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14/05/2008

Etape 165 (05/02) – Hobart - Sydney

Attendre le bus avec les autres qui arrivent plus tard parce que je suis parti en avance. Prendre un cafe a l’aeroport parce qu’apres tout je suis creve. Et me demander ce qui s’est passe, ce qui se passe exactement … La joie classique de prendre l’avion et vivre le decollage. Atterrir groggy a Sydney et chercher le chemin dans l’aeroport en feignant d’etre un habitue. M’etonner moi-même de retrouver un endroit connu alors que je ne suis jamais venu. Ah ? Si en fait … il y a un peu plus d’1 mois, j’ai fait escale ici … Prendre le train … Jusqu’ou ? J’ai bien l’adresse d’Agnes et Benoit, mais dans ma boite mail … Je me souviens que c’était pres de l’Opera, mais c’est si grand Sydney … Alors je choisis la Gare Centrale pour me degoter un internet cafe et verifier ca … Ah, ben, elle avait pas exagere, c’est juste a cote de l’Opera. Me voila bon pour traverser le centre ville en chemise et sac a dos au milieu de ces yuppies en costume raye, cravate rose … Les rues ont l’air etroites, coincees entre les gratte-ciels. Elles le sont d’ailleurs. En tous cas, plus que dans les autres grandes villes traversees jusqu’ici. Et quel bruit ! Il y a meme un tram suspendu qui roule au-dessus de moi pour rendre l’endroit encore un peu plus sombre … Heureusement, certains vieux buildings sont remarquables dans leur architecture et me font m’arreter plusieurs fois, tete en l’air … Quel bete plaisir j’ai a apercevoir les toits de l’Opera a travers quelques branches … Une « merveille » du monde a portee de vue …

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La receptionniste de l’immeuble insiste pour m’accompagner jusqu'à l’appartement. Quel luxe ! C’est a peine si je reconnais Agnes une fois la porte ouverte … Mais cette jeune dame, c’est bien la bleuette que j’ai connue a plusieurs reprises durant ses etudes ou meme au debut de sa carriere quand elle était venue travailler quelques mois chez Besix. J’engloutis plusieurs verres d’eau tout en discutant de choses et d’autres. Je decide de partir « faire un tour » et j’oublie l’appareil photo une fois de plus … Je commence par le Jardin Botanique, situe juste en face. Toutes les villes ici ont leur jardin botanique. Celui-ci plus que les autres m’interpelle … Il fait bon, et ca sent bon. Je m’arrete quelques minutes sur un banc pour profiter de l’endroit et me releve … presqu’une heure plus tard quand l’ouvrier communal arrive avec sa tondeuse juste derriere moi. Je poursuis ma route au milieu de toutes ces plantes et ces arbres que je ne connais pas, que je ne connaitrai pas, mais qui evoquent tellement ma situation a l’autre bout du monde … bizarre ! Suis encore un peu desoriente de ma courte nuit. Il y a la plus loin une personne qui fixe le ciel. Bete reflexe peut-etre, mais je me retrouve tete en l’air, curieux que je suis. Des centaines d’immenses chauve-souris sont pendues aux arbres. Certaines s’envolent et deploient leurs ailes qui ont l’air d’etre en plastique. Brr … drole d’impression … Une piscine olympique en plein air, des bateaux militaires dans la rade et de magnifiques entrepots en bois transformes en appartements de luxe (dont celui de Russel Crowe ?) plus tard et j’arrive enfin devant ce monument des monuments de la planete, cet embleme d’une certaine architecture des annees 70, cet exemple d’une certaine audace qu’il nous manque tellement (puisque je ne compte evidemment pas notre (ho)erreur atom(ium)ique) … Bon, ca n’a pas la legerete a laquelle je m’attendais et les voiles en beton semblent assez lourds. La couverture en carrelages blanc m’etonne aussi. Mais l’ensemble reste d’une beaute inspirante … D’ailleurs, les touristes autour de moi semblent penser la meme chose puisque les appareils photo fonctionnent a plein regime … Et puis sa situation de presqu’ile rend l’atmosphere radieuse et importante. Au large, l’imposant pont qui enjambe la riviere complete le paysage (et les photos). Je poursuis ma balade dans la ville un peu perdu, un peu hagard, fatigue sans doute … et rentre a l’appartement. Benoit est la. Pas de surprise cette fois : lui est pareil a mes souvenirs. Depuis que j’ai recu leur mail, il y a quelques semaines deja, je suis tout content de venir les visiter. Bien sur, je n’ai plus eu de nouvelles depuis des annees, mais en meme temps, j’ai l’impression d’avoir suivi leur parcours de loin. Apres tout, j’etais leur parrain a l’universite (je crois) … Bref, il n’y a pas ce malaise qui m’envahit d’habitude quand je revois des gens que je n’ai plus eu l’occasion de rencontrer depuis longtemps … Alors on parle, on parle et encore … et au Hungry Jack’s on continue … Je decouvre leur vie qui demarre ici, loin de tout, apres des annees d’hesitation (par rapport a l’inconnu de l’expatriation) sans doute et puis ils ont l’air si bien ici, ensemble … Retour pour une nuit profonde dans leur immense canape … J’appelle la reception de l’auberge de Hobart pour obtenir (arracher ?) « son » numero de gsm et j’essaie sans succes d’envoyer un premier sms, que je complete par une autre tentative infructueuse aussi d’appeler en direct (j’ose la !) …

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