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22/09/2007

Et quelques photos en bonus ... (et en couleurs !)

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Un planning facile ...

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Etape 28 (21/09) – Ayakцz – Semey (Semipalatinsk)

 

Nuit au creux d’un vallon а l’abri du vent cette fois. Mais pas du froid (l’automne qui me fait « coucou me voici ! » ?). La nuit est trиs fraоche et les plics plocs d’une fine pluie me rйveillent … Me rendors en attendant que зa passe.

La route est toujours aussi mauvaise. Pas possible d’йcouter un CD (зa saute tout le temps). Les dйcors ne surprennent plus autant. A un endroit bizarre (un cimetiиre de chaque cфtй de la route), j’ai une pensйe cynique : quand obligera-t-on les tombes des communes а facilitйs а кtre traduites en flamand ?

Pas de flics ce matin … Un arrкt diesel et je suis dйjа а Semey. Au sud d’ici, les Russes avaient l’habitude de tester leurs bombes nuclйaires. Paraоt que le taux de cancer et de malformations est plus grand. Ca fait partie des grands mystиres et vйritйs que les Russes doivent encore regarder en face (avec les goulags, la censure, les polices secrиtes, la corruption, etc. – Plein de rйvolutions ici, mais c’est toujours pareil …).

Je ne boirai pas l’eau du robinet … Ca tombe mal, mes rйserves s’amenuisent et il serait temps de faire le plein. De toutes faзons, je ne m’en fais pas : ce soir je loge а l’hфtel ! Yeepee ! Mкme problиme que d’habitude а l’entrйe en ville : oщ est le centre ? Et cette fois-ci : oщ sont les hфtels ? Mais je trouve assez vite (malgrй le pont suspendu pris … dans les 2 directions). Bon, йvidemment on est au Kazakhstan, donc les flics m’ont bien arrкtйs une fois (en plein milieu d’un rond point !). Y’a des militaires а chaque coin de rue aussi … Mais je trouve l’hфtel Binar (et non, nibard comme je me plais а le retenir …). L’endroit a l’air chouette et il y a un internet а quelques centaines de mиtres. Mais une bonne douche chaude d’abord …

L’accиs est assez lent, mais ils ouvrent а partir de 9 heures le matin : je viendrai uploader le blog demain. Sinon, quelques mails (avec photos sublimes !!) qui font vraiment plaisir …

Le soir, je cherche une gargotte oщ manger. Pas facile, les rues ne sont pas йclairйes et les bвtiments sont opaques (je veux dire, je ne vois pas а l’intйrieur …). Premier essai : je pйnиtre dans un bar. Deuxiиme essai : je pйnиtre dans … une salle de mariage pleine de ballons roses et blancs ! Il n’y aura pas de troisiиme essai, je rentre а l’hфtel. Ah oui, ma voiture est dans un parking privй juste а cфtй de ma chambre : c’est rassurant et … pratique !

Demain : petit dйjeuner, internet, courses, poste et … direction la Russie !

Etape 27 (20/09) – Sarqan - Ayakцz

 

Ai passй une mauvaise nuit. C’est sympa de la passer au sommet d’une butte, avec vue … imprenable, mais le vent y est aussi plus fort йvidemment. Et зa souffle bien cette nuit. Et les brindilles toutes sиches autour, et ces lueurs oranges а l’horizon (ok, loin), et les diffйrents feu de brousse aperзus tout le long de la route qui m’inquiиtent et me font craindre le pire … Bref, je m’endors tard et – comme j’ai encore oubliй mon GSM-rйveil dans la voiture – je me lиve tard. La vue est toujours aussi splendide … L’horizon est barrй d’un immense nuage noir : c’йtait bien un feu ces immenses taches oranges.

Drфle de sensation ce matin. Fait plus aussi chaud que les autres jours, la route est de mauvaise qualitй, y’a des feux partout, le ciel se couvre … Je sais pas, mais je voudrais qu’elle passe assez vite, je ne pense pas qu’elle va apporter quoi que ce soit de bon.

Maman m’annonce que Sigrid est maman ! La boucle est bouclйe … Je suis content pour elle … Les pensйes reprennent …

Dйjeuner au bord de la route, dans une zone brыlйe rйcemment. Je continue Beigbedder, assis dans le fauteuil, aprиs avoir mis un pull ! Je suis de nouveau dans des contrйes complиtement inhabitйes ici (ou si peu …). Des gens vendent du poisson le long de la route (en agitant leurs panneaux en forme de … poissons !).

Les flics au bord de la route me font signe d’arrкter, alors que je les avais dйjа dйpassйs ! Je rвle et le fais voir ! Je marche les 50 mиtres jusqu’а eux. Ouh lа, lа … J’ai fait du 61 km/h ! Mais c’est beaucoup зa monsieur l’agent … Evidemment, je me fonds en excuses (Bien que j’ignore totalement la vitesse maximale autorisйe … C’est pas 90 ?). Il garde mon passeport en mains. Il veut le confisquer une fois de plus … J’insiste que je ne comprends pas, sentant bien que ce coup ci зa va кtre difficile. Puis soudainement je reзois un coup de genou dans la fesse droite et me fais bousculer : « dollars, dollars ». C’est une brute mal dйgrossie qui fait irruption et se joint aux 2 policiers. Je regarde autour de moi : il n’y a plus que nous quatre … Ben, je vous le dis, зa fait froid dans le dos. Les salamaleks tout зa, ok, j’veux bien. Les coups de genoux, зa impressionne quand mкme … Je le sors ce billet qu’ils veulent (un petit : 3 euros ! Hй, hй), j’arrache mon passeport et je me casse d’ici vite fait ! Connards, connards, connards ! Et tant pis pour ma petite sњur qui m’envoie quasi simultanйment un SMS genre « chouette le blog, mais je trouve que tu utilises beaucoup de gros mots » …

Je suis furieux ! Et je me sens tout fragile aussi, tout faible au milieu de nulle part … Je savais que c’йtait une journйe de merde !

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Ben tiens … mes meilleurs amis kazakhes me font de nouveau signe de m’arrкter quelques kilomиtres plus loin … Bon, а part les derniers, ils ont йtй sympa jusqu’а prйsent ... « Belgui Mongoli » et je sors ma carte du monde et зa devrait le faire … C’est plus aussi simple … C’est moi qui deviens mauvais ou quoi ? Je dois aller voir le chef dans son bureau avec mes papiers. « Belgui ? Anderlecht ? ». C’est gagnй je pense … Je pense mal : il me montre au dos de ma carte d’immigration, йcrit tout petit en anglais : « se faire enregistrer dans les 5 jours, sous peine de se voir confisquer son passeport » … Lа, je suis vraiment dans la merde : зa fait 10 jours que je suis ici ! Coups de tйlйphone (moi, tout penaud). Il m’emmиne dehors (moi, tout penaud) : je dois le suivre en voiture (il a toujours mon passeport avec lui !). La ville est а quelques kilomиtres seulement et а travers les chemins cahoteux (je m’imagine qu’il va m’emmener dans un hangar et me voler tout mon argent : je vйrifie que j’ai la Mag-lite gйante а portйe de main, mкme si je sais pas quoi en faire), il m’emmиne jusqu’au commissariat central … A l’йtage, il me conduit dans un bureau et « sit down ». Moi ? Tout penaud … En fait, il est vachement sympa avec moi et s’occupe de tous les papiers pour mon enregistrement … Aprиs une bonne demi-heure, il me rend mon passeport (avec un beau cachet sur la carte d’immigration), m’emmиne dehors et « folllow me ». Il m’emmиne а la sortie de la ville vers la bonne route ! Spasiba !

