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08/01/2008

Etape 122 (24/12) – Brisbane - Caloundra

Comme d’habitude, j’ai été dormir à passé 4 h du matin.

Je me lève et je me bouscule, je n’me réveille pas, comme d’habitude. Mais j’arrive tout de même à passer un coup de fil vers 8 h pour m’entendre dire qu’il ne sera pas possible d’organiser une inspection aujourd’hui. Fichu pour le 24, pour le 25 , mais aussi pour le 26 (Boxing Day, coutume British à la noix …). Si le thermomètre continue de se balader tout au sommet du grenier, mon moral, lui, est au 5ème sous-sol … C’est tout juste si j’entends le téléphone sonner quelques instants après : en fait ce sera peut-être possible !! Youpie !! Je fonce emballer mes affaires, les consigner puis acheter mon billet de train. Une heure plus tard, je me retrouve à faire du stop … Et ça marche quasi tout aussi vite que la première fois ! Et de me faire déposer au bon endroit aussi. Vareuse jaune sur les épaules je me dirige vers les bureaux d’inspection (tout le monde en short, jambes hyper bronzées et polo fluo). Au loin, je distingue le Def … Emotion … Il a l’air tout propre. Enfin, c’est l’extérieur, et ça je le savais puisque je l’avais envoyée au car-wash avant d’embarquer. Je peux faire l’inspection avec l’agent des douanes. Mais … mais … il est là-bas mon Def, pas dans ce hangar … Et là de constater avec désolation mon fourbis étalé n’importe comment sur 3 palettes posées au sol … Mes vêtements en paquets désordonnés, rien n’est mis dans une boîte ou déposé avec soin … Je retrouve ma boussole entre 2 palettes. Je suis furieux, mais je suis aussi au début de l’inspection. Alors je la ferme … Direction la voiture : ils ont fait semblant de nettoyer tout l’intérieur. Honnêtement, c’est aussi poussiéreux qu’avant, mais maintenant les tapis de sol sont trempés et il ya de la gadoue tout autour de la voiture … Quoi mes baskets ? Allez, au karcher parce qu’il y a un reste de boue sur les semelles. Et les autres chaussures aussi, allez zou … Tout est trempé. Puis un forklift qui dépose mes 3 palettes juste dedans. Maintenant, il faut tout embarquer parce qu’ils ferment dans 20 minutes pour 3 jours …  Et comme je ne vais pas assez vite à essayer de tout remettre à la bonne place, le bonhomme se retrousse les manches et fait tout valser à l’intérieur. Le Maggiolina est posé sur la galerie de toit au forklift. En roulant lentement, je peux sortir de l’enceinte. Tout le monde est parti maintenant. Et moi je me retrouve seul sur un parking au milieu d’un zoning industriel déserté, sous un soleil de plomb (j’ai soif), à me demander comment je vais réussir à fixer correctement ce qu’on a mis une après-midi à faire à plusieurs avant le départ … Je n’en mène pas large je vous assure … D’abord il fait chaud. Puis ce truc pèse 1 tonne. Puis les boulons veulent pas rentrer dans les trous. Puis j’ai pas l’escabelle ou la chaise qu’on avait la première fois. Puis je suis tout seul. Et j’essaie de ne pas m’énerver ou perdre courage. Et quand je décide que avec 3 boulons au lieu de 4 ça tiendra bien, voilà que tout se met en place … Y’a plus qu’à serrer … Et se casser d’ici !! Aah, quel sentiment alors … Malgré la soif, malgré la fatigue, malgré le brol dans la voiture, malgré la saleté tout partout sur moi, j’ai l’impression que tout repart ! Je n’ai aucun plan pour la suite (d’ailleurs je n’ai aucun plan pour rejoindre l’auberge pour chercher mes affaires), mais c’est pas grave, je peux bouger … Je peux aller où bon me semble … Je suis liiibre ! Et plein d’options devant moi. Ca re-démarre ! Toutes mes pensées de plus en plus noires de ces derniers jours s’évaporent comme moi je transpire !

Trouver le centre ville, retrouver mon centre d’hébergement, prendre les bagages et les derniers mails et c’est parti ! Petites courses d’eau et de nourriture de base (pain et Nutella) et je continue ma sortie de la ville ! Assez plat comme paysage, mais je distingue quelques collines au relief particulier au loin (en fait d’anciens volcans dont il ne reste que la cheminée de lave : le reste du cône a été érodé par le vent). Une route touristique y mène et je l’emprunte pour arriver au point de vue au moment ou le soleil décide de se coucher. Splendide !

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Mais puisque le soleil s’est couché, c’est l’obscurité qui arrive. Les quelques campings repérés plutôt sur la route sont complets. Je poursuis jusque sur la côte, mais pas de place. Et puis surtout, surtout, un mal de crâne terrible qui descend sur les yeux … Et ça je sais que c’est pas bon signe du tout, que c’est la migraine qui me fait « salut, ça fait un bail ! ». Dose d’éléphant (3 comprimés), arrêt sur le parking, sombre tout habillé dans la voiture pour quelques heures. Et, comme d’habitude, je me réveille au milieu de la nuit en pleine forme à nouveau. C’est comme ça chez moi les migraines … Alors je vais fumer une clope sur la plage juste en face avant d’essayer de me recoucher ...

Joyeux Noël les p’tit gars ! Me demande bien ce que le Roi va bien pouvoir dire cette année …

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