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26/11/2007

Etape 80 (12/11) – Vladivostok

Rendez-vous à 9h30 que je lui avais dit (les bureaux ouvrent à 10h00)… A 10h15, je pars seul à pied vers cette gare maritime. 500 mètres et une tape dans le dos plus loin, on poursuit à deux.  Le ferry est à quai, juste en face de nous. Bon signe. On se rue au comptoir … pour s’entendre dire que ce sera très compliqué … En tout cas impossible avant 1 semaine ! Et les prix annoncés sont impressionnants.

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Il dévale déjà les escaliers à toute vitesse, mais revient quand il comprend que je ne le suis pas. Je me suis assis sur un banc à réfléchir (désespérer ?) … Pas longtemps à vrai dire … Ca s’impose assez vite : Si on ne veut pas de moi au Japon, et bien qu’ils aillent se faire cuire leur sushis ailleurs (ça se cuit des sushis ?), je zappe cette île et – puisqu’on est dans un grand port, je trouverai bien un moyen d’envoyer la voiture directement en Australie !

Ce qui m’embête dans l’histoire, c’est que je me faisais une joie de revoir Michaël à Tokyo ! Après si longtemps. Et puis ce sera sans Hiroshima non plus. Ni la balade sur le Fujiyama, ni …, ni … Et la liste s’allonge au fur et à mesure que je me souviens de ma lecture du Lonely Planet.

Ce choix « raisonnable » s’impose … Et je me sens très serein, c’est la bonne décision … Et ça confirme l’Australie (qui était la première à éliminer en cas de pépin).

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Le p’tit, je crois qu’il ne suit pas tout … Ca va trop vite pour lui.

Premier signe qui confirme le bien-fondé de ma résolution : l’agence de transport Maersk est située juste à côté. Deuxième signe : Ila et Evgenia sont absolument parfaites (plastiquement et pratiquement). Elles vont fournir une aide précieuse à téléphoner à leurs multiples contacts jusqu’à trouver quelqu’un qui accepte de m’aider dans toutes les démarches administratives (douanes) et pratiques (entrer et sécuriser la voiture dans un container). La première où nous nous rendons n’est pas très coopérative, les suivantes (au téléphone) non plus. Faut attendre qu’ils rappellent maintenant.

Je ne sais pas combien de temps tout ceci va prendre, mais je sais que dans 5 jours, mon visa arrive à expiration … Je ne peux pas perdre de temps !

« On peut demander une prolongation », m’annonce Max. « Ok. Comment ? Où ? ».

On se rend dans une arrière cour lugubre et pénétrons dans une vieille cage d’escaliers dégueulasse, sombre et froide (comme tous les bâtiments que j’ai visité), grimpons quelques étages pour se trouver au milieu d’une pièce remplie de russes et autres coréens déjà en attente. Une liste avec ordre d’arrivée est tenue par une vieille habituée. « C’est toujours comme ça ? ». « Oui, c’est le système ici … ». Quelle résignation ils ont tous … Nous sommes 12ème sur la liste et je craque : je joue également aux jeux de mon GSM ! Après plus de 2 heures d’attente (brièvement interrompue pour un hamburger), une fonctionnaire sort du bureau (« la commande No 4 est prête à la boucherie ») et annonce qu’elle a trop de travail, qu’elle ne pourra plus nous recevoir aujourd’hui. Il faut préparer une lettre avec le sujet de la demande et venir l’apporter demain à 14h ! Quoi ?! Pour la première fois, je m’énerve vraiment (mais nous sommes déjà dehors quand Max me raconte ce qu’il se passe). Un joli « Putaaaaiiiinn » résonne dans les rues de Vladivostok. Je suis furieux et fais peur à mon acolyte. J’essaie de lui expliquer que je ne suis pas fâché sur lui … Je n’ai plus cette politesse qui m’empêchait de critiquer son pays et invente une expression qui restera pour les jours qui suivent : « It’s a FRS ! ». « What ? ». « A Fucking Russian System ! » …

Pour me calmer il décide de m’emmener quelque part (« Où veux-tu qu’on aille maintenant ? »). En fait, on se retrouve sur un parking où un de ses potes brosse les cours pour venir voir la voiture …

J’insiste pour retrouver mes 2 nouvelles amies et faire pression en étant physiquement présents (bien que je ne suis pas sûr de qui impressionne l’autre le plus dans ce cas !). Je suis seul dans le bureau à les regarder éplucher leurs carnets d’adresse et passer quantités de coups de fil (les 2 copains m’attendent dehors). Andreï va accepter ! Rendez-vous demain …

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Je retourne à l’hôtel re-demander une chambre pour quelques jours … Il n’y a plus rien de libre, il faut prendre une double … A ce moment-ci, je ne compte plus les coups : « Ok pour la double … ». La vue sur le port et les lumières de la ville est magnifique !



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