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Soulagement et « je me casse d’ici » mйlangйs … Le soleil rйapparaоt et joue avec les nuages. Magnifique, mais je pense а autre chose. Au bout de la ligne droite, lа oщ il y a des (petites) collines, je dois trouver un petit chemin et me dйgoter un endroit sympa pour dormir … Ah ! Ca, зa marche toujours …

Etape 26 (19/09) – Col d’Altinemil - Sarqan

 

Pas grand-chose а dire aujourd’hui. Juste une йtape de liaison. La route quoi !

J’ai dйjа commencй mon deuxiиme roman, c’est le dernier de Beigbedder. Moi j’aime bien … En plus, celui-ci se passe а St-Petersbourg et Moscou ! Bon, c’est pas son meilleur …

Sinon, rien а signaler que je n’ai dйjа racontй …

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C’est plat … Il y a des digues rйguliиrement, mais les riviиres sont а sec. Des panneaux а la gloire du prйsident (Je l’ai dйjа dit, il y a beaucoup de similaritйs avec la Libye …) ou avec « Kazakhstan 2030 » (J’ai d’abord crы qu’ils voulaient organiser la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques, mais je crois plutфt qu’il s’agit d’un plan йconomique alйatoire …).Des villages, des flics, des champs de blй (moissonnйs) а perte de vue et des feux de brousse, des cow-boys (des gars а cheval qui font garзons vachers), des cimetiиres, des collines, des routes de m…, des gentils SMS que je reзois (mille mercis а tous ceux qui m’en envoient !! Continuez please), des вnes qui tirent des charrettes, des voitures au bord de la route qui remplacent leur … pneu crevй, un couple de chevaux qui saute а pattes (ligottйes) jointes, et … un endroit de bivouac de rкve ! J’ai quittй la grand route pour grimper а travers les collines (premier essai infructueux, mais le deuxiиme !). Je monte а travers une jolie toute petite vallйe (une gorge ?) jusqu’au sommet d’une colline d’oщ j’embrasse toute la vallйe ! Les herbes sont vraiment sиches ici …

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Ce coucher de soleil ci je me le fais depuis mon lit en lisant mon livre … (parviens pas а m’endormir …)

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Etape 25 (18/09) – Sharyn Canyon – Col d’Altinemil

 

Quelle bкte nuit angoissante. Je dйteste зa.

Rйveil au milieu de nulle part. C’est un plateau lйgиrement en pente avec une belle piste au loin (celle que j’ai quittйe hier soir). Tout au bout trиs loin, on devine une vallйe : зa doit кtre le canyon !

En piste donc ! A quelques kilomиtres de lа, une baraque avec une barriиre, au milieu de nulle part. Je m’arrкte et vais avec mon plus beau sourire vers les 2 militaires qui la gardent. Je sors trиs vite ma carte du monde (зa marche souvent !). En йchange, je leur demande si eux aussi ont une carte de l’endroit … C’eыt йtй trop beau ! A la place, le grand militaire demande au plus petit de monter dans la voiture et me montrer le chemin. Juste le dйbut ou bien tout ? Verrai bien, c’est parti. On arrive trиs vite а un croisement : а gauche, une belle piste ; а droite : une barriиre avec un clair « sens interdit » rouge et blanc. C’est lа qu’on va. Je dois m’arrкter juste avant : on va voir de plus prиs а pied. Ah oui, je comprends, un chemin bien rocailleux avec des grosses bosses (ou des gros trous) et qui descend assez vertigineusement. C’est normal qu’on ne puisse pas passer par lа. Retour а la voiture. Vous avez compris ? Ben oui … je vais quand mкme devoir me le taper ce chemin … Waow. Ca, c’est vraiment du 4x4 pour une fois. Du vrai de vrai. Seul, je ne l’aurais jamais fait. Mais puisque le petit militaire est avec moi … Et il a l’air de s’y connaоtre … (mкme si nous ne communiquons que par gestes). Petites vitesses et diffйrentiel bloquй, en premiиre, j’entame la descente doucement. Le Def se balance dans tous les sens … Grisant ! Quelle machine !

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Et magnifique ! Le chemin devient un peu meilleur et je me retrouve dans le thalweg (le point le plus bas) d’un magnifique canyon avec les roches roses/ocre dйcoupйes et tout et tout , а gauche et а droite …

Puis 2 йnormes rochers bloquent la route : faut passer entre ! Merde, зa passera jamais. Va falloir remonter la pente et зa c’est « no way » ! Et mon petit chinois/kazakh qui me fait signe d’y aller ! Je lui rappelle le Maggiolina et les bidons de diesel sur le toit. Bon, ok, on y va pas а pas alors … A mi chemin, je m’arrкte pour aller vйrifier moi-mкme (et faire une photo de mon futur et trиs proche premier « plantage »). Je monte sur le toit et … j’exagиre pas, je le jure … il y a 1 centimиtre а gauche, 1 centimиtre а droite et 1 centimиtre en hauteur ! Mais je ne suis qu’а mi chemin. J’avance vraiment trиs trиs lentement, ma tкte par la fenкtre qui regarde au-dessus de moi et … зa passe ! Je comprends toujours pas comment j’ai fait. Quel coup de bol ! De l’autre cфtй du tunnel, c’est encore plus beau … Aprиs l’horrible soirйe d’hier, ma journйe se rйvиle comme la plus belle depuis le dйbut ! Aprиs quelques kilomиtres, on arrive а une aire un peu plus large bordйe par la riviиre. On s’arrкte : pause ! La riviиre est glacйe, mais зa fait du bien de se tremper les mains et se rafraоchir le visage. Un peu plus loin, quelques locaux s’amusent. Ils approchent et viennent se dйshabiller а quelques mиtres devant moi ! Ils ne vont quand mкme pas aller se baigner dans ce torrent glacй ? Ah non peut-кtre … ils plongent dedans ! Aprиs quelques minutes, ils reviennent au sec et approchent, semblant s’intйresser а la voiture. Avec des dessins et quelques mots, je leur explique le Def, le projet, mon mйtier, mon вge, que oui, je fais le tour du monde seul (tout le monde trouve зa fou !), etc. Ils sont bientфt six autour de moi et me proposent d’aller pique-niquer avec eux. Quelle dйlicate attention ! Ouais, bon, c’est plutфt de manger leurs restes qu’il s’agit, mais qu’importe, je m’empiffre de concombres … Mais зa fait 1 heure qu’on est lа et je voudrais bien continuer.

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On redйmarre et traverse l’aire de repos … cul de sac ! Alors, c’est зa ? C’est tout ? Et il va falloir refaire le chemin en sens inverse ? Pour le tunnel, tant pis, mais pour la montйe, j’avais repйrй une autre descente sur le cфtй, donc зa devrait aller … En fait le tunnel, зa va moins bien : зa frotte ! J’avais tellement peur d’endommager le Maggiolina que j’ai portй un peu sur la gauche et ce sont les plaques de dйsensablement qui ont frottй (et les sangles usйes). Rien de bien mйchant. Il est oщ ce sentier qui part sur la droite ? Ah il est lа … Mais il se transforme … en escaliers un peu plus loin ! Va vraiment falloir grimper cette pente alors ? Pourquoi Mathieu n’est pas lа pour filmer ou bien mon mйcano pour que je lui montre ce que je fais ?! Je m’arrкte а mi-montйe pour faire une photo mais je sais que зa donnera rien … En haut, on refait la mкme route depuis le dessus et puis back to the gate ! Beaucoup de spasiba que je leur adresse, surtout а mon petit guide …

Bon, ben y’a plus qu’а partir hein ? Tant pis pour la journйe de repos au bord de la riviиre …

Route donc … et de meilleure humeur qu’hier !

