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27/12/2007

Etape 112 (14/12) – En l’air – Sydney - Brisbane

Une bête journée aujourd’hui …

Survol de l’Australie assez chouette parce que le ciel est dégagé et on voit la terre défiler sous les yeux. Puis atterrissage à Sydney … Là c’est assez impressionnant le contrôle douanier. C’est pas tant les papiers ou le visa (j’ai acheté un visa électronique par internet quelques semaines plus tôt : no problem !). Non. C’est ce qu’ils appellent la « quarantine ». Sur les quelques centaines de mètres depuis l’avion jusqu’au contrôle final, des tas d’affiches vous invitant à jeter dans les poubelles nombreuses tous les objets interdits : nourriture, tout objet en bois, chaussures sales, graines, médicaments, etc. Moi je déclare bien quelques babioles en bois que j’ai acheté et tous mes médicaments contre la malaria (retirés de la voiture pour éviter les problèmes), mais ils ne font pas attention … Les baskets du gars devant moi devront être nettoyées : il y a quelques traces de boue sous les semelles !!! Sont dingues ces australiens …

Et je dois aller où maintenant ? « Au Mac Donald’s, vous tournez à gauche vers l’arrêt de bus » … Où ça à gauche ??? Je dépense mes tout premiers dollars australiens …

Transfert vers les vols continentaux via le bus payant et re check-in (les joies des vols low-cost : faut trimbaler ses bagages) … Et là, le combat ridicule recommence parce que bagage encore trop lourd (re-transfert de l’un à l’autre) : c’est du grand n’importe quoi …

Une bonne heure de vol plus tard, me voilà à Brisbane … Il fait super bon. Mais vraiment excellent. Chaud, avec une petite brise … Dois pas avoir l’air con moi avec mon gros anorak qui pend de mon sac à dos … Parcours en train (qui démarre juste en face de l’aéroport) jusqu’au centre ville. « Palace Backpackers » au coin de la gare dans un superbe bâtiment à balcons en fer forgé et qui doit bien dater d’il y a … longtemps.

La chambre est aussi chère que petite … en comparaison avec les pays précédents …

M’en fous un peu : suis pas ici pour longtemps !

Etape 111 (13/12) – Saigon – En route (en l’air) vers Sydney/Brisbane

Dernier jour au Vietnam. Je me retrouve au même endroit que la fois dernière tellement leur petit déj’ était bon … Peu de place alors une jeune dame vient partager ma table … Pas très causante alors c’est moi qui m’y mets (ça paraît pas comme ça, mais c’est pas mon habitude) … On passera la matinée à discuter de tout et de rien. Et surtout à éviter de parler de mon travail de constructeur de terminal gazier et du sien d’écolo-je-ne-sais-quoi … En fait, on passera la matinée à ça … Elle est charmante mon allemande. Et sous le charme aussi. En tous cas, elle m’écrira de bien jolies choses par la suite … Bon. Mes musées à présent ! Et merde : ils sont restés trop longtemps sous l’influence des français et ont gardé leur mauvaise habitude de fermer pendant le temps de midi !! Je tourne en rond dans la chaleur à refuser les mobylettes et autre pousse-pousse qui m’offrent un tour de la ville. « Non, moi je veux voir le musée situé juste là en face ! ». Le premier, immanquable selon une brochure de la ville, ne vaut rien. C’est le palais présidentiel où les chars sont arrivés au moment de l’indépendance du Vietnam …

Le second par contre, tout petit, valait bien le détour. Rempli de photos de reporters de presse pendant la guerre du Vietnam, de tous bords, de toutes nationalités. Quel travail, quel … je sais pas … c’est très impressionnant ! Dehors, quelques « machines de guerre ». Puis une section sur les effets des défoliants, mines et autres napalms utilisés par les américains. Effets torturant de pauvres vietnamiens tout défigurés, malformés encore aujourd’hui … Une illustration des Guantanamo de l’époque (bien pires), et une traditionnelle section sur la paix pour finir … Waow …
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Retour à l’hôtel chercher mes affaires et départ pour l’aéroport comme je suis venu : à mobylette ! Mais cette fois c’est  bien plus lourd … Mon chauffeur peine. Moi aussi … Faut dire à l’heure de pointe, ils ont rajouté des mobylettes là où on croyait ne plus pouvoir en mettre … Il sera tout désolé de ne pouvoir me conduire qu’à 100 m de l’entrée, mais tout content de son pourboire ;-)

Puis c’est l’attente dans l’aéroport, le combat ridicule parce que bagage trop lourd (résolu en retirant quelques kilos du bagage soute pour transférer dans bagage à main : vous y comprenez quelque chose vous ?), un long trajet parcouru dans un grand avion dans une compagnie low-cost. Avantage : c’est pas cher. Inconvénient : rien à boire, rien à manger …

Etape 110 (12/12) – Can Tho - Saigon

Me lève à l’aube ! Me recouche un peu … Pas de p’tit déj, je pars de suite. Faut dire, je crois que j’ai roulé plus de 200 kilomètres hier. Et faudra bien rentrer … Et puis je voudrais voir si j’ai le temps d’aller visiter les marchés flottants et un site de la guerre (encore un). Le soleil tape encore plus fort qu’hier sur mes bras déjà tout rouges. J’essaie de garder mes manches au bout des doigts malgré le vent (mais ça marche pas fort). Le dos est douloureux alors je pose mon sac entre mes jambes. Mais ça n’enlève rien au plaisir de rouler ici. Je revois les mêmes choses qu’hier avec le même émerveillement. Et quand à la pompe à essence où plusieurs jeunes m’encerclent pour finalement me montrer mon pneu arrière tout crevé, je souris gentiment à ce qui m’arrive. Allez, en route pour trouver un garagiste … Ah oui, parce qu’il n’y a plus personne qui parle anglais ici. Alors c’est reparti pour jouer guignol avec les mains. Mais une crevaison, ça tout le monde comprend …

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Et quelques dollars plus tard, je m’arrête au bord de la route déguster un Pepsi des années 70’ versé dans des glaçons sans doute préparés à base d’eau pas bonne … Tant pis. Je l’avais déjà fait hier et j’ai passé une bonne nuit. L’occasion de se rappeler que je crois que je devais prendre quelques médicaments en arrivant en Asie … Genre contre la malaria ou un truc dans le style … Oublié … Oups …

Bon, retour en ville à présent. Et ma belle carte que j’avais achetée qui s’est envolée sans doute. En tous cas, elle est plus dans ma poche. Voilà que je n’ai plus rien pour me guider maintenant. Et il reste quasi 100 kilomètres à parcourir … Ca doit être moi le gars implanté avec un truc de bêtes migrateuses … Ou bien c’est le GPS ? En tous cas, je vais droit vers Saigon !

