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14/05/2008

Etape 158 (29/01) – Hobart – Overland Track – Part I – 15 km

Réveil un peu difficile si tôt, si chargé d’alcool de la veille. Mais plein de rêves dans la tête … Nan … je vais pas la réveiller. Je finis mon sac et me rends compte que j’ai toujours pas remplacé la bonbonne de gaz que j’avais du abandonner à l’aéroport. Meeerde … Une allemande rencontrée la veille a l’air elle tout à fait prête. Je la rejoins à l’arrêt de bus à quelques rues de là, pas un mot. Le trajet en bus (assis à côté du chauffeur) est interminable : plus de 7 heures ! Avec arrêts un peu partout (ce qui me permet de trouver quasi miraculeusement une bonbonne de gaz au magasin d’un petit village !) et changement de bus à la clé. L’entrée du Parc National (encore un site de l’Unesco) est hyper réglementée avec barrière et tout. Premier check Point, puis une navette vers le second où on reçoit son pass (175 dollars !!), et un dernier enfin vers le point de départ. Il est 16 heures ! Toujours un peu (beaucoup) d’appréhension avant d’entamer ce genre de truc : quelle va être ma condition physique, moi qui suis resté le cul sur mon siège de routier au long cours depuis quelques mois ??

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Et c’est parti. Je suis le dernier (j’ai loupé l’une ou l’autre navette) … Je rejoins bientôt l’allemande, chargée comme une mule … Première ascension, 300 mètres seulement, mais ça tue bien … En haut je rejoins un sympathique couple d’israéliens. La vue est naturellement superbe sur les Craddle Mountains. Comme le temps passe, je redescends un peu à la rencontre de ma de moins en moins fière allemande. « Allez, tu y es presque » …

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Je redémarre, dépasse les israéliens et refais une pause quelques kilomètres plus loin. Ils me rejoignent : « Ta copine, elle a l’air de souffrir ». « C’est pas ma copine » ! (Dommage, elle est assez jolie et sympathique depuis qu’on a fait causette). Mais je vais quand même l’attendre … Un bon bout de temps, mais elle arrive … Je continuerai avec elle. Elle a l’air tellement crevée qu’elle n’aperçoit même pas les jolis gentils wallabies à 2 mètres de nous … Arrivée au refuge. « Y’a-t-il une place dans le refuge ? » qu’elle demande. « Ou puis-je planter la tente ? » que je demande. « Tu comptes dormir sans ton épouse ? » qu’il me répond le ranger … Et merde … Elle a disparu. J’espérais au moins un merci quoi ! Rien … Pour moi c’est l’occasion de me souvenir que la tirette de la tente est fichue. Ca serait pas grave si le ranger ne venait me faire son discours sur la bouffe à planquer des oppossums, capables d’ouvrir les sacs à la recherche de nourriture pendant la nuit … Et de me préparer mon premier sachet de pâtes. Et de le renverser par terre une fois prêt ! La première fois en des dizaines de nuit de camping depuis des annees ! Putaaain ! Et les oppossums qui vont pas manquer de venir se régaler cette nuit … Moi, je récupère ce qu’il y a moyen de, et après avoir observé le wombat qui rôde autour de nous, je vais m’endormir puisqu’il fait nuit déjà ! Faut pas 5 minutes pour que ces petites bêtes charmantes ne viennent fouiner devant la tente, à moins d’1 mètre de moi qui les observe gentiment. Première journée bien remplie et bonne surprise : je marche sans problème !

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