Pause а midi а l’ombre de quelques arbres. Je commence а lire ! Ah ? C’est parti pour quelques livres, je le sens … (c’est toujours comme зa). Je commence facile : je relis pour la troisiиme fois « Je l’aimais » de Anna Gavalda. Mais que c’est beau, mais que c’est triste … A lire pour tous !

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Je fais quelques trиs chouettes photos. A un col, je dйcide de trouver un endroit pour la nuit. Superbe, comme d’habitude. Comme j’ai le temps (me suis quand mкme arrкtй tфt), je termine mon roman (dans le fauteuil !) … Et je cherche le suivant dans mon bardas (pardon Mathieu, mon rangement) ! Et le guide de la Mongolie aussi … Surprise : je ne trouve pas le guide de la Mongolie (je me rappelle tout-а-coup que je n’en n’ai jamais achetй), mais bien celui du Kazakhstan ! Et meerde … A sa lecture je dйcouvre que mes balades en montagne prиs des frontiиres, c’est de l’utopie. Ce sont des zones « sensibles » et il faut des autorisations а quйrir des semaines а l’avance. Pour les montagnes du Nord (Altaп) : pareil … Lа oщ je rвle un peu, c’est quand je lis (me souviens en fait) que ma frustration parce que je n’ai pas vu la mer d’Aral (qui ne longeait pas ma route d’aprиs les cartes) ne devait pas en кtre une : la mer d’Aral a reculй de plus de 30 kilomиtres et ce qu’il y a de remarquable, ce sont les bateaux йchouйs qui sont, eux, le long de la route … Tant pis. Je regarderai Thalassa en rentrant …

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J’ai quand mкme eu droit а une belle sйrie de couchers de soleil au Kazakhstan !

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Etape 24 (17/09) – Taraz – Almaty – Sharyn Canyon

 

La route la plus directe qui mиne а Almaty passй par … le Kirghizstan ! Pas de visa, pas de route directe (pas de bras, pas de chocolat). Va falloir prendre un dйtour par une « ligne jaune » (sur ma carte) ; je crains le pire … Ben non en fait, la route est excellente mкme (pour le pays). Je longe la frontiиre sur plusieurs dizaines de kilomиtres : je vois pas mal de postes frontiиres et des gardes patrouiller (comme а Overijse en … 2010 ?).

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Almaty a l’air d’кtre une ville immense. Elle n’est pas collйe а la montagne comme je l’espйrais (c’est un peu plus loin …). De larges avenues bien ombragйes la quadrillent (vrai de vrai : elles sont toutes droites et perpendiculaires les unes aux autres). Comme d’habitude, des magasins (ouais, on devine plus qu’on ne voit : les architectes d’ici ne connaiss(ai)ent pas le concept de « vitrines » … Du coup, difficile de savoir ce que l’on y vend), des mini-bus et des gens qui se baladent. Une discothиque et puis … un cafй internet ! Je m’arrкte de suite (parce qu’en plus, comme en chaque fin d’йtape, j’ai mal au dos et а la jambe gauche). Je dois rester lа un bon bout de temps parce que quand je ressors, il fait tout noir ! J’ai bien cherchй pendant un bon bout de temps un plan de la ville sur internet ou bien des cartes de randonnйes а faire dans le coin, mais зa paraоt trиs difficile а organiser seul ! Dommage que personne ne parle anglais ici … Paraоt pourtant que c’est une ville d’expats ! Oщ qu’ils sont ? Dans les grands hфtels sans doute … Oщ qu’ils sont ?

Mais c’est pas grave parce que j’ai enfin localisй « Charyn Canyon » ! Sur ma carte du Kazakhstan, il y a une photo qui ressemble au Grand Canyon et que j’essaie de localiser depuis des semaines sans succиs ! Et c’est pas loin d’ici (ouais … 250 km quand mкme !). Dйcide de me faire un restau et de tester la route de nuit pour pouvoir passer la journйe dans le canyon demain. Je dйmarre la voiture (garйe devant le feu rouge) et m’arrкte devant le premier restau en terrasse que je vois (de l’autre cфtй du feu rouge). Comprends rien а la carte, ni au charabia du gentil serveur dйguisй en matelot. « Beef » ? Ouais, je veux зa ! Avec des « vegetables » faзon kazakh et du coca bien froid siouplaоt ! A ma gauche, un йcran gйant passe des clips de Boney M (зa rappelle la Libye oщ la seule cassette de la voiture йtait … Boney M !) !

La route est longue et noire et dangereuse et … dйprimante … Sais pas ce que j’ai ce soir. Est-ce que ce sont les mails que j’ai lus, le noir, le cap des « 3 semaines », … Sais pas, mais j’ai un de ces cafards … Et puis je vois rien. Doit y avoir du brouillard … ou de la poussiиre, je sais pas. Je roule vraiment au milieu de nulle part. Je ne vois mкme pas les chemins sur le cфtй de la route. Je me dirige aux kilomиtres. Ca doit кtre tout prиs ! Et enfin un large panneau avec le dessin d’un canyon et un sentier qui quitte la route. Je l’emprunte sur quelques kilomиtres … Ca descend. Je m’attends а chaque instant а me trouver devant une falaise. Oh et tant pis, je quitte le chemin et installe le campement а la hвte. Je verrai bien demain oщ je suis !

Episode de « West Wing » obligatoire pour retrouver le sourire et puis dodo ! Il est tard …

Etape 23 (16/09) – Aprиs Qizilorda – Shimkent - Pass Mashat – Avant Taraz

J’avoue avoir quelques jours de retard dans la rйdaction du blog et dйjа avoir oubliй certains dйtails, voire des pans entiers de journйes … C’est une vieille habitude chez moi de parfois laisser traоner un peu les choses … Tout зa au nom de cette pensйe (philosophique ?) tellement trop rationnelle et dйprimante (et qui m’obsиde un peu ces derniers jours) : on se souvient trиs bien de la journйe, sans doute encore assez bien d’hier, un peu moins de la semaine passйe, presque plus du mois prйcйdent, grвce aux photos pour les annйes passйes … Si on oublie tout, si la mйmoire nous lвche, aprиs quoi court-on du coup ? Qu’est-ce qui est important ? Qu’est-ce qui vaut la peine ? Y’a-t-il un bilan en fin de parcours ? C’est зa ? Il faut se construire un avenir, et prйparer la fin ? Il faut monter le plus haut possible dans l’estime de soi ? Parce que profiter du temps prйsent est inutile puisqu’il sera oubliй la semaine prochaine … Je repense aux morts que j’ai connus … et oubliй … A quoi cela leur a-t-il servi ? Ah oui, bien sыr, il faut s’occuper des autres (les enfants), pour qu’eux-mкmes puissent penser aux autres et ainsi de suite … Pff … Suis pas sorti de l’auberge … Un indice ?
J’ai donc roulй … et roulй (arrкtй par la police ? Sans doute …) … et roulй. Je croise une voiture de la Croix-Rouge Internationale. Les paysages ne sont plus aussi plats. On devine ci et lа quelques petites montagnes. Les plus grandes sont plus loin. A la frontiиre en fait.

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J’ai donc roulй jusque Shimkent. Une grande ville proche de la frontiиre … Je dйcide de pousser jusqu’au centre ville (y’aura-t-il quelque chose d’intйressant ?). Je crois que j’y suis. De longues et larges avenues bordйes d’arbres, de magasins, d’autobus et de gens qui s’affairent. Le GPS m’indique le centre ville un peu plus au Sud. Je lui fais confiance. J’arrive le long d’une colline dans l’entiиretй est couverte par un marchй (plutфt genre souk). Du mal а me garer, mais le coin fera l’affaire (de toutes faзons, tout le monde s’arrкte n’importe oщ, n’importe comment). Je me balade au milieu des « quartiers » organisйs selon les produits vendus : la viande (et les mouches), le poisson, les lйgumes, les jouets et les cigarettes (ensemble ! Pas cons les gars …), la quincaillerie, etc. Pain, raisins et tomates pour moi.