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Mais c’est en ville que ça se complique … La circulation bien sûr, mais la direction aussi. Parce que ma confiance aveugle dans le GPS me mène droit vers des entrepôts … Chercher un endroit haut, repérer les tours du centre ville, et rejoindre l’endroit en ligne directe. Même pas le temps d’être fier de moi. Suis trop content que ça s’arrête. Mon dos est en compote, mes bras brûlés au 42ème degré. Vais retrouver mon hôtel y prendre une douche. Balade en ville pour la soirée. Un autre quartier un peu plus loin … Succombe encore une fois à quelques bibelots dont je ne sais fichtre pas comment je vais les transporter …

Mais qu’est-ce qu’il m’énerve à être sourd ce concierge ! Peut pas foutre le son plus bas, non ?

Etape 109 (11/12) – Saigon – Can Tho

Et c’est reparti pour 4 étages (dans l’autres sens cette fois-ci) pour déposer mes sacs à la réception de l’hôtel : « Je viens les rechercher demain » …

Un sacré bon petit déjeuner avec des œufs dans le café d’en face et ma journée peut commencer. A la lumière du jour, je ne retrouve plus les loueurs de mobylette repérés la veille. Pas grave, c’est quand même tous les mêmes … « Non, vous n’aurez pas mon passeport pour caution », « Ah, bon, il n’y a pas d’assurance ?! », « Oui, oui, bien sûr que je vais le porter votre mignon casque turquoise … », « Il est où le frein arrière ? », etc … Et c’est parti !

Mon Dieu qu’ai-je fait ? Suis-je inconscient ou quoi ? Et comment font-ils, eux tous ? Et puis cette réflexion tellement machiste que je vais encore perdre une bonne partie de mes lecteurs (lectrices dans ce cas) : « si cette fille sait le faire, moi aussi !! » … Il faut vraiment une sacré dose d’inconscience ou alors avoir fumé un bon joint pour ne pas … perdre les pédales. Il y en a partout, il en vient de partout, il en va également partout, c’est roue contre roue et gare aux pieds qui dépassent … Et puis pas facile de gérer les accélérations de cette machine … Alors au prix d’une concentration extrême, je poursuis pendant plus d’une heure pour sortir de la ville et de la foule … Heureusement qu’il y a mon GPS pour m’indiquer où se trouve le Sud (en fait, si je me souviens bien, je n’avais pas mon GPS à ce moment) ! Je n’aurais pas retrouvé cette heureuse sensation d’être sur un jeu de piste géant et de chercher mon chemin par moi-même à la découverte de je ne sais pas encore quoi, j’aurais fait demi-tour. Mais les cheveux au vent (et où qu’il est le casque alors ?), dans cette chaleur des plus agréables, je profite pleinement de cette « liberté » retrouvée … Je suis sans doute déjà perdu, mais je m’en fiche complètement … Ah ben non, c’est la grand route qui doit aller vers le premier marché flottant qui part là devant moi … Une fois je demande mon chemin. Mais - est-ce moi qui prononce mal ou bien le gars a-t-il un système de navigation intégré genre oiseau migrateur qu’il est incapable de partager ? – je conclus que je me débrouillerai seul, malgré le manque d’indications, de panneaux sur les routes … Et puisque qu’il y a des camions et d’autres bus qui me frôlent à présent, j’enfile ma protection bleue sur la tête. Et zou ! Ou plutôt : et Brrr ! ma mobylette. Peux pas dépasser les 70 … Parce que je pleure tellement (le vent dans les yeux) que je n’y vois plus … Merde, suis sur la mauvaise route. Ferai pas demi-tour !! Mais le petit chemin de terre là doit certainement me mener vers la bonne direction …

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C’est super mignon tout plein d’adorables gens dans d’adorables jardins sur d’adorables vélos, et d’autres adorables « et cetera » … Je suis aux anges ! Et au milieu de nulle part : un temple ! Et un petit pont de bois pour passer au-dessus de la rivière ! Et d’autres petits ponts de bois ! Et des ponts Bailey !! Oui, je suis amoureux de ces ponts en acier, inventés pendant la deuxième guerre mondiale, (dé)montables par 6 hommes seulement et qu’on retrouve sur plein de chantiers et dans plein de pays sous développés (ou alors dans les musées). La première ville est toutefois décevante : je ne rejoins que le point de départ pour les touristes pour une excursion en bateau … Pas grave, y’a d’autres villages plus loin. Faut prendre une barge à présent parce que le bras à traverser est plus large. Je me rends compte que je ne vous ai même pas situé le lieu de cette aventure : je suis dans le delta du Mékong ! Rien que le nom me faisait rêver depuis plusieurs jours …

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Et plus je m’enfonce à travers le delta, moins il y a de monde, et plus c’est joli. Il y a toutes sortes de palmiers, de cocotiers, de bananiers et d’autres encore que je ne saurais vous citer (ouais, ma « culture » en biologie, c’est pas trop ça …). Et des fleurs partout ! Et des jeunes filles (en fleur ?) partout aussi ! Elles sont super élégantes toutes ces écolières à vélo. Si, si … une classe folle. C’est con, je crois pas que j’aie de photos … Faut dire, des écoles, il y en a partout … Les routes sont beaucoup plus étroites maintenant et il n’y a plus de voitures … Je crois que c’est mon plus beau jour depuis le départ ! Et une ruine d’une église catholique maintenant, des collèges aussi … On circule sur des digues. En contrebas, des champs de riz ou des rivières, des maisons en bois, des bateaux, des pêcheurs, des écoles, des arbres partout … C’est le paradis ici ou quoi ?? Et puis faut reprendre une barge pour traverser un autre bras (5 fois sur la journée). Et parfois un village un peu plus grand (près des ponts toujours) et alors plus de bateaux qu’ailleurs …

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Et puis il commence à faire sombre quand j’arrive à Can Tho … Au feu, un autre vietnamien qui veut faire causette. Et comme je suis aux anges, je participe. Faut dire qu’il gère plutôt bien l’anglais. Faut dire aussi qu’il est Canadien en voyage ici pour business (il me sort même son passeport pour me montrer qu’il ne raconte pas de sornettes). « Ce que je cherche ? Un bon hôtel où on parle anglais ». Suis même prêt à me faire un vrai hôtel plus cher … Et le gars de réfléchir, d’essayer de m’expliquer, de se rendre compte qu’il n’y arrivera pas et puis de me demander de le suivre. Il traverse la ville pour me montrer l’hôtel où il a logé la dernière fois. Et m’obtient même une ristourne … Pour l’anglais, ils repasseront, mais c’est vraiment grand luxe pour le même prix que ces baraques à backpackers. A part le lézard là. Celui qui grimpe au mur … Mais je m’en fous. Dans la salle de bain, je découvre mon visage noir de poussière et autres saletés rencontrées sur la route. Photo ! Et douche aussi … Je redescends prendre ma mobylette pour un tour en ville. Puisque je ne parviens pas à dépenser mon argent pour un bon hôtel, je me ferai un bon restau ! Et c’est parti pour un super menu vietnamien (ça change des boui-boui). Plein de plats absolument succulents mais difficiles à cerner. Et le meilleur riz jamais mangé que je devine au milieu de ce machin enroulé de pâte …

Et une glace au chocolat pour exagérer …

Et rentrer la mobylette dans la réception pour pas se la faire voler pendant la nuit.

