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05/10/2007

Etape 33 (27/09) – Hovsk – Désert

Réveil pénible : il est dur le sol (même avec le tapis qu’ils avaient gentiment déposé) ! Pas très bien dormi. Mais tard quand même. Je trainasse, me demande si j’aurai mal à la tête à cause de la vodka d’hier soir. Je devine quelqu’un qui vient réajuster le manteau posé en renfort sur mon sac de couchage. J’attends que mes colocataires se réveillent à leurs tours (qu’est-ce qu’ils ont ronflé toute la nuit !), m’habille et vais faire un tour ranger un peu tout le brol à l’arrière de la voiture.

Amélie nous emmène faire un tour voir des peintures rupestres près d’une (sur une ?) colline toute proche. Ils veulent aller en Def pour voir à quoi ça ressemble. Ils sont déçus je crois … Comme il n’y a pas de place pour trois, je me couche à l’arrière sur les caisses (Ghana, le chauffeur, conduit et part à la recherche de bruits suspects à ma demande).

C’est situé au beau milieu de la plaine, juste derrière l’aéroport (et oui, y’a un petit aéroport, même si je n’y vois aucun avion), la butte doit faire 80 m de haut maxi. Et dans les éboulis, des traces de peinture de scènes de chasse un peu partout (comme en Libye). Amélie et moi visitons à pied. Ghana est resté dans la voiture et nous suit en contrebas. Pas de photos, j’ai oublié l’appareil dans le Def.

Retour en ville, on s’arrête chez un garagiste : je fais changer les caoutchoucs de l’amortisseur arrière droit remplacés la veille (sont déjà usés), un p’tit gars tape sur l’aile arrière gauche pour la remettre en forme et je demande qu’on nettoie le filtre à air avec un compresseur (waow la poussière qui sort de ce machin !). Le garagiste me dit de rajouter un peu d’huile de frein aussi … Ca prend du temps et je devine Amélie qui s’impatiente.

On va encore manger un bout au restau (me le fais offrir, merci !), puis quelques courses au supermarché (en fait, j’achète quelques friandises pour remercier mes hôtes de la nuit : « il faut au moins 2 choses », me dit Amélie (toujours ce truc chamanique dual je ne sais quoi (la terre et le ciel, l’homme et la femme, le yin et le yan, les flamands et les wallons, etc.)).

Nous rentrons à la maison/yourte, je remplis les jerrycans avec l’eau du puits qu’Amélie pompe (merde, y’en a un qui fuit …), remercie tout le monde et (après avoir échangé nos adresses et promis de donner des nouvelles), je prends congé et démarre. Ils avaient encore des choses à faire et je ne voulais pas déranger plus. Et puis je crois aussi que le départ eût été plus difficile si j’étais resté une deuxième nuit comme si gentiment proposé.

Il me reste à prendre de l’essence pour la route. Arrivée à la pompe, je dévisse le bouchon, leur demande s’ils acceptent que je paie en dollars (les 2 garagistes n’ont pas fait de problèmes), mais « niet ». Bon, ben je retourne en ville à la recherche d’une banque, me fait changer mes beaux billets verts contre un autre taux que celui indiqué sur le mur (« because small quantity, sir » … tu parles !) et retourne à la même pompe, pas rancunier. Bien m’en a pris : j’avais laissé le bouchon sur place !

Départ vers le désert. Je roule presque 150 kilomètres, un peu avant l’embranchement qui doit me conduire hors de la route principale, alternative via une petite partie du désert de Gobi approuvée par Amélie.

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Campement monté

DVD regardé

Temps de se coucher.

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