 

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Retour а la voiture avec une Lada grise et bleue maintenant garйe а cфtй : meerde, la police ! Je fais quoi ? J’attends ? Ouais, m’est avis qu’ils ont plus le temps que moi. Et puis, peut-кtre que c’est un hasard ? Ce n’en est pas un … Il veut me verbaliser, menace de me confisquer ma carte grise, puis blabla, « I don’t understand what you say », etc. Je m’en tire cette fois, mais c’йtait juste. Il aurait voulu un peu d’argent, voilа tout ! Je pense а toute la poйsie qu’utilise Brassens pour justifier son inimitiй envers les flics. Je ne l’ai pas : tous des cons ! Je quitte la ville.
Je me trouve un endroit paisible (derriиre une petite colline situйe а un col) pour monter … le maggiolina. Longue route parcourue aujourd’hui ! Soirйe paisible. Je plonge dans la pharmacie pour la premiиre fois : il me faut du beurre de caco pour mes lиvres gercйes ! Nuit excellente.

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17/09/2007

Etape 22 (15/09) – Sur la route vers le Sud – Après Qizilorda

Préparatifs habituels, puis la route. Combien de temps encore sera-t-elle non-roulable ?? J’ai la réponse, assez vite : 20 kilomètres.

Pratique le copier-coller …

Yeepee ! Je peux de nouveau rouler à 80, 90 km/h …

Le paysage défile un peu plus du coup. Toujours aussi plat, mais plein d’animaux le long. Avec ou sans berger … Y’a des chameaux (et des petits chameaux), des vaches (et des petites vaches, des veaux en fait), des chevaux, des chèvres. Il y en a plus que d’habitude. Plein de rapaces aussi. Qui restent au bord de la route et qui s’envolent quand je sors de la voiture à 5 mètres à peine !

Les panneaux sur le bord de la route me font bien rire : attention route en mauvais état sur 1, 2 ou 10 kilomètres (alors que c’est partout), parking (où ?), pente à 12 % (mais il fait tout plat ici), etc. Mais celui qui m’a le plus surpris, c’est un passage pour piétons au milieu de nulle part !

Les kazakhs en side-cars sont tellement mignons.

Je fais le plein de Diesel et me dépêche d’arriver à Baïkonour avec le (très, très) mince espoir de pouvoir visiter quelque chose …

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Peine perdue. Au premier poste de contrôle, à des kilomètres de la zone de tir, c’est un « niet » (ah oui, comme en flamand) catégorique qui m’attend : « Dokument, dokument ? ». Je les ai pas vos ausweis … J’aurai juste vu des bâtiments et des télescopes au sommet d’une colline artificielle, et deviné des kilomètres plus loin, les tours de lancement rouge et blanches …

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Ben, je reprends la route hein … Et, habitué des quelques journées précédentes à rouler beaucoup, je fais vite presque 600 km quand le soleil se couche (magnifique, comme d’hab).

J’ai de l’avance (pas beaucoup) et je pense passer à Almaty du coup. Surtout que j’ai vu que la ville est tout près des montagnes qui font la frontière avec le Kyrgizstan. Prendrais-je une journée de pose là-bas et faire une petite balade à pied ?

Une pensée pour notre gouvernement avant d’aller dormir …

Etape 21 (14/09) – Sur la route vers le Sud – La même, plus loin, à 50 kilomètres d’Aral

Préparatifs habituels, puis la route. Combien de temps encore sera-t-elle roulable ?? J’ai la réponse, assez vite : 20 kilomètres.

Là, me fais de nouveau arrêter par un flic : « Belgui, Mongoli » … Ca marche pas … En fait, il veut que je le prenne en stop, et pendant un bon bout de trajet encore ! Dommage pour les relations avec la population locale, mais sorry, pas d’auto-stoppeur, surtout pas un qui me fait arrêter grâce à son petit bâton de maréchal adjudant chef de merde ! Par dépit, il veut me taxer mon GPS. Je repars en lui laissant un bic …

Après, c’est reparti pour les pistes. Elles semblent un peu meilleures que la fois précédentes. Ce n’est qu’une impression. Moyenne 20 km/h, Pointe à 50 …

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Et comme ça toute la journée, pendant 200 kilomètres … La voiture est de nouveau toute sale. Moi aussi …

Bivouac classique, sous un magnifique coucher de soleil, au milieu de nulle part et bientôt sous les étoiles !

Etape 20 (13/09) – Aqtobe – 250 km plus loin

J’ai encore loupé le lever du soleil ce matin. En, fait j’ai eu un peu froid cette nuit, et j’ai pas bien dormi. J’ouvre la toile et, si la vue sur le lac est effectivement très jolie, la vue sur le ciel l’est nettement moins : il fait tout gris ! Dommage …

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La proximité de l’eau me donne une idée : je vais laver la voiture ! Je fais bien 50 aller-retours depuis le lac avec ma petite casserole d’eau. Il y a tellement de poussière ! Et elle est si fine ! La poussière sur les planches ne part ni avec la brosse, ni avec une éponge humide … La voiture est comme moi : elle s’est lavée, mais elle reste quand même un peu sale …

Je prends la route et me fait arrêter par les flics. Pas de problème, le passeport a suffi.

Je retourne vers le garagiste aperçu la veille : c’est un car-wash ! Je me parque quand même et montre mon pneu à un adolescent : on les répare juste à côté. Très vite plusieurs personnes approchent de la voiture et se mettent à la regarder sous tous les angles. Quelqu’un me montre l’amortisseur.Je sais … « Kaput » qu’y me dit … Je lui montre que j’en ai un de rechange, mais où le faire installer ? Il me montre un garage installé juste le bâtiment à côté. Le patron arrive. Un petit gros, la cinquantaine, très dynamique et très sympa. Je lui montre le pneu, l’amortisseur et les trois autres aussi tiens ! J’acquiesce aux 100 $ tracés à la main sur la carrosserie. Rentrer la voiture dans l’enceinte du garage est déjà tout juste ; pour la rentrer dans l’atelier même, il faudra 2 personnes suspendues à l’échelle pour abaisser le Def de quelques centimètres. Le patron et son jeune apprenti se mettent de suite à la tâche : ils prennent mon cas en priorité ! Ils s’affairent, ils démontent. Plusieurs curieux viennent regarder la voiture. Même un groupe d’élève en visite au garage entoure la voiture. Devant ma mine inquiète, le patron les remballe tous !

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Faut dire que j’en mène pas large à ce moment. Mon regard vide, la clope au bec, assis sur une chaise sur le côté, je dois faire triste mine. Et meeerde ! J’en profite pour prévenir mes parents du contretemps (faut qu’je l’dise à quelqu’un !). L’amortisseur défectueux est remplacé en 2 heures. Maintenant, ils démontent celui à l’arrière parce que les caoutchoucs (je sais pas de quoi je parle, donc j’appelle ça « les caoutchoucs ») des fixations ont aussi l’air usés (ah bon ?). De fait … Mais pour trouver une pièce de rechange au Royaume de la Reine Lada et de ses chevaliers Toyota, Nissan et Mitsubishi, c’est pas évident … A l’étage du garagiste, il y a 3 magasins de pièces détachées. Aucun n’a la pièce qu’il faut. « Fabianne, shop, taxi, you » … Quoi ? Mais comment veux-tu que je m’débrouille moi ? Alors le p’tit patron sympa m’amène au bord de la route, fait signe à une voiture de s’arrêter, veut m’installer devant (mais non, je vais derrière) et à trois, nous allons visiter un autre magasin … Y’a pas, mais y’a bien kekchose qui y ressemble … Je paie et nous reprenons le même taxi (en fait, un vieux qui accepte de jouer taxi). Je paie la course et nous retournons au garage. Au couteau, il coupe la pièce comme il faut et j’avoue que je n’assiste pas à la suite. J’ai l’impression d’avoir conduit quelqu’un à la clinique et « de patienter en salle d’attente » que le doc me dise que tout est ok.

