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08/01/2008

Etapes 114-115-116-117-118-119-120-121 (16/12 au 23/12) – Brisbane

Et mes journées vont se ressembler les unes après les autres dans cette ville que je commence à détester au fur et à mesure que le temps continue de passer et que mon moral continue de baisser (chuter ?). La première étape, c’est d’obtenir la « delivery note » du container … Commence mal : la compagnie (située pas trop loin à pied heureusement, parce qu’il fait très chaud et moi je suis toujours très piéton) refuse de me la donner ! Leur bureau en Russie prétend ne pas avoir été payé !! Là je suis vraiment dans la m… parce que je n’ai qu’une preuve de payement chez l’intermédiaire. Et encore sur un compte basé à Chypre … J’envoie quelques mails alarmants en Russie, qui me vaudront des réponses empressées et rassurantes. Mais j’ai perdu 1 jour avec leurs conneries … Entretemps j’essaie de savoir si je dois faire « enregistrer » la voiture … Pas moyen d’avoir une réponse. Pour les douanes, ça se passe mieux point de vue papiers. Service impeccable en fait. Le « truc » du Carnet de Passage en Douane fonctionne à merveille : j’ai de beaux cachets officiels ! Mais faut passer l’inspection. Pour ça, faut sortir la voiture du container … Le contact que j’avais depuis quelques mois via via via etc. ma sœur s’avère assez peu coopératif (genre « Oh mais c’est Noël monsieur, et il y a une longue file d’attente ») … Je pars à la recherche d’une autre compagnie. Le bureau de douane met un téléphone à ma disposition et me refile une liste de sociétés à appeler. Super sympas je vous dis. Après avoir sélectionné celle qui promettait le plus rapide délai, je suis bien obligé de m’y rendre en personne (pas tant moi que la « delivery note » originale) : c’est à 20 kilomètres de là ! Pour louer une voiture, ça prendra du temps. Le plus facile devient alors de prendre le train, de marcher quelques kilomètres jusqu’à la route principale à travers une banlieue de larges routes avec de larges trottoirs protégés du soleil par de splendides arbres et bordées par de vastes villas au parking généralement occupé par une voiture et un panneau de basket,  mais personne dehors parce qu’il fait trop chaud (mais quelle longue phrase que j’écris là), et de faire du stop , comme au bon vieux temps où je suis rentré de Bretagne avec mon sac à dos (« backpack » en anglais ??) par le même moyen. Et la première voiture s’arrête ! Ca fait pas de mal d’avoir un peu de bol, non ? Sur place, après avoir enfilé le treillis jaune fluo de circonstance (encore un de ces trucs qui n’existait pas quand on était jeune et que la génération avant nous a généralisé … Vous savez, cette génération qui a cru bon de nous obliger à mettre la ceinture de sécurité et de porter un casque quand on roule à vélo !!), je délivre mon papier et organise la suite du processus. C'est-à-dire que je ne dois rien faire d’autre qu’attendre qu’ils me re-contactent (par mail). Retour en bus puis train vers le centre ville et ma prison dorée/ensoleillée/surchauffée …

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Et mes journées restent décalées depuis le Vietnam (dormir très tard (internet avec Belgique), réveiller tôt (Allo, allo, quelles nouvelles ?), recoucher et tourner en rond à DVDiser, internetiser (découvre FaceBook.com auquel tous les australiens semblent abonnés) et autres plans glande) … Ouais, pas tout-à-fait, je m’organise quand même pour assurer la voiture (Aaah, cette vieille dame qui m’offre son téléphone et son fax pour terminer par m’avouer une fois que je la remercie : « Moi aussi j’ai été backpacker dans ma jeunesse … ». Puis cette question qui reste sans réponse : que vais-je faire après l’Australie ?? Puis une autre quand je reçois des nouvelles énigmatiques de mon employeur via un mail très succinct. Puis les questions s’accumulent et restent sans réponse … Je panique un peu durant quelques jours. Surtout que je vois le budget fondre. Encore plus pendant cette chaleur … Et c’est Noël aussi ! Bon, pas trop ici (quelques garnitures discrètes dans les vitrines), mais je sais que là-bas, à la maison (c’est où ça ?), ça doit battre son plein … Alors j’essaie de garder le contact via quelques mails à travers la Belgique (et la bonne nouvelle de Clothilde et Arnaud. Bravo les gars !), la Pologne, la Russie … et même le Vietnam ! Pour ceux avec mon boss, c’est plus compliqué, même si je fais l’investissement (inutile) d’un numéro australien … Et les nouvelles de la voiture ne sont pas bonnes. Des délais et encore des délais … Faudra passer un second week-end à l’auberge. Et quand enfin l’inspection a lieu, c’est pour m’entendre dire que la voiture doit être nettoyée et re-inspectée !! Peut-être pas avant Noël … « Ah non, ça c’est pas possible Monsieur … Pas possible du tout ! Faites ce qu’il faut, je sais pas, soyez créatifs, mais sortez ma voiture de là et mettez la moi sous un sapin pour le Réveillon ! ». Entretemps, je continue de déambuler à des heures tout à fait variées dans les rues de la ville (temple maçonnique, petites églises en pierre (qui anglicane, qui baptiste, qui je ne sais quoi d’autre comme tendance ésotérique) perdues au milieu des gratte-ciels, plage artificielle en plein centre, musée sur la nature australienne (aurais pas du la visiter cette section sur les serpents, les lézards, les insectes géants et autres araignées absolument cauchemardesques (et mortelles) !), Mac Donald’s, matches de foot anglais en terrasse, etc.)).

Il devient de toute nécessité de délivrer une bonne nouvelle à Fabian Boucher …

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