Et aller dormir … Et sentir les coups de soleil dans la nuque et sur les bras. Et sentir son dos aussi …

Etape 108 (10/12) – Hoi An - Saigon

Debout assez tôt puisque je pars en excursion ! Ce matin, je vais visiter les temples de My Son (un truc inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco je crois. Comme le village de Hoi An par ailleurs …). Je ne sais pas trop à quoi m’attendre si ce ne sont les arnaques traditionnelles du genre de celle de notre guide qui fait arrêter le bus 500 m avant l’entrée chez son pote qui tient un café sous tente … Le site est un peu plus loin et ce sont d’anciennes Jeep de l’armée américaine qui nous y emmènent par petits groupes. Ca doit quand même être le seul pays au monde où on peut croiser des véhicules militaires américains et d’autres russes ! C’est bourré de charme  … et de touristes! Les vieux temples d’un style tout différent (c’est justement ce qui fait l’intérêt du site : le mélange des cultures dans l’Asie du Sud Est) sont isolés ci et là dans la forêt. De vraies ruines reliées par de petits chemins bien aménagés. Des constructions en mini-briques jointives (sans ciment). Mais peu d’explications malgré mon incruste dans un circuit guidé en français ! Le site n’est pas très grand en fait, la visite non plus du coup !

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Retour en ville : suis énervé parce que le bus refuse de me déposer à l’hôtel … Tant pis. Balade en ville à la lumière du jour. Toujours ces tailleurs omniprésents et les touristes bien plus intéressés par les produits que par les façades … Ci et là de vieux temples ou même simplement de vieilles maisons absolument ravissantes !

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Un pont japonais, un petit tour au marché … Je retourne chercher mes affaires et mon taxi vers … l’aéroport ! Et oui … Pas trop le temps de rester et visiter toutes les villes … Petit couac à l’aéroport quand les douaniers découvrent mon canif oublié dans mon bagage à main, mais ça s’arrange …

Arrivée à Saigon en fin de soirée. Plus de bus pour le centre ville … Ce sera a cul de mobylette (mon grand sac a dos entre les jambes et le guidon du conducteur et ma sacoche sur mon dos) à travers une circulation à nouveau complètement dingue que je rejoins le quartier des touristes, celui des hôtels pas chers … « Ouais, dépose moi ici, c’est bon ». J’trouverai bien un endroit dans cette série de pensions … Dans une mini ruelle, au 4ème étage d’un bâtiment dont le proprio doit être à la fois sourd parce que la télé gueule dans tout l’hôtel et fainéant ou intelligent parce que pour une fois, il ne se précipite pas sur mes bagages pour les monter jusque dans ma chambre … Petit tour dans les ruelles avoisinantes pour confirmer que je suis bien dans le quartier des touristes, celui où on rencontre … plein de touristes (si, si), de magasins pour touristes, de restaus pour touristes, de mobylettes, vendeurs de cigarettes, de CD, de je-ne-sais-quoi d’autre pour touristes ! Je me fais également accoster plusieurs fois par une très, très charmante jeune fille à mobylette … Je comprends par ses mimes discrets, mais joliment réalistes, le genre de massage auquel elle m’invite et décline l’offre, m’estimant trop bien comme gars pour ce genre de courtisane, hélas non bénévole …

Je me renseigne juste un peu sur les locations de mobylette parce que c’est sûr, demain, je m’enf(o)uis dans cette jungle par mes propres moyens ! Et je craque devant quelques souvenirs et même un petit sac à dos vraiment pas cher …

Dodo dans ma chambre sans fenêtre au son du ventilateur planté juste au-dessus du lit …

Etape 107 (09/12) – Hué – Hoi An

Evidemment la douche n’est pas chaude comme promis, alors ça prendra plus de temps … Je fonce visiter la citadelle de la ville, une gigantesque place forte à la Vauban qui cache une série (inimaginable depuis l’extérieur de l’enceinte) de temples et de palais. Enfin, … une série un peu raccourcie par les bombardements américains : pas mal de constructions détruites. Et puis ces dalles tellement glissantes que je manque de ma vautrer à plusieurs reprises et m’illustre par quelques voltiges stabilisatrices. Dois pas avoir l’air con tout seul … C’est si calme ici. Quelle sérénité … Et puis tout est beau : les rues, les constructions, les ruines, les jardins, les ruines de constructions dans les jardins, …

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Mais c’est un peu répétitif et de toutes façons je ne peux pas trainer : le bus m’attend dans une heure de l’autre côté de la ville et je n’ai encore rien mangé …

Moins confortable le trajet. Mais moins long aussi. Même plan qu’à Hué à l’arrivée, je prends le premier hôtel. Ce sont à peu près tous les mêmes de toutes façons … Celui-ci avec l’inconvénient d’être « hors ville » à l’avantage d’être plus luxueux pour le même prix … Alors ok, je marcherai plus, mais ça me f’ra du bien …

Balade en ville donc (déjà dans le noir) : c’est pas très grand ! Pas une maison qui fasse plus de 2 étages, toutes jaunâtres (y’en aurait qu’une de cette couleur, on trouverait ça hideux, mais l’uniformité rend l’ensemble assez harmonieux). Mais dans l’obscurité, ce sont surtout les intérieurs éclairés que l’on voit. Tous dédiés aux touristes : qui du vendeur de souvenirs ou de petits restaurants. La particularité de l’endroit, ce sont ces centaines de tailleurs qui se proposent sur base de tissus choisis par vous et de votre taille, de confectionner dans un laps de temps record l’habit commandé. Par l’entrebâillement de plusieurs portes, on peut distinguer ces grandes salles remplies de couturières affairées.