Poignée de main les yeux dans les yeux. Moi : « Spasiba ». Lui : « Bonne chance p’tit gars et prends soin de toi. Bonne route ! » (enfin, c’est ce que je me plais à croire qu’il m’ait dit …).

Un quart plus tard, le téléphone sonne : c’est maman. Bonne nouvelle : l’amortisseur est sous garantie, faut que je le rapporte … Hé, hé … Suis pas au bout de mes surprises moi dans mon aventure … Je retourne au garage chercher la mauvaise dent arrachée et me dirige vers la poste (avec internet !).

Fermé sur le temps de midi. Ben oui, ça m’a pris la matinée l’opération. Je patiente avec un morceau de pain et un saucisson acheté sur place. La dame du guichet m’envoie sur les roses. La deuxième aussi … Mais pourquoi personne ne parle-t-il/elle anglais ici ?? Un jeune employé sympa vient m’aider. Le clavier est en lettres cyriliiques … Il le convertit. J’ai le temps de lire mes mails et de répondre à quelques uns. Le clavier retourne cosaque et le gars est parti. Tant pis, avec des copier-coller lettre par lettre, j’arrive ultimement à déposer un message sur le blog au sujet des SMS gratos vers le téléphone satellite, puis je m’en vais …

Les flics m’arrêtent une seconde fois. Veulent voir mon passeport et les papiers du véhicule. J’en profite pour leur demander le chemin pour sortir de la ville. Je fais le plein d’essence et c’est une jeune fille charmante qui parle anglais qui s’occupe de la caisse. Je suis troublé (elle aussi). Tellement que je commande 80 litres. Le réservoir sera plein (mais vraiment à ras bord à 74 …).

Les flics m’arrêtent une troisième fois : j’ai pas mes phares allumés. Intérieurement : « Mais vous êtes con ou quoi ? Fait plein jour, j’ai toujours mes lunettes de soleil, et de toutes façons, y’a pas le quart de vos compatriotes qui les allument leurs phares !!! » Officiellement : « I am so sorry » et cetera … Ca passe, mais c’était juste …

En fait, la police kazakhe est la tranche de population avec laquelle j’ai le plus de contacts. Et leur première question est toujours la même, si bien que je réponds tout de suite comme si je parlais couramment leur langue : « Belgui ». La deuxième réponse est bien souvent « Mongoli » d’ailleurs. Et ça se termine toujours en dépliant ma carte du monde et leur expliquer le tour.

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La sortie de la ville est miraculeuse : 2 x 2 bandes de circulation en état impeccable ! Waow ! Ouais, bon, 20 kilomètres que ça dure … Puis route carrossable … Je roule quand même 200 autres kilomètres puis emprunte un petit sentier pour me trouver un endroit cool pour la nuit. Au milieu de nulle part comme d’habitude …

Mathieu appelle. Longue conversation. Chouette ! Je reçois plein de SMS aussi (Grolito : « Tu sais quand même vraiment pas conduire … ;-)  »).

Les étoiles sont toujours là …

Land Rover ...

Je t’aime ...

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Moi non plus !

 

 

Etape 19 (12/09) – A mi chemin vers Aqtobe - Aqtobe

Reçu un SMS à 5h du matin ! Moi qui avais mis mon réveil à six pour voir le lever du soleil. Voilà ma nuit foutue. Je me réveille vers 8h30 …

Je range tout le brol qu’il y a sous les bacs de rangement croyant que c’est une origine possible du bruit (en fait j’y crois pas, mais ça éliminera une possibilité). Je range mes outils achetés selon la liste de Luciano (merci Luciano ! Comment était le Grand Prix dimanche ? J’ai pas mal pensé à toi ces derniers temps … Ecris moi et raconte moi Francorchamps !). Je me couche encore une fois sous la voiture : mon regard de total amateur ne décèle rien. J’ouvre le capot : rien non plus. Je décide de nettoyer le filtre à air. « Avec le compresseur » qu’il m’avait dit Luciano. Ok. Mais ce que m’a donné Didier n’a pas l’air de fonctionner. Je souffle alors. Et un peu de poussière s’en va … Mais je suis pas sûr que ce soit suffisant … Je remets tout en place. La voiture est vraiment dégueu ... Je termine de ranger et je démarre. Petit rituel de démarrage : allumer l’alimentation 220V pour recharger les piles et le PC, brancher l’allume-cigares pour alimenter le frigo et recharger le téléphone satellite (t’as mis sur le blog l’adresse du site internet qui permet d’envoyer des SMS gratuitement Mathieu ? Il n’y a qu’une seule personne qui l’utilise (et c’est pas toi) !), noter le kilométrage de la voiture, enregistrer la position dans le GPS et démarrer.

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Pistes, route (espérer qu’elle soit en meilleur état … mais non), pistes. Puis piste, piste, piste … Tout ça à 20 km/h de moyenne (pointes à 40 quand la piste est vraiment bonne). C’est gai en fait : je pense m’inscrire au Dakar un jour ! Je réfléchis à comment prendre des cours de mécanique (en devenant mécano est la seule réponse qui me satisfasse, mais c’est trop tard pour moi …). Puis, la route est en train d’être refaite. Elle paraît si parfaite pour rouler, mais tous les accès depuis la piste sont fermés ! Aargh ! Frustration ! Et quand enfin je peux la rejoindre, elle est de nouveau dans un état lamentable. Mais roulable au moins.

Et puis une station d’essence ! Assez pittoresque, mais ça fera avancer la voiture …

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Et c’est ainsi qu’après de longues heures de conduite (avec le même CD de H. F. Thiéfaine toute la journée), j’arrive à Aqtobe avec 2 missions : trouver un garagiste capable de me réparer le pneu (si possible) et trouver un café internet (si y’a pas, c’est pas grave). Et puis trouver un restau qui retransmet le match des Diables Rouges contre le Kazakhstan ce soir ? Ouais bon … pas une priorité.

En ville, de jeunes écolières sortent du bus : elles sont toutes habillées en robe noire avec un tablier blanc et un gros nœud blanc dans les cheveux.

J’ai trouvé un internet café, mais fermé à 18h. Je crois avoir trouvé un garagiste, mais il commence à faire sérieusement noir et je dois trouver un endroit pour dormir … J’ai repéré un lac sur la route pour venir. Je m’y rends. J’y arrive à la lueur des phares. On verra demain à quoi ça ressemble … Au son de l’eau à 5 mètres de moi (le vent souffle et de petites vaguelettes viennent s’écraser tout contre), je mets le blog à jour et vous souhaite une bonne nuit !

Trains Kazakhs ...

