrigue : « veterans de la 2eme guerre mondiale ». Au premier passage, il n’y avait personne, mais maintenant un petit gris de cheveux et de barbe discute avec un local d’extreme droite sans doute. Je les ecoute, ca ne parle que de munitions. J’attends que ca finisse et je regarde attentivement la carte deployee sur la table. Je lui glisse alors : « moi, j’habite la ». En fait c’est la carte de Belgique qui explique la campagne au moment de Bastogne. Et c’est parti pour une bonne heure de discussions. Je lui pose un tas de questions sur son histoire de brancardier (de bien avant a bien apres la guerre). Je suis emu comme jamais (ca tient peut-etre a mon moral du moment, mais je ne crois pas) de ce qu’il me raconte. C’est de nos grands-parents qu’il s’agit ! Et d’une tout autre vie que les notres. Lui me raconte alors ses voyages successifs en Belgique et a quel point il nous est reconnaissant : c’est le monde a l’envers, c’est lui qui me remercie !! On se quitte par une franche accolade … Les musees sont fermes a l’heure qu’il est, alors je me fais une petite balade en ville et m’en vais vider un verre de vin en regardant le ceremonie des oscars en direct dans un cafe du coin. Je reprends la voiture un peu plus tard quand Emilie m’appelle : on se fixe un rdv foireux (je veux dire, un de ceux ou on croit qu’on va se retrouver c’est sur, mais il faut quand meme s’appeler 2 fois au moins avant de se retrouver vraiment) pour un dernier restau. Cette fois c’est moi qui offre ! J’en profite pour lui remettre mon « cadeau » : elle apprecie. Sur le retour, on se refait une derniere « discussion » qui fait du bien …

Et puis, ca fait 3 jours que j’en parle, mais je me decide a la lancer cette lessive !

Avant d’aller dormir …

C’etaient 4 jours un peu hors du tour, mais 4 jours qui ont fait beaucoup de bien, que j’attendais peut-etre avec un peu d’apprehension (en fait qui me terrifiaient) mais qui marquent un changement …

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