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05/05/2008

Etapes 134-135-136 (05-06-07/01) – Alice Springs

Quand on sépare les tentes des voitures dans un camping, les conséquences sont comiques puisque je me retrouve à passer la nuit au milieu du parking quand tout le monde est sur le gazon … Mais comme il n’y a pas grand monde …

Je replie le tout assez vite (et assez tôt) pour aller dénicher le motel qu’en fait j’espérais hier soir, mais que je n’ai pas dégoté parce qu’il faisait noir. Check-in un peu tôt mais ça s’arrange … Il y a même une piscine !

Mais en route vers la mission de la journée (Tiens, on est samedi …) : trouver 2 nouveaux pneus ! Pas trop de chance au premier magasin le long de la grand route : z’ont pas la taille pareille que mes 6 petits (faudra commander et ça risque de prendre du temps). Pas grave, il y a un deuxième marchand un peu plus grand, un peu plus loin … un peu plus grave … C’est assez rare comme taille ça … et de cette marque là en plus … Faut commander, revenez lundi … Et me voilà reparti dans cette malédiction des week-ends (qu’est-ce que ça m’énerve cette notion de week-ends ! Ne serait-ce pas là une solution au chômage wallon tiens ? Faire ouvrir toutes les administrations, les magasins, les industries le week-end ! Et si jamais on n’arrive pas à caser tout le monde, on organisera des night shifts !) ! Internet au backpacker’s cafe du coin, promenade dans cette minuscule ville à travers les galeries fermées, sous l’ombre des toitures des arcades, au milieu des aborigènes toujours aussi paumés et/ou saouls que depuis le début (A propos de ceux-ci, Fabrice m’envoie la question suivante : quid de « Paf l’Aborigène ? ». Je vais répondre à ta question par cette anecdote. Quand je raconte ma mésaventure du veau au garagiste avec qui j’ai eu l’occasion de faire papote, et après qu’il m’ait rassuré sur ma honteuse fuite (« c’est normal, tout le monde fait ça », et il ajoute « te voilà un vrai australien maintenant ! »), il termine par la recommandation suivante : « Kangourou, vache ou aborigène, tu fais pareil, tu te casses le plus vite fait. Et dans le dernier cas, tu vas à la police raconter ce qu’il s’est passé. Tu n’attends pas que ses copains se ramènent et te fassent voir de toutes les couleurs » (ça passe mieux en anglais avec des « fucking » partout dans la phrase …)).

Et je retourne au motel profiter de la chambre climatisée, du vrai lit, de la douche, de la petite table située juste devant la porte avec un cendrier et l’ordinateur pour rattraper le retard du blog …

Et je repars en ville faire une course ou deux et manger.

Et je retourne au motel profiter de …

Et le lendemain matin … Je reste au motel profiter de …

Elle est petite. Elle n’est sans doute pas très chaude mais je la sens toute mouillée. Et puis elle me fait terriblement envie, elle me séduit. Elle m’effraie un peu tout de même alors je la regarde de loin d’abord. Je n’aurais jamais cru que ce genre de choses pourrait encore me faire envie un jour. Mais avec le soir qui arrive, la chaleur qui n’en finit plus, je sens le besoin plus que le désir monter inexorablement en moi. Elle n’a pas bougé alors je m’approche. Je me retrouve seul avec elle et je commence à me déshabiller. Et après quelques caresses du bout du pied, je commence à la pénétrer de tout mon corps. C’est alors un vrai bonheur qui m’envahit et dans lequel je nage allègrement. C’est vrai, j’ai bien un peu tremblé au début, mais maintenant j’assure de plus en plus. Tout mon corps s’y est mis : les jambes, les bras, même la tête ! D’abord doucement, je me risque enfin à quelques petits sprints qui finissent en éclaboussant tout autour de moi, splish, splash ! Mais je ne dure qu’une petite demi-heure avant de me lasser soudainement.

Voilà comment la piscine et moi avons entamé notre petite aventure de quelques jours à l’autre bout du monde …

Retour sur terre le lundi matin. S’il faut commander des nouveaux pneus depuis Adelaïde ou Darwin, je n’attendrai pas la fin de la semaine pour me les faire livrer, j’irai les chercher moi-même. Voilà mon plan d’attaque.

Mais quand mon pneu-iste m’annonce la nouvelle, c’est mon moral qui se dégonfle … : pas de traces de pneus de pareille taille dans toute l’Australie, faudra importer des States, ce qui prendra 3 semaines au bas mot, ou bien … changer les 6 roues … Et meerde ! Déjà que j’avais le budget pas trop brillant … Seule petit bémol au tableau, ça peut être fait dans la journée … Pas le choix et j’abandonne mes 4 bons pneus sans aucune valeur dans un pays qui ne roule pas sur cet or-dre de grandeur … Je me rappelle un article lu précédemment d’un gars qui disait rouler avec de bêtes pneus qui peut-être s’usaient plus vite mais dont il trouvait un rechange partout où il roulait … Et de me rappeler que les américains de la Nasa avaient investi des millions pour inventer un bic dont l’encre coulerait même en apesanteur alors que les russes avaient décidé d’emporter des … crayons !

La décision qui me trotte en tête depuis quelques temps (depuis que je me rends compte que je le finirai ce p… de tour du monde. Et maintenant depuis que je me rends compte que j’aurai plus le budget pour le finir ce p… de tour du monde) se concrétise : je prépare un mini dossier, une belle lettre type et j’envoie mes premières lettres de demande de sponsor …

Les résultats sont variables. Il y a une entreprise qui ne désire même pas être citée qui m’offre directement une offre substantielle (encore merci Raf !), il y a des entreprises qui demandent à réfléchir, il y en a d’autres qui déclinent. Et bien sûr celles qui ne répondent même pas (ça, je comprends pas toujours …) … Mon frangin m’aide depuis la Belgique. Processus toujours en cours, donc : si vous connaissez quelqu’un dans votre entourage susceptible de vouloir sponsoriser l’effort d’un gars parti tout seul faire le tour du monde (et qui fait des belles photos apparemment), envoyez moi ses coordonnées que je puisse faire ma demande. Réfléchissez tous, vous avez bien quelqu’un autour de vous qui a ce pouvoir de décision et qui pourrait marquer son intérêt … Réfléchissez encore …

Moi, c’est tout réfléchi : je récupère ma voiture (les roues sont plus petites, ça fait drôle …), j’update le blog pour vous, retourne faire quelques longueurs, vais me coucher.

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