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Je reviendrai demain voir en plein jour les vieilles maisons et autres temples promis par le guide. Là je rentre me coucher.

15/12/2007

Allez, pour faire plaisir a ma p'tite soeur ...

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Etape 106 (08/12) – Route vers Hué – DMZ (Demarcation Zone) - Hué

Sais plus comment je me réveille, mais je me rappelle regarder par la fenêtre les rizières qui défilent. Pourvu qu’ils ne m’aient pas oublié … Parce qu’ils doivent faire un arrêt spécial pour moi afin que je rejoigne une visite guidée partie à l’aube de Hué pour la DMZ … Ca sent le coup foireux … Surtout quand le bus s’arrête suite à un bruit assez bizarre. Ca prend du temps et tout le monde descend pour observer les conducteurs s’affairer sous le capot de l’engin … Ca prend beaucoup de temps. Sais vraiment pas comment ils vont manager mon « rendez-vous ». Un des conducteurs s’en va en mobylette. Chercher une pièce de rechange ? A ce moment je n’y crois plus et commence déjà à tracer les contours d’un plan B. Mais on re-démarre et une demi-heure plus tard, au milieu de presque nulle part (en fait … un restaurant sur le bord de la route), un doigt pointé vers moi m’indique de descendre et je suis accueilli par une charmante petite dame (ah oui, je vais arrêter me dissertations d’homme célibataire sur toutes les femmes du monde, mais il faut bien dire que les vietnamiennes ont quelques spécimens absolument ravageurs) qui m’invite à prendre le déjeuner en compagnie du restant du groupe pour la visite … J’y croyais vraiment plus … Quelle organisation ! Faut reconnaître que tout est fait pour faciliter les déambulations des touristes ici. Passer de 50,000 à 15,000,000 de visiteurs par an en moins de 10 ans … ils ont réussi l’adaptation, c’est sûr ! Petit déjeuner offert où je fais la connaissance de Virginie et de son copain (c’est fou comme je retiens jamais que le nom de la fille et jamais celui du gars …). Puis embarquement dans mon nouveau bus et accueil par une nouvelle guide dont l’anglais est encore plus difficile à comprendre qu’un écossais bourré qui bégaye. On va beaucoup rouler aujourd’hui. D’abord traverser une zone peuplée par une des minorités du musée d’hier. Impressionnant comme ces gens vivent encore au siècle passé : je veux dire, celui d’avant encore ! Les toutes petites maisons en bois sur pilotis, avec l’unique vache qui broute à côté et les rizières labourées avec un soc unique tracté par un animal ! Et c’est toute la famille et la belle famille qui vivent dedans … Et comme mon deuxième bus a l’heureuse idée de tomber en panne lui aussi, ça permet aux villageois de s’approcher et se faire prendre en photo par le bus tout entier ! Je crois que c’est un des must du Vietnam et c’est un truc que je loupe à suivre les bus …

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Et de ponctuer le trajet par des petites visites assez décevantes (mais le Lonely Planet m’avait prévenu). Ici, un pont construit à la fin de la guerre, là-bas au loin, une colline (c’était un poste d’observation des américains uniquement accessible en hélicoptère), le clou : la base de Khe Sang (comme dans « Born in the USA » de Springsteen) avec 2 carcasses d’hélicoptères US Air Force, puis l’unique pont au-dessus de la rivière (la DMZ ou Demarcation Zone : 5 km de part et d’autre du fleuve) qui séparait les 2 Vietnam du Nord et du Sud (c’est quand même con que notre relief belge ne soit pas aussi bien foutu … Vous imaginez : le plat pays flamand, puis la Meuse qui couperait tout en 2 et les wallons cachés dans les maquis des reliefs ardennais juste derrière !). On termine par la visite de tunnels construits par les populations locales pour se mettre à l’abri des bombardements. Un truc à noter : ici, on célèbre la victoire locale et la défaite des américains (la réalité en fait). On est très loin des cimetières américains de Normandie (les musées locaux sont archi-nuls) … Plusieurs zones sont encore interdites parce que truffées de mines « anti-personnel ». Quelques vendeurs proposent des plaquettes d’identification de G.I.’s ou des médailles Viet-Cong trouvées au détecteur à métaux dans les campagnes avoisinantes …

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Long trajet de retour vers la ville de Hué. A la sortie de bus, je trouve de suite un hôtel pas cher pour prendre une bonne douche chaude et partir en ville chercher de quoi me ravitailler ! Ce sera européen ce soir, dans un café de backpackers ! Retour dans ma chambre pour vous écrire : le ventilo tourne beaucoup plus vite et fait bien plus de bruit que celui d’Apocalypse Now. Non, je ne m’y crois pas, ça ne veut pas prendre … Je retourne à la réception (en fait de l’autre côté de la porte de ma chambre) checker mes mails. Le mobylette boy m’invite à aller en ville faire un billard, et c’est ainsi que je me retrouve au même café que quelques heures plus tôt à boire une bière (lui me conduit « à cul », moi je lui offre une bière … deal !) et à ne pas causer avec ce p’tit gars décidemment plus intéressé par les filles que par moi. Je propose alors de faire un double contre le couple qui monopolise la table. Et c’est ainsi qu’on entame notre série de victoires … Et comme ça n’amène guère plus de dialogues, je décide de rentrer.

 

Etape 105 (07/12) – Hanoï – Route vers Hué

Rattraper le retard du blog à l’aube, jusque plus tard dans la matinée. Ma journée commence à 10 h. Et elle commence avec un malentendu quand il s’agit de régler la note. Mais j’avoue être un peu de mauvaise fois alors j’exagère pas …

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Comme bon touriste en visite, je me concocte un cocktail de musées hors de la ville. Trajet « à cul » de mobylette pour me rendre au premier. Un vieil peïe qui dépasse pas le 20 km/h. Mais il fait si bon … Je vous jure, à ce moment, je suis ivre de bien-être … Ca respire un je-sais-pas-quoi de bon vieux temps … Je me verrais bien y rester un bon bout de temps ici … Ca me convient.

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Le musée ethnologique est absolument fabuleux (et en français ! Ancienne colonie oblige et sans doute aussi l’inauguration par Chirac en 2000). Il retrace brièvement les us et coutumes des quelques 54 minorités ethniques qui peuplent le pays … Avec constructions de taille réelle de plusieurs habitations à l’extérieur. Tout pour me plaire. Surtout qu’il y a plusieurs couples avec de (très) jolies mariées qui se font photographier un peu partout … Et puis ils vendent des croissants et pains au chocolat à la sortie !