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Etape 18 (11/09) – Altibai – 300 km plus loin

Bon, ben c’est le désert ici. Et y’a une route en ligne droite. Avec la ligne de chemin de fer qui court parallèlement à sans doute 1 kilomètre (et plusieurs longs convois qui passent !). La route est en excellent état ! Voilà qui augure de bonnes choses … Jusqu’à « Makat ». Et voilà la seule chose qu’il y a de bien dans ce village : son nom est facile à retenir (et à lire sur l’unique panneau !). A l’entrée, un petit panneau en bois indique vers la gauche le nom de la prochaine grande ville à quelques 600 km de là. Oui, mais il indique un chemin de terre … Alors que sur ma carte, j’ai une belle route en rouge, comme celle que je viens d’emprunter … Ca doit pas être ça. Je rentre dans la petite ville. Et j’ai beau tourner, y’a pas l’ombre d’un début de route … Au loin (et dans la bonne direction d’après mon GPS), il y a une ligne de talus plus horizontale que l’horizon : ça doit être la route. J’emprunte alors quelques chemins de terre sur plusieurs kilomètres et arrive sur … un autre sentier, plus large et plus plat en général, mais certainement moins carrossable … Et pourtant, c’est la bonne direction. C’est comme si la route n’était pas encore construite. Au loin, une voiture roule dessus … Je sais pas pourquoi, mais je m’y engage … tout doucement … Après 2 kilomètres, y’a une voiture de police à un carrefour de chemins, au beau milieu de nulle part. « C’est la route pour Aqtobe ? ». « Oui ». Ben merde alors … Suis content parce que j’ai trouvé la bonne route, mais par contre, la moyenne risque de chuter. Je fais quoi … du 15 km/h de moyenne ?!

Après un petit temps, y’a des plaques de goudrons qui apparaissent. En fait, la route a bien été construite, mais elle est tellement dégradée, qu’il n’en reste plus rien. Sur le côté, il y a un chemin de terre qui la longe. Ca a l’air un peu plus praticable et je l’emprunte. Il y a même plusieurs chemins qui s’en vont parallèlement. De temps à autre, je rejoins la route, espérant la trouver réparée, mais la vitesse n’y est pas meilleure que sur la piste en contrebas. Ca va me prendre des jours !

Je croise … un autre Defender. Là où il y a bien 6 pistes en parallèle de chaque côté de la route, au milieu de nulle part, y’a la petite sœur du Def qui passe juste à côté de moi … Un Polonais. Je m’arrête, mais lui fonce et me fait juste signe de la main …

Et puis toute la poussière qui s’envole de partout là où je passe. Ok, c’est drôle, mais c’était pas prévu et ça salit tout ! … Et je ne regarde que la moyenne … Je ne m’y fais pas à me retrouver sur une piste là où ça n’était pas du tout prévu (une belle grosse ligne rouge sur ma carte, comme les autoroutes ! Et dans mon atlas de Russie (qui fait aussi Kazakhstan) : pareil !) … Les routes sont dans un état vraiment désastreux, avec des trous de plus de 80 cm de profondeur ! Il faut s’arrêter et reprendre un autre côté moins pire … Ce n’est pas possible que des voitures puissent passer ici !

Une portion de route à l’air meilleure. Plein de nids de poule, mais à vitesse moyenne, ça ne se sent pas … Tiens, la voiture à l’air de pencher un peu … Je m’arrête … Noooooooooooooooonnnnnnnn !!!!! Mais t’es un imbécile de chez con, Fabian !!! Ah tu trouvais qu’aller un peu plus vite était plus gai ! Ah, tu ressassais ton rêve de cette nuit ! Ben voilà le résultat : ton pneu est crevé. Petit con va ! Vous chantiez ? Et bien dansez maintenant !!

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On se calme. On essaie d’éviter de penser « Quoi ? A même pas 5 % du périple, y’a déjà une ailr cabossée et un pneu crevé ? ». On relativise … On s’organise … Où est le crique ? Comment on l’utilise ? Où est la croix pour dévisser les boulons ? Le dévissage ne marche pas. Trop serrés. On se calme … On tire plus fort et de l’autre côté on pousse avec le pied … Ca marche. Le crique maintenant. Voilà, la voiture monte … Mais, c’est pas assez haut ça ! Et je sais pas tourner plus. La roue ne s’engage pas : les  boulons sont trop bas … Meeeerde ! Va falloir demander de l’aide. A qui ? Ca fait bien ¾ d’heure et y’a personne … Je m’assieds sur la roue couchée à terre … Je pense au Petit Prince … Julie téléphone … Un camion arrive.

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Les 3 gars qui en sortent (je m’étonne qu’ils voyagent toujours à plusieurs dans les camions ou les voitures. Bizarre non ? Je mets au moins 24 heures à me rendre compte que c’est moi le type bizarre, à traverser une sorte de désert … en solitaire) m’aident tout de suite et s’y mettent tous. Ils me conseillent de poser le crique sur un morceau de poutre en bois la prochaine fois … (s’ils savaient que j’étais sensé être ingénieur …). Je leur explique à l’aide de ma carte mon projet de tour du monde. Ils me croient un peu fou, mais me souhaitent bonne chance et repartent !

A partir de maintenant, je roule hyper prudemment. Pistes en terre durcie, en terre plus ou moins molle, de sable (ouais, plus fin que le sable, une sorte de poussière qui s’infiltre partout dans la voiture. Le Def est dégueu dehors … et dedans ! Moi aussi bien sûr. Et mes vêtements.) ou route complètement explosée ; j’alterne. Je divise l’étape en deux bien sûr. Je roule sans doute plus de 9 heures sans m’arrêter.

A mi chemin, je prends une piste qui s’écarte et vais m’installer au beau milieu de nulle part. Le coucher de soleil est splendide. Le couple de chameaux qui passe devant l’est aussi. Je prends une bonne douche. Je pose pour une photo de moi (à la demande de ma petite sœur) et sors la chaise pliable pour l’occasion.

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J’essaie de me donner du bon temps malgré mes gros soucis (angoisses plutôt).

Parce qu’il n’y a pas de stations service le long de cette « même pas voie romaine » … En comptant avec les 60 litres des jerrycans, ça devrait aller. Heureusement que je les avais remplis hier ceux-là !

Parce qu’il y a un autre truc dont je n’ai pas encore parlé : la voiture fait de très très inquiétants « Bloïngs » quand il y a une bosse un peu plus grande. Et, malgré la dizaine d’arrêts, je n’arrive toujours pas à identifier l’origine de cette anomalie … On avait déjà remarqué cela avec Mathieu avant de partir, mais je croyais que c’était une caisse en plastique dans le coffre … Demain, faut que je trouve …

Parce qu’il y a un dernier truc enfin : l’amortisseur avant droit est tout graisseux, comme l’était l’avant gauche quand on m’avait dit qu’il était cassé (juste avant de partir).

Ciel plein d’étoiles. Pas la tête à ça. Faut que j’écrive pour le blog aussi …

Bonne nuit !

Etape 17 (10/09) – Frontière Russo-Kazakhe - Altibai

Je n’ai dormi qu’à une dizaine de kilomètres de la frontière. Ca valait la peine de partir si tôt ! Voilà que je dois attendre que tous les fonctionnaires arrivent au poste de douane.

C’est pire qu’à Narva (premier poste) ici ! C’est bordélique … et corrompu !

Do côté Russe, ça va encore … tout se passe plus ou moins bien … J’comprends trop rien, mais je vais là où on me dit d’aller et je montre et re-montre mes papiers (toujours les mêmes) et ça passe. Puis faut rouler une quinzaine de kilomètres, jusqu’à une rivière. Là, faut monter sur barge qui fait la traversée à l’aide d’un remorqueur. Une fois au milieu de l’eau, le responsable s’approche de moi et réclame de l’argent. Merde, j’ai pas regardé si les autres avaient payé … et je suis le dernier. Bon, j’ai pas d’argent kazakh tout d’abord (et je retombe pas sur ce qui me reste de roubles …). Le mec fait un petit calcul d’alchimi-fumiste pour transformer l’or (mes US Dollars) en plomb (la monnaie kazakhe). Bref, tour de passe passe, il me prend 12 dollars. J’y crois pas ! Je refuse, je râle, je lui dis que je vais aller me plaindre à la police … Et le gars dans la voiture de devant qui regarde du coin de l’œil, mais détourne le regard quand je le fixe, l’air de dire « sois sympa, aide moi » …

Sur l’autre berge, c’est la douane kazakhe … Petit formulaire à remplir avant la grille, un autre après la grille ; voilà la fouille de la voiture :

-          Qu’est-ce que c’est ?

