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05/10/2007

Etape 32 (25/09) – ?? – Oygil

Je me réveille aux bruits d’un troupeau de chèvres qui passe à proximité de la voiture. Sans berger, je suis bien seul ici. Faut dire, je n’ai pas croisé beaucoup de villages sur la route. Ai bien vu quelques panneaux avec des skieurs pourtant … Doit y avoir une station dans les environs.

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Et la route qui continue son bonhomme de chemin en grimpant toujours plus loin, toujours plus haut. La frontière doit certainement se trouver tout au bout, là où la route devra bien franchir un col. Les montagnes se dégarnissent, les bouleaux sont partis et les sapins font bientôt de même. Au loin des montagnes enneigées …

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A la sortie du dernier village russe, le long d’un mini camp d’entraînement militaire (qui a la taille et qui ressemble à une plaine de jeux … mais avec des barbelés), se trouve le poste frontière. Je dois m’arrêter un peu avant, attendre qu’un militaire téléphone à la douane prévenir de mon arrivée. Bizarre … Bizarre aussi le mec complètement torché qui m’emmerde à la fenêtre tandis que j’attends.

 

Mais je peux continuer. Je suis le seul et l’ensemble du site a l’air plus petit que les fois précédentes … Un russe qui a l’intelligence de parler anglais m’aide dans les procédures (il y a un papier d’immigration à remplir, comme pour ma première arrivée en Russie, et comme au Kazakhstan d’ailleurs, où je dois mentionner le statut de la voiture. Ben, 3 passages de frontière, 3 statuts différents (importation temporaire ou importation et exportation ou encore un autre dont je ne me souviens plus) !).

 

Une vingtaine de kilomètres plus loin, exactement au col, la route est obstruée par une barrière de barbelés. Au-delà, le macadam s’arrête et la piste commence. Une petite femme bien seule (si ce n’est son fusil sur l’épaule) m’ouvre la route vers la Mongolie ! Quelques kilomètres plus loin, c’est la douane mongole. On asperge mes pneus avec je sais pas quoi, je change quelques dollars à un taux de voleurs, je remplis d’autres papiers et me fais contrôler quelques fois. Comme d’habitude, aurait chanté l’autre …

 

Cette fois je suis en Mongolie (et c’est déjà magnifique !).

 

Ah ? Non … faut encore payer une assurance pour la voiture (C’était pas dans mes renseignements, mais ça vaut mieux comme ça …).

 

Et je peux alors commencer à profiter pleinement de la majestuosité (ce mot n’existe pas, mais tant pis) des paysages qui s’offrent à moi. C’est désertique, c’est rocheux, c’est vallonné, c’est sec, y’a bien ci et là des troupeaux qui font semblant de brouter, mais c’est à croire qu’ils ont déjà tout bouffé durant l’été … Les pistes suivent le relief et les collines se franchissent par la distance la plus courte (c’est-à-dire tout droit, c’est-à-dire la pente la plus forte. Le Def a même du mal à un moment et cale. J’essaie de redémarrer en première, mais cela cale de nouveau (j’avais laissé le frein à main). Ca passe en vitesses courtes, mais ce n’est pas normal, je crains déjà le pire …).

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Puis au milieu de nulle part, il y a un tronçon de route asphaltée de quelques kilomètres : surprenant !

 

Ce qui surprend plus, c’est le « blongs-blongs-blongs » qui vient de la roue arrière droite … Et merde, c’est la caoutchouc de l’amortisseur que mon ami garagiste Kazakh avait remplacé qui est détruit. Je stresse, mais tant pis, il est tard, je vais m’arrêter ici et me laisser descendre demain matin vers ce village au fond de la vallée …

 

Faut que je raconte à quelqu’un à quel point ce pays est déjà beau et je passe une demi-heure avec Mathieu au bout du fil. Lui, je sais pas, mais moi, dans le froid, avec juste ma tête qui sort du Maggiolina.

 

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