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Temple de la littérature ensuite. Là, c’est un petit jeune qui dépasse tout le monde qui m’y emmène. Décoiffant (sens figuré uniquement : j’étais déjà pas très coiffé à la base …) ! Une ancienne école de l’élite du pays, avec éducation basée sur le confucianisme. Je m’étends pas parce que je gère absolument pas le sujet … Très joli.

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Balade à travers la ville (trouver ces fameuses « maisons coloniales ») pour terminer la journée et retour à l’hôtel. Attendre qu’on vienne me chercher pour me conduire au bus. Ah, non ! « Pas en mobylette », j’ai dit. « Pas avec mon sac à dos ». Retournez chercher un taxi s’il le faut ! Bref, j’y arrive à mon bus. Enfin … l’extérieur, c’est bien un bus. Un car même … De l'encens brule par terre a l'avant et le manager s'agenouille pour prier avant le depart ... Mais dedans, les sièges sont remplacés par des semi couchettes (un peu comme celles dans Tintin quand il part sur la lune). On y est assez bien à vrai dire. Faut enlever ses chaussures à l’entrée … J’essaie de regarder par la fenêtre, mais comme il fait noir, je dure pas très longtemps. Ce sera Voltaire un peu, une partie de jeu sur mon gsm, un SMS à Marilou pour essayer de me faire pardonner d’avoir oublié son anniversaire (Devant tout le monde : « Sorry Marie-Laure et BON ANNIVERSAIRE !! »), un petit stress quand elle répond que c’est pas grave parce que de toutes façons je vais mourir ce soir si je reste dans un bus conduit par un vietnamien et j’essaie de m’endormir malgré le froid, les coups de frein et les klaxons incessants. Et j’y arrive. Plusieurs fois même, puisque le car a le bon goût de s’arrêter pour embarquer des gens ou faire le plein, ce qui me réveille à chaque fois !

 

Etape 104 (06/12) – Hanoï – Ha Long Bay

Réveil à 5 heures (ben oui, j’ai été dormir si tôt …) et je rattrape une partie de mon retard pour le blog … On est censé venir me chercher à l’hôtel à 8h pour la visite de la journée (parce qu’en tant que bon touriste, je me suis inscrit à un tour organisé !) : ce sera la magnifique baie de Ha Long ! C’est une mobylette qui arrive … « A cul », je rejoins l’endroit du bus … Evidemment blindé (ou bondé ? Je sais jamais comment on dit …) de … « backpackers ». Certains partent pour 2 jours. Moi, j’ai pas le temps … Le voyage est long et ponctué des arrêts repos pour le chauffeur en face des boutiques à souvenir et autres café/restaurants. Classique … Arrivée au quai, rempli de dizaines de bateaux en bois, tous les mêmes et tous différents (un peu comme les villas des lotissements du Brabant Wallon). C’est le foutoir, mais les locaux semblent s’y retrouver. Je rencontre un chercheur français venu faire des conférences sur la sécurité de la chaîne alimentaire et qui m’explique qu’au Vietnam, c’est pas encore au point. Le jour où MacDo s’installera, c’est que ça ira beaucoup mieux …

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Tous les bateaux partent à la même heure, dans le même direction et se suivent à la queu leu leu … Premier archipel d’îles : c’est quand même grandiose ! Bon, ça pue l’usine à touristes avec tous ces bateaux. Puis avec le nôtre qui s’arrête sur une île flottante faite de frigolite : en fait, des enclos à poissons et autres crustacés. Et c’est l’heure de passer à table ! En compagnie du français (je ne sais même pas si on s’est échangé nos prénoms) et de 2 charmantes américaines (en faite d’origine taïwanaise et vietnamienne), je me la joue « t’as vu un peu comme je gère ces 2 baguettes ? » …

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Mais moi, ça m’énerve un peu ce temps perdu … On a à peine fait 3 kilomètres en  bateau ! Assez vite je comprends que ce sera à peu près tout … L’après-midi, on va visiter quelques grottes. « Vous avez des grottes en Belgique ? ». « Ouais, et elles sont bien plus grandes qu’ici … ». Il m’énerve aussi le guide mielleux ! Ceci dit, puisque j’y suis, je me donne à cœur joie à faire d’étranges photos de ces cavernes illuminées de toutes les couleurs !

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Retour au port et retour au bus. Je m’installe devant à côté du chauffeur et à la jalousie des autres entassés derrière. Ca devient une habitude … Et je passe les 3 heures de route à discuter avec le guide, tout-à-coup plus sympathique quand je lui ai dit mon projet … Je le lance sur l’histoire du Vietnam, mais il suit pas. Sur les difficultés de la vie en général alors (comme en Russie et un peu ailleurs aussi : les riches de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres) … Au retour, tournée des hôtels pour déposer tout le monde. Petit moment de joie quand je devine l’américano/taïwanaise qui me cherche absolument pour me dire au revoir … Ben quoi ? Ca fait du bien non ?

Retour à l’hôtel, puis à l’agence chercher mes billets pour les prochains jours. Balade en ville et repas de kebabs.

Checker mes mails : St-Nicolas m’a écrit !! Il m’a encore abonné à Géo cette année … Suis super content !

Puis c’est la nuit et je suis fatigué et je m’endors …

Journée mitigée …

Etape 102 (04/12) – Nanning

Même journée qu’hier. De celles qu’on perd à ne rien faire d’intéressant si ce n’est écrire encore un peu plus et prendre le temps de retourner dans tous les sens les perspectives et choix de la vie à venir … De considérer les options qui s’offrent pour notre trajet unique dans ce monde. De juger le temps passé et jauger celui futur … Bref, une bonne remise en question ! Je me fais tourner la tête ! Mon visa récupéré, je me rassure chez Mac Do’ …

 