-          Ah ça, c’est l’antivol de ma voiture. Vous voyez, on coince comme ça entre les pédales et il faut une clé pour le décoincer.

-          Je peux l’avoir ? Comme souvenir …

-          Ah, non j’en ai besoin. Désolé (Traduisez : Non, mais ça va pas ? Petit con …)

-          Et ça, c’est quoi ?

-          Bon … Alors … Ca c’est du plastique opaque pour mettre sur les vitres (et qui fait toujours partie de ma « to do list » que je n’ai pas entièrement hachurée) ;

-          Je peux l’avoir ? Comme souvenir …

-          NON ! … (merde, j’ai fait une connerie de m’énerver ?) … Mais tenez, voilà un CD de musique (de merde, j’sais pas c’qu’il fout là) de très bonne qualité, typiquement de chez nous … (quel pute je fais !)

Mais il en veut pas et la fouille s’arrête. Je peux passer …

Ok, je m’en vais au plus vite de cet endroit pouilleux. C’est décidé, à partir de maintenant, je vais élaborer une théorie type humanitaire ou peace and love qui me permettra de justifier que je hais les frontières et qu’il faudrait toutes les abolir !

Fais 5 kilomètres. Police m’arrête. Mais qu’est-ce que c’est que cette journée !!! Mes papiers sont en ordre, mais il veut voir ma police d’assurance … Oh, non … J’ai oublié de demander à la frontière … Retour à la case départ.

Là-bas, dans une roulotte, un autre alchimiste me reprend quelques 50 « et des » dollars, mais me donne un beau papier bien officiel, avec un beau cachet. Je serai fier d’aller le remontrer au policier … Il est con celui-là ? Ou sans mémoire ? Il me redemande mon passeport pour vérifier … Mais bon, cette fois, c’est passé … En route pour le Kazakhstan !

Ou plutôt en « ce qui reste de route » pour le Kazakhstan ! L’allure n’est pas très vive … la route est assez défoncée. C’est toujours comme ça aux frontières, mais à l’intérieur du pays, c’est mieux : voilà la deuxième théorie que je m’emploie à construire …

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Sur le bord de la route, plein d’animaux en liberté : des vaches bien sûr, des chèvres (pas beaucoup), des chevaux (plus étonnant), des moutons, … et des chameaux ! Arrêt pique nique au bord d’un étang avec une vraie dune de sable et des chameaux qui de désaltèrent. Je me crois dans un autre pays …

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Ca sent le pétrole ici. Je veux dire, sur tous les panneaux (y’en n’a quand même pas beaucoup), y’a un derrick dessiné. Puis y’a les gros camions capables de traverser les déserts. Ca sent le pétrole ça. Et puis surtout, un champ de tas de petits puits !

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Mon GPS m’indique que je suis plus de 20 m sous le niveau de la mer … C’est encore plus plat qu’en Russie ici … On est au bord de la mer Caspiennel …

J’arrive à Altibai en fin d’après midi. Ville nouvelle. Y’a plein de banques partout, mais aucune dont le nom me dit quelque chose … J’en choisis une au hasard. Il y a des policiers qui gardent l’entrée. Je pénètre dans le bâtiment : vide ! C’est pas grave, y’en a une autre à côté. Me voilà avec du papier kazakh ! Ben je me rends compte que les 2 alchimistes rencontrés précédemment avaient convertis juste (Ou alors les banques aussi font partie du complot) !

Je rencontre un « blanc » qui sort d’un hôtel : je m’arrête et l’accoste (c’est un Australien … qui parle anglais !). Pas d’internet café dans cette ville. Ou alors peut-être au shopping center … J’y vais, y’a rien …  Je m’achète tout de même des petits pains et des clopes (à moins d’1 euro le paquet). Et je pars trouver la bonne route à la sortie de la ville et un endroit où loger. Comme c’est désert ici, l’endroit est superbe et bien isolé (un peu plus loin qu’un cimetière.  C’est marrant, il y a plein de cimetières ici. Au beau milieu de rien. Y’en a plus que de villages, et c’est quasi aussi grand). Le coucher de soleil est splendide. La nuit est à nouveau plein d’étoiles … Je fais un rêve magnifique, un que je fais chaque année …

 

Etape 16 (09/09) – 100 km au Sud de Stalingrad – 100 km à l’Est d’Astrakhan

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Charlotte …

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Aussi eu mal à m’endormir hier. Quelle chaleur !

Je pars de bonne heure vers ma dernière ville russe de l’Ouest. La route est de qualité variable, avec tendance au mauvais tout de même. Mais qu’est-ce qu’on attend pour nommer Michel Daerden SGNUDR (Secrétaire Général aux Nations Unies pour le Département des Routes) ?? Faut quelqu’un pour reboucher les trous …

Ca et là je longe la Volga (avec des petites plages de sable …). Serait-il possible que je fasse toute la Russie sans me faire prendre par un flic ? Il y en a tellement …

La Lada devant moi freine assez brusquement. Moi aussi, tout en me déportant sur la gauche et la dépasser. A la vue de la voiture de police en contrebas du talus, je comprends pourquoi ce ralentissement. Et je comprends très vite aussi que je viens de franchir une ligne blanche dans ma prudente manoeuvre. Et je comprends enfin que le bâton de l’agent 22 me demande de m’arrêter sur le côté de la route. Il m’envoie vers l’agent 23 coincé dans sa Lada par son ventre énorme. Il a encore plus chaud que moi. Il sue (suinte ?) de partout. Sa chemise est trop petite pour lui (ou lui trop gros pour sa chemise …), je vois son bide qui brille. Bref, délit de sale gueule de sa part : je l’aime pas. Il me montre plusieurs textes dans ses petits livres (je m’efforce de lire quelques mots avec lui pour jouer le jeune gars sympathique, qui s’intéresse. Mais ça ne prend pas). Il devient beaucoup plus explicite quand il me prend mon passeport et me fait signe de le déchirer ! Connard ! C’est donc du fric qu’il veut. Combien ? Il cherche un papier pour l’écrire. Mais comme il ne veut laisser aucune trace, il prend son GSM et tape le nombre qu’il veut : 1000 roubles. Putain, 30 euros ! Et moi comme un imbécile, je les lui tends, sans même négocier … Pas malin. Faudra faire plus attention la prochaine fois. Bien sûr, ça fait des souvenirs ou une histoire à raconter. Mais ça fait cher l’histoire tout de même !

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L’arrivée à Astrakhan en fin de matinée se fait, comme d’hab’, sans compter sur une aide d’un quelconque panneau. Y’a un kremlin avec de jolies tours en bois. Je me parque (sans le savoir) à 50 m de l’entrée, mais me gourre de direction et me voilà à faire tout le tour avant de quasi revenir à la voiture et trouver l’unique porche de la forteresse … Sous le soleil de midi, sans protection ! Sur le parking, il y a une tente Stella Artois ! Je prolonge par un petit tour en ville (dégueu et vide, mais avec des mariés et des pigeons encore !). Je retire de l’argent (non, je veux dire : je reprends ma voiture, tourne et retourne comme un con à trouver un bahkomat et je retire de l’argent). Partout des vieilles maisons en bois, ou en briques, ou un mélange des 2 … Mais jamais bien droites. Des HLM aussi bien sûrs …

Les yeux ont fort tendance à se brider par ici … Ca sent l’Asie toute proche …

C’est encore plus difficile de quitter la ville et prendre la bonne direction. Faut dire, je suis à l’entrée du delta de la Volga et beaucoup de routes sont sans issue, coincées entre 2 bras de rivière … Lucky me : j’ai un GPS (et je sais m’en servir) !

