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09/12/2007

Etape 88 (20/11) – Pékin (Beijing)

Décide de me faire un bon petit déjeuner à l’hôtel. Ca serait pas mal si j’avais un jeans propre pour tout-à-l’heure et il est trop tard pour faire une lessive … Mais j’en trouve pas dans les abords de l’endroit. Tant pis : je reste un backpacker !

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Ce sera une petite balade en rick-shaw (je ne sais toujours pas si c’est comme ça que ça s’appelle ou que ça s’écrit) jusqu’au quartier des ambassades. Il y a quelques voitures de police à l’arrivée et beaucoup de monde en uniforme. Et moi un peu plus loin, qui attend mon rendez-vous sur le trottoir … Et qui attend … Et quand je décide de m’approcher de leur cahute (pour demander si Fabrice est déjà sorti), les militaires m’empêchent formellement d’approcher. Oh là ! Doucement … Sont nerveux ici. A midi pile, Fabrice me rejoint et nous embarquons un taxi vers son hôtel. Lui n’est plus un backpacker, lui est un bourgeois en service, alors ce sera le Swissotel, au moins 5 étoiles … Il me propose de partager une chambre avec lui. Dilemme. Ca sera sympa, mais quid de la première nuit « après » ? Oh et puis zut, va pour quelques nuits de luxe … Tu connais un chouette restau ? Allez, on y va (en taxi, première occasion de découvrir le talent de Fabrice pour la langue locale !) et ce sera … steak frites !! Un endroit pour expats, à la française …

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Lui continue sa journée au travail et moi en balade à travers les hutongs. Les vieux jouent un peu partout sur les trottoirs. J’aime bien les vieux chinois. Il y en a partout qui parient aux cartes, aux dominos (mah-jong), qui font du sport « soft » (badminton, danse, ou alors qui s’exercent sur ces machines disposées pour eux dans la ville). Dans les petites rues, je suis pris dans les bouchons « humains » à la sortie d’une école. Sont mignons tout pleins, mais impossible d’avancer. Et moi, la foule, ça me rend nerveux … Puis un immense mur, puis une porte … Faut payer ? Voilà la monnaie. Et c’est dans un endroit magnifique et silencieux, de maisons « de lecture » pour les empereurs que je déambule. Et quelques temples plus loin, c’est un immense lac en pleine ville, avec des petites cahutes richement décorées au-dessus de l’eau où les amoureux s’embrassent et les vieux discutent. Les autres se baladent ou dansent … Curieux, presque pas de touristes ici. Doivent être sur la presqu’île au milieu où les temples ont l’air plus grand …

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Mais le soleil se couche et je n’aurai pas le temps de marcher jusque là … Alors je continue ma balade vers mon auberge (récupérer mes affaires) en contournant la Cité Interdite pour rejoindre Mao, pour la troisième fois, sous les projecteurs et les flashs … Je dois même terminer en métro pour ne pas être en retard. Fabrice est déjà à l’hôtel et ce soir nous sortons ! Et oui, c’est la St-Vé aujourd’hui et Fabrice nous a fait inviter chez des amis (ex-Solvay eux aussi). C’est Virginie qui ouvre la porte « Bonjour Fabian ». Alors ça, ça fait plaisir … Débuts un peu silencieux et embarrassés comme d’habitude. J’entame la discussion avec un pilote de l’air de passage à Pékin. Et bien, c’est moins impressionnant quand ils n’ont pas leur uniforme … Mais ça reste dans la catégorie de « waow, un pilote d’avion » quand même. Jean, l’homme de la maison, arrive plus tard : « on n’a pas eu le temps de préparer à manger, je commande vietnamien (si je me souviens bien) pour ce soir ». Repas aux chopsticks (c’est quand même fabuleux, que de la bicyclette, ils sont passés aux grosses voitures, de rien ils sont passés à la télé, au DVD, aux mp3, qu’ils ont même envoyé quelqu’un dans l’espace, mais qu’ils n’ont pas encore fait ce pas technologique trop grand pour eux de passer d’une paire de baguettes en bois à la fourchette et au couteau !!) : j’essaie de me débrouiller (parce qu’évidemment, comme jeune homme poli que je suis, je refuse tout traitement de faveur). Quand la conversation vient à moi, j’ai la surprise de constater que le message de Fabrice n’a pas été très clair : ils croient que je suis quelqu’un rencontré au bord de la route et invité à la dernière minute. C’est donc ça cette « gêne ». Alors première surprise : je connais Fabrice depuis longtemps. Deuxième surprise : J’ai aussi été à l’ULB. Troisième : l’ancien boss de mon hôte est ma meilleure amie (« Noon ?! Tu connais Nath ?? Et tu la connais bien même ?? » Ca lui un bouche un coin au petit Jean …). Et puis cerise sur le gâteau, quand j’entame la description de mon voyage, il y a le pilote qui déclare avoir entendu une histoire similaire racontée un peu plus tôt par son frangin : c’est le petit frère d’Arnaud qui vole des avions !! Ben ça alors … Et voilà la glace brisée messieurs ! On continue la soirée au rez-de-chaussée de la tour à faire une partie de billard de plus en plus aléatoire au fur et à mesure que notre ébriété augmente et à passer quelques coups de fil en Belgique aux connaissances communes : « Tu n’imagineras pas qui dîne chez nous ce soir ? », etc.

 

Mais le pilote a un avion à prendre dans quelques heures et notre hôte bosse demain. Nous continuons alors notre soirée dans un café « in » du quartier expats de Pékin. Nous rentrons quelques whiskies plus tard pour s’écrouler dans notre lit …

 

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