Etape 103 (05/12) – Nanning - Hanoï

Debout à l’aube (5h30) ! Refaire tout le sac. Une dernière douche ? Je sens que ça ne va pas être simple pour le check-out, ils vont rien comprendre. Mais j’en profite pour ne pas payer internet et me faire appeler un taxi. A la gare routière, il doit y avoir l’inauguration d’une nouvelle ligne de bus ou quelque chose de similaire. En tous cas, je me plais à croire que ces 8 Miss Nanning sont là uniquement pour m’accueillir … Des backpackers apparaissent petit à petit vers le même bus et nous embarquons. Les sièges sont numérotés, ce que je n’avais pas compris et me vaut de me faire éjecter de ma place. 2 hôtesses sont à bord avec uniforme fushia, foulard et chapeau sur la tête comme dans les avions (sauf qu’on n’a pas droit à un petit show avec consignes de sécurité). L’autre comparaison, c’est qu’il y a une ceinture de sécurité (mais qu’on n’enlève pas après le décollage) et un petit sachet pour les malheureux qui seraient victime d’un petit malaise … Mon voisin vietnamien parle super bien anglais, c’est bon signe. Et le voyage s’écoule. Les paysages deviennent fabuleux : rizières en cascades au milieu de buttes karstiques. Je repère tous ces petits chemins de terre que j’aurai pu prendre si j’étais avec mon Def … Petite pause et on repart vers la frontière. Les hôtesses nous remercient d’avoir choisi leur compagnie (de bus !) et nous souhaite bon voyage. Je ne sais pas si elles nous donnent la température au sol … Ce sont de mignonnes petites voitures électriques qui nous mènent jusqu’au poste frontière, pourtant pas très éloigné. Formulaire à remplir pour quitter le bâtiment et … la Chine ! Re-voiture électrique au programme, mais c’est vraiment pour faire 60 m. Alors j’y vais à pied. Ici, c’est la cohue. Toujours le même principe : c’est plus facile de sortir que de rentrer ! Autre formulaire, autre déclaration, autre pays. Je sens que ça va me plaire moi, le Vietnam ! Le bus est moins confortable. Je me sens vraiment prisonnier de ces transports « en commun » ! « Ma voiture, c’est ma liberté ! » : qu’y a-t-il de mal à raisonner comme ça ? Ca paraît tellement péjoratif comme expression … Première impression (forcément très subjective : c’est plus beau (paysages et maisons étroites et hautes), mais c’est plus sale. Et ils ne savent vraiment pas conduire. Les klaxons n’arrêtent pas ! Beaucoup de motos.

Puis il commence à faire chaud et la fatigue à se faire sentir. Résultat : je m’endors … Et me réveille en banlieue de Hanoï. Quelle foule et quelle circulation. Ce sont de vrais essaims de mobylettes qui nous tournent autour. Jamais vu aussi dangereux. Pire que la Libye ou les autres Moscou, Mongolie, etc. J’ai l’impression de traverser la ville plusieurs fois, parce que pour faire demi-tour, le bus doit faire d’immenses détours vu le caractère étroit des rues. Au troisième arrêt, c’est le bon. En fait, un spécial centre ville (pas tout-à-fait au centre, interdit aux camions et … bus) pour touristes (y’a plus que des « blancs » dans le bus) négocié par une guide montée à bord. Elle propose un taxi gratuit jusqu’à son hôtel (nouveau) pour visiter. Pourquoi pas ? Et puis il est bien. Et puis c’est pas cher (d’après la Lonely Bible Planet) … Et puis ça fait toujours gagner du temps … Et elle, sa journée.

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Je pars de suite (enlevé chemise et pull : il fait chaud !) pour un petit tour en ville, chercher de l’argent et organiser la suite. Arrêt dans une agence de voyage pour plus d’une heure (Je me marre quand elle me demande « Votre nom c’est Belgique et votre prénom België ? »), mais tout est arrangé, modifié, planifié, compté, puis finalement marchandé et j’ai mes tickets pour mes transports et visites des prochains jours, comme je le voulais. Je continue ma visite à pied. Mais quel foutoir ici ! Ce sont des mobylettes vraiment partout, partout. Jusqu’à l’intérieur des magasins ! Les trottoirs sont transformés en parking géants et il me faut marcher sur la rue ! Des échoppes pour touristes bien sûr, et puis des petits restaurants partout. Je me fais un petit toast avec légumes et poulet. Pas sûr que ce soit très vietnamien, mais ça me plaît bien moi … Comme il fait noir, j’ai pas bien vu le caractère « colonial » des maisons. Ce sera pour demain. Je rentre à l’hôtel. Internet (free) ne marche pas. Je monte m’endormir, il est 20h00 …

Suis content d’être ici …

Etape 101 (03/12) – Nanning

Unique raison de l’arrêt : le visa pour le Vietnam ! Mais il faut de l’argent et c’est donc à la recherche d’une banque que je marche puisque ma carte ne semble pas acceptée dans ces machines … Visite à l’agence : mon passeport sera prêt demain soir ! En attendant, je glande … Pas grand-chose à visiter par ici, alors je marche au hasard des rues, des magasins, des … Pizza Hut ?!

 

Etape 99 (01/12) – Croisière sur le Yang-Tse – Part IV

Ce sont les souris plutôt qui m’ont tenu éveillé, celles qui jouaient dans l’armoire là au bout du lit, celle recouverte ce matin par tous les objets qui étaient à ma portée de main hier soir et que j’ai lancés au fur et à mesure que les heures passaient. Soit. Aujourd’hui, c’est le barrage. On vient frapper à ma porte : « veuillez préparer vos valises, on arrive dans 15 minutes ». « Ah, non, moi je reste une nuit de plus » (c’était une option gratos. Toujours bon pour économiser une nuit d’hôtel). Chargement dans un bus et en route direction cette fameuse structure.

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Fait plein brouillard évidemment … On passe (et oui, on ne fait que passer) devant les 5 gigantesques doubles écluses : y’a que moi qui regarde … Et on finit sur un monticule en haut du barrage avec une vue imprenable sur … la brume. Ma meilleure photo est celle de la maquette présentée dans une salle d’exposition (qui ne présente d’ailleurs rien d’autre …). Re-bus, autre point de vue d’un peu plus près … Re-bus enfin et dernier point de vue d’en bas … Je cache pas que je suis assez déçu. C’est gigantesque, ça oui. Et puis, il y a la magie du barrage. Un pont c’est bien beau, mais ça ne fait que passer au-dessus de l’eau. Ici, la fonction est plus puissante : on retient l’eau, on détourne l’eau, on l’utilise, on joue avec, on la dompte …

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Mais la visite est terminée, les autres continuent en bus jusqu’à la prochaine ville. Moi – et quelques chinois – on nous dépose quelque part le long d’une route au bord de l’eau. Consigne du guide anglophone : « reste avec les chinois » … Attendre le bateau qui, pendant ce temps, franchit le dénivelé. Un chinois un peu plus téméraire s’approche de moi et m’indique de le suivre : on va aller manger un bout. A l’arrivée, et conséquence directe de notre incompréhension mutuelle, je me retrouve dans les cuisines à montrer du doigt les ingrédients que j’aime bien … Quelques coups de baguette magique plus tard (je suis toujours aussi furieux contre ces anachroniques objets qui vont font engloutir des pâtes comme un vrai porc, la bouche au-dessus de l’assiette et le menton dégoulinant) et … « Pôôô », le bateau arrive : il faut se précipiter pour sauter dessus et poursuivre notre route. Et on franchit d’autres écluses encore ! Bon, allez, cette nuit devra être meilleure. D’abord préparer mon sac parce que demain je dois quitter le bateau pour 7 heures du mat’ …