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Je téléphone à Charlotte : sieste ! Je rappellerai plus tard …

Comme le diesel n’est pas cher, j’en profite pour enfin remplir les 3 jerrycans que je trimbale sur le toit … On ne sait jamais … (Evidemment, expliquer à la madame que je voudrais 160 litres, c’est un peu compliqué …). Ca prend du temps.

Je suis sur la bonne route et me dirige vers la frontière. Je traverse une rivière sur un pont … flottant !

Et comme hier, je me retrouve dans le noir à faire du hors piste dans l’espoir de trouver un endroit sympa. Pas malin … Je trouve à la sortie d’un village. Des chiens vont aboyer toute la nuit.

J’ai enfin Charlotte (et toute la famille) au bout du fil (de l’antenne … satellite).

Je m’endors dans la voiture. Toujours aussi chaud ici !

Etape 15 (08/09) – Stalingrad – 100 km plus au sud

Quelle bête nuit à me tourner et me retourner et ne pas trouver le sommeil et trouver Le Seigneur des Anneaux en Russe et trouver ça suffisamment captivant que pour le regarder (en partie) …

Réveil difficile donc vers 10h00 pour aller prendre le petit déj’ de l’hôtel …

Je décide de faire des économies (de temps et d’argent) à la con et m’empiffre d’omelettes, de jambon, de fromage, etc. Tellement que j’en aurai mal au ventre quelques heures plus tard … Tout ça pour sauter au moins un repas …

Vers 12h15, je demande accès à la salle internet de l’hôtel (faut demander à la réceptionniste de l’étage) : pas avant 14h00 ! Merde … Comment j’organise ma journée alors ? Peux pas quitter l’endroit trop tard, mais j’ai pas le temps pour le musée … Je vais à la Poste essayer d’acheter des timbres et faire un tour en ville voir s’ils n’ont pas un bermuda ou un truc du style …

Il y a une folle ambiance dehors. Sur la place devant l’hôtel, il y a un podium avec des chants (et danses) folkloriques. Des gens en costumes traditionnels (ou tout comme) qui chantent et qui dansent. Il y a deux rangées de barrière autour du podium et des flics tous les 10 mètres tout autour. Dans le square, y’a des artistes et brocanteurs. Plus bas, un autre podium avec des chanteurs et danseurs. La ville est en fête (Elle célèbre ses 418 ans d’existence …) !

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Et je croise au moins 4 mariages  (encore des couples qui posent avec des pigeons dans les mains !).

A la poste, personne ne pipe un mot d’anglais. Je vois des enveloppes à vendre avec quelque chose qui ressemble à un timbre dessus. J’en achète une. Quant au shopping … je trouve une petite voiture, un modèle des 4x4 locaux (que j’aime bien). Mais pas ma petite camionnette si mignonne. Et des fraises achetées au marché …

Filles dans la rue toujours aussi sexy … Beaucoup moins sexy, ce sont les flics et militaires présents en masse ! Mais vraiment beaucoup ! La population est en fête, mais étroitement surveillée. Un peu comme une boum avec les parents …

Je rentre pour internet et vous envoyer mes derniers articles. La demoiselle d’étage (qui a appris, elle, à parler anglais … à l’université (mais qu’est-ce qu’elle fout comme dame d’étage alors ?? J’oublie de lui demander …)) me sourit gentiment quant je lui montre l’enveloppe et me dit que ça n’ira jamais jusqu’en Belgique si je la poste … Pff …

Petit moment de bonheur quand j’ai accès à mes mails …

Check-out (Putain c’est cher ce laundry ! Si j’avais su …) et direction le musée !

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Ouais, tout est en russe évidemment … Rien, mais alors rien, en anglais … L’endroit regorge de pièces d’époque (armes, habits, médailles, journaux, etc. quelques très belles maquettes !), un peu comme beaucoup de musées sur la guerre somme toute. Intéressant : un gigantesque panorama (genre Waterloo) de la ville au moment des combats.

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Dehors, des tas d’engins militaires (avions, chars, canons … de différentes époques), mais aussi la seule ruine de la guerre. Mon Lonely Planet m’indique qu’il s’agit en fait d’une ancienne usine … allemande ! Z’ont de l’humour ces Russses !

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Bref, pas très intéressant pour moi. C’est surtout la ville en général, la Volga, le relief, l’environnement que je retiendrai. Alors, c’était donc ici … ?

Je repasse par la poste, bien décidé à me faire vendre des timbres. Je frappe à tous les guichets. Je dois être un peu direct je crois. Mais ça marche ! En chemin, j’ai croisé une mini exposition de statuettes faites avec des ordures … Original.

Mais il est tard, je veux quitter la ville et m’installer avant qu’il ne fasse sombre.

Evidemment, y’a pas de panneaux, donc c’est encore au GPS que je me dirige … Je trouve une écluse assez impressionnante sur la route. Je m’arrête et me balade un peu … Lueurs de coucher de soleil sur la ville à travers les fumées des usines et sous les nuages bas.

Je reprends la route et m’attends à sortir de la ville assez vite. Ben, tout le sud de Volgograd est bien industriel ! J’espère que c’est pas toute la Volga comme ça, parce qu’il commence à faire nuit et j’ai toujours pas d’endroit où dormir … Après quasi 100 km, le décor est suffisamment désert pour que je m’aventure hors de la route principale. Dans le noir encore  une fois … Bref, pas envie de monter le Maggiolina et donc nuit dans la voiture … Je regarde un film (de guerre – une histoire d’une photo avec des américains qui plantent un drapeau sur une île du Pacifique … Pas mal …) pour m’endormir …

Il fait étouffant !

Dehors le ciel est plein d’étoiles. Mais plein !

Anecdote : je veux garder une fenêtre ouverte, mais pour éviter les piqûres, je décide de sortir ma moustiquaire achetée pour le voyage. Je la déballe et la pend au plafond situé … 80 cm au-dessus de ma tête … Elle me recouvre et se dépose sur ma peau bien sûr ! Pas très efficace … Alors je décide de mettre 3 épaisseurs devant la fenêtre. Je réutiliserai ce truc …

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13/09/2007

téléphone satellite

Vous pouvez dorénavant lui envoyer des sms gratuitement sur son téléphone satellite via le site suivant : messaging.iridium.com

Son numéro est le : 8816 3152 4338

N'hésitez pas, cela lui fait du bien d'avoir des nouvelles!

Mathieu

08/09/2007

Une petite histoire pour l’anniversaire de ma filleule (2 ans : bon anniversaire Charlotte !)

Croquette et Plutarque sont 2 petits chats.

Au soleil de la terrasse, ils se dorent comme 2 pachas.

« On va jouer près de la rivière avec les grenouilles ? », demande Croquette.

« Non, pas maintenant, j’ai pas envie. Plus tard peut-être », répond Plutarque.

Alors Croquette – qui ne supporte pas d’avoir les poils sales - se fait une toilette en attendant.

« On va se promener dans le jardin, chercher des souris ? ».

« Non, pas maintenant, je suis fatigué. Plus tard, d’accord », répond Plutarque.

Alors Croquette – qui aime tellement les caresses - s’éloigne un peu se frotter aux pots de fleur de la terrasse.

« Tu viens voir si le chat du voisin est revenu ? »

« Bah, je le verrai bien demain. Vas-y toi. J’irai plus tard ».

Alors Croquette – qui aimerait bien un peu de compagnie - part dans le jardin jusqu’à la clôture du voisin.

Le soleil est descendu au dessus des bois.

« On y va maintenant ? A la riviere, dans le jardin, chez le voisin ? Je suis prêt ! », dit Plutarque en se redressant et s’étirant.

Mais Croquette n’était plus là.