 

Etape 100 (02/12) – Ychang – Wuhan - Nanning

Le bateau est à quai. Rien entendu cette nuit (à part les souris). Il est bientôt 7 heures et on ne m’a toujours pas indiqué la sortie. 7 heures quart, je pars tout seul (en fait, je ne croise personne sur le bateau) et me retrouve au pied d’une longue série de marches à grimper le long de la berge vers la gare fluviale. Pas grand monde non plus. Taxi vers le centre ville (et on passe devant un Mac Do’ … tiens, tiens ...). Quelques renseignements pris dans une agence de tourisme plus tard (la pauv’ petite ne comprenait rien : j’ai battu tout le monde au Pictionary ce matin !), je décide de prendre le bus pour la prochaine ville et de là un avion vers Nanning, où je pourrai obtenir mon visa pour ma prochaine destination. J’avais prévu de faire une halte intermédiaire à mi-chemin, mais ça ne se goupille pas bien et puis ça prendrait encore du temps …

Le bus est dans un peu plus d’une heure et pour oublier mes 4 jours de noodles et autres pâtes chinoises, j’innove, je franchis un pas que je ne pensais pas faire de ma vie : je retrouve mon Mac Do’ à 8h du matin !

Pas facile d’acheter mon billet. Je veux dire que la p’tite dame derrière la vitre n’arrête pas de me poser la même question, comme si elle ne me comprenait pas. Et la magie du dessin ne semble pas aider. C’est la Providence du p’tit jeune derrière moi qui nous sauvera tous les 2 : il y a 2 arrêts dans la prochaine ville et elle veut savoir lequel je veux … Et donc ça passe … Je suis censé arriver à Wuhan dans quelques heures. Si je ne suis pas trop tard, je prends un avion jusque Nanning aujourd’hui encore ! Sinon … Mais ça semble être faisable, alors, un taxi plus tard, j’explique au gars du comptoir de me donner un billet pour l’avion de ce soir. Je lui indique même l’heure du vol parce qu’il a l’air perdu … Ca doit pas être dans leurs habitudes d’acheter un billet 2 heures avant le décollage. Je cherche et attends le bus pour l’aéroport maintenant. Ca devrait être le plus facile : je suis au bon arrêt ! Mais voilà, des bus, il en arrive toutes les 20 secondes, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de tous les âges … Et je continue de refuser tous les taxis qui m’accostent jusqu’à celui qui me propose un prix moitié moins que les autres … En fait, je vais le partager avec une jeune chinoise anglophone qui prendra le même avion que moi ! Dans la salle d’attente de l’aéroport, on suspend un bébé au-dessus de la poubelle pour l’aider à faire ses besoins (c’est une coutume ici : par souci écologique évident et intelligent, on a préféré à la technique polluante du Pampers celle du pantalon ouvert entre les jambes et qui permet de vider le p’tit bout à tout moment, à tout endroit : dans la rue, dans les gares, dans les poubelles, etc.).

Arrivée à Nanning en début de soirée, bus vers le centre et à pied vers l’hôtel sélectionné plus tôt dans mon « Lonely ». Waow, un vrai hôtel au prix d’une auberge … J’ai même internet dans ma chambre … mais tellement lent … Balade en ville et dodo.

09/12/2007

Blog, firewall, doutes et retard …

Tout d’abord : sorry.

Sorry pour le retard accumulé dans la mise à jour du blog. J’ai bien eu le temps d’envoyer 1 ou 2 mails à quelques proches pour les tenir au courant, mais j’ai négligé la plupart d’entre vous …

Mais, même si ce sont surtout des soucis d’ordre technique (pas de chargeur pour mon pc ou firewall gênant de Chine) qui sont à l’origine du délai, je dois aussi avouer que j’ai été traversé par quelques doutes quant à l’utilité (maintenant que me revoila touriste, qu'y a-t-il de bien particulier a relater les "Vacances de Monsieur Boucher" ?), la difficulté (ca prend tout de meme un sacre temps) et aussi aux dangers (trop perso pour certains, trop vagues pour d'autres, trop "je ne sais quoi" pour d'autres encore) de mon blog …

Alors je t’en prie lecteur, si tu trouves un passage trop ... , passe au suivant. Et si tu veux savoir quels bonheurs ou quelles idées noires je traverse, écris moi …

J’essaierai quant a moi de rester le plus objectif possible quand à l’esprit de mon périple …

A bientôt !  

Merciiii !!

Grâce à vous tous, ma maman a pu m’écrire le mail suivant : « Reçu une lettre de la Libre Belgique : tu as gagné un iPod suite au concours organisé sur les blogs ».

Merci à vous !

Etape 98 (30/11) – Croisière sur le Yang-Tse – Part III

Y’a quelqu’un qui n’a pas regardé la 7ème compagnie sur ce bateau, quelqu’un qui ne connaît pas le « touche pas à ça p’tit con ». Parce plusieurs fois cette nuit, la sirène du bateau (« Pôôôôô !! ») m’a réveillé (je crois que c’est situé juste au-dessus de ma chambre) ! Réveils multiples donc … Puis le vrai quand j’aperçois par la fenêtre les premières gorges. Je me lève, m’habille et sors sur ma terrasse privée pour admirer le paysage et prendre quelques photos. Il y a toujours de la brume, mais c’était couru d’avance. Le gardien d’étage essaie bien de m’interdire l’accès au pont, mais quand je claque la porte de ma chambre, il revient tremblant et plein de « sorry » à la bouche …

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Aujourd’hui, c’est la première visite à laquelle je me suis inscrit : la visite des « little » Trois Gorges. Il faut prendre un autre bateau (un « little ») pour s’y rendre, une sorte de bateau-mouche … Et là je suis obligé de suivre le tas de chinois, beau touriste que je fais avec mon appareil photo autour du cou et mon badge sur la poitrine … Je désespère … Mais j’essaie de passer outre et de profiter du spectacle. C’est magnifique ! L’eau est verte (et pas jaune !), les gorges impressionnantes. Le niveau +175m est indiqué à de multiples endroits par de grands panneaux (niveau maximum du barrage ?) et se situe au-dessus de beaucoup de petites habitations ou de champs cultivés (en fait cette remarque est surtout valable pour tout le fleuve : on distingue très bien le niveau maximal en regardant l’altitude à laquelle sont construits tous les nouveaux HLM. Tout ce qu’il y a en-dessous sera inondé (les bateaux situés sous ce niveau aussi ??)).

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Il y a aussi 2 ponts en construction qui rendent la visite encore plus intéressante. Au bout des « little » gorges, c’est au tour des « mini » gorges et de bateaux encore plus petits (sorte de barques en bois). Les chinois sont mignons à se précipiter dans les bateaux et enfiler leur gilet de sauvetage aussitôt. Je reste près de quelques expats à attendre que tout le monde embarque dans les premiers bateaux afin de prendre le dernier qui sera à moitié vide et où on sera dispensé de cette frigolite orange fluo autour de la taille …

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C’est très relaxant et très joli aussi ici … Mais ça commence à faire long (5 heures) et j’ai mal à la tête (de faim ? de froid ? de fatigue ? d’un peu tout ça sans doute …). A l’arrivée, un bus nous mène en ville (j’en rêvais depuis plus d’une heure) et me permet de me ravitailler en eau, fruits (3 bananes enfilées dès la sortie du magasin) et autres sucreries qui changeront des éternelles nouilles chinoises. Surprise : un petit internet sur le chemin …

Retour au bateau et update du blog avant de me tourner et retourner dans mon lit (le vent souffle et le bateau bouge. Les bateaux qui passent font « Pôôô » eux aussi). Départ prévu à 4h du matin : je sais que je vais être réveillé par le joueur de klaxon ! Bonne nuit quand même …

Je m’endors en rêvant du macaroni jambon fromage de Sandra …

Etape 97 (29/11) – Croisière sur le Yang-Tse – Part II

C’est l’anniversaire de Sandra (ma belle sœur) !

C’est aussi l’anniversaire de Mathieu (mon … boss), mais ça tout le monde le sait … Ou devrait le savoir (c’est ce qu’il se force encore à croire à 41 ans …) !

SMS aux deux …

Réveil dans mon lit crasseux. J’ai dormi tout habillé avec plusieurs couches et j’ai quand même eu froid … Ca pue toujours autant ici … Le bateau est parti tard hier soir.

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Par la fenêtre, la brume cache une partie du paysage, pas encore très impressionnant (quelques ponts (certains en construction !) tout de même). Je passe la journée à regarder par la fenêtre, à regarder des DVD (malgré le bruit), à regarder quand je me balade sur le bateau. Quelques « blancs » seulement : des anglais absolument ivres qui posent avec des chinois tout aussi bourrés. Bon, c’est pas ici que je vais me faire des contacts … Quelques serviteurs (guides) chinois frappent à la porte, mais personne ne se comprend …

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Au menu : des nouilles chinoises que je mange dans ma chambre : un robinet d’eau chaude est disponible au bout du couloir, il n’y a qu’à verser dans la boîte … Tout le bateau est vraiment dégueu : les moquettes sont tachées de crasses partout, d’immenses poubelles sont disponibles à chaque couloir, elles sont pleines de bouffe, les chinois fument et crachent à l’intérieur, ils laissent là où ils sont leurs détritus de cacahuètes … je préfère rester dans ma « suite » … Le bateau s’arrête pour quelques excursions vers des temples sans trop d’intérêt : je ne me suis pas inscrit. La journée se passe … Je m’endors en rêvant du spaghetti bolognaise de Sandra …

Etape 96 (28/11) – Chongqing - Croisière sur le Yang-Tse – Part I

Je me lève au bruit des déménageurs. Le temps de déjeuner et de sortir, j’aperçois le container déjà quasi rempli de caisses. En taxi vers le « Palais du Peuple » avec visite du musée à la clé (c’est pas touriste ça ?).

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Comprends rien, c’est du chinois ! Beaucoup de photos (notamment sur la guerre avec le Japon : Chongqing était la capitale de la Chine durant ces années là et a bien reçu son lot de bombardements (à la manière du Blitz de Londres)). C’est marrant comme cette manie de se faire photographier partout ne date pas d’hier : toutes les photos du musée sont celles de chinois posant devant un tas de choses. Balade en ville pour suivre, à la recherche des ruelles les plus pittoresques (qui riment presque avec sordide dans ce cas : c’est quand même très sale et les odeurs de tous styles et toutes origines sont très fortes) afin de faire quelques chouettes photos. Je finis tout de même au centre ville (lieu de rendez-vous avec Fab) pour m’enfiler un KFC avant les prochains jours ! Fabrice (qui a quitté définitivement son bureau sous une haie d’honneur de ses ex-collègues féminines) et Diego sont à l’heure pour notre visite du zoo ! On s’y rend en métro aérien (pays de collines, on alterne entre métro enterré et métro sur rail très haut au-dessus des voitures ! J’aime bien évidemment).

 

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Au moins j’aurai vu des pandas (sales) et des tigres (en bout de course le vieux). Et puis on aura un peu joué avec Diego (il est adorable !). Après-midi calme donc. Puis retour à l’appartement … vide ! Diego et moi jouons dans la chambre puis dans le salon. Puis c’est l’heure des au-revoirs, mais dans le sens inverse ! Eux quittent l’appartement et c’est moi qui reste ! Merci les Marcotty, vous avez éclairé mon voyage en Chine, et vous m’avez fait beaucoup de bien ! Votre accueil a été sensationnel ! Je pense que Fabrice aussi était content de me voir …

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Pour une demi-heure seulement. Ensuite c’est le taxi, puis l’agence de voyage (qui essaie encore bien de me vendre un tas de tickets : je pourrais presque organiser la fin de mon tour à les écouter) et la gare maritime pour l’embarquement. A la vue de tous ces chinois (et aucun étranger), je comprends que ce sera sans doute pas aussi classe que ce que je n’espérais … C’est un « cable-car » qui nous descend le long de la berge (le fleuve est loin de son niveau maximal) jusqu’au bateau : un vieux rafiot tout rouillé avec cabines sur 3 étages (les 1ères en haut, les 3èmes en bas, comme sur le Titanic). C’est pire que ce que je m’imaginais. Ma « suite » est effectivement bien située et plus grande que toutes les autres chambres, mais ça pue l’urine, le tapis est rempli de taches absolument dégueulasses, les rideaux pendent à moitié déchirés des fenêtres, etc. Mais j’ai pas le choix … Pendant que j’entends crier dans le couloir (je dois pas être le seul à être déçu), je prends possession des lieux et en profite pour faire connaissance de ma compagnie : 2 souris traversent en vitesse le salon … Quelle déception tout de même … Le contraste est brutal avec les jours précédents !

Le bateau ne part qu’à 23h, j’en profite pour essayer de m’